Publié par Guy Millière le 4 avril 2020

Des lecteurs ont dit que je n’avais pas traité de la situation politique en Israël depuis des jours. C’est exact.

Il y a une raison à cela : la pandémie née du coronavirus chinois a occupé tous les esprits. Elle a une multitude de conséquences. J’avais un article prêt pour publication, écrit en anglais. Pour le Gatestone Institute aux Etats-Unis. L’article portait sur l’islam en France. J’ai demandé que sa publication soit retardée, car il n’aurait eu, je pense, aucun lecteur. J’avais début mars deux livres prêts pour parution. J’ai suspendu leur parution, et je vais devoir les modifier. Il n’a été question que de coronavirus depuis un mois. 

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Sur ce plan, il y a des cas en Israël. Hélas. Un peu plus de six mille au moment où j’écris ces lignes. Il y a des morts aussi. Vingt-six au moment où j’écris ces lignes encore [NDLR 42 au moment de les publier]. Cela signifie qu’il y a pour l’heure trois morts par million d’habitants en Israël. C’est triste. Des familles sont endeuillées. Mais les chiffres que je viens de donner sont un témoignage de l’excellence de la médecine israélienne. Les médecins et le personnel soignant israéliens sont au sommet de l’excellence. Ils méritent la gratitude du peuple d’Israël et le peuple d’Israël peut en être fier. 

Le fait qu’Israël soit relativement peu frappé par le coronavirus chinois doit aussi beaucoup au fait que Binyamin Netanyahou est Premier ministre. 

Binyamin Netanyahou a su prendre avec sang froid et détermination l’essentiel des mesures qui s’imposaient. Avoir rapidement interdit l’entrée dans le pays de visiteurs étrangers et avoir tout aussi rapidement interdit les vols venant de pays à risque, puis quasiment tous les vols, a sauvé des vies. Les mesures de quarantaine stricte imposées aux Israéliens rentrant de l’étranger et à toute personne touchée par le coronavirus, les procédures de test nombreuses et le recours au traçage ont aussi sauvé des vies.  

J’ose penser que de nombreux Israéliens voient que oui, Binyamin Netanyahou a pris les mesures qui s’imposaient et qu’avoir un grand homme d’Etat à la tête du pays quand un orage éclate est important. Binyamin Netanyahou a su faire face au coronavirus chinois en grand homme d’Etat. Il aurait pu être possible de faire mieux, je sais, et d’interdire les fêtes de Pourim, ou de procéder à un dépistage si systématique qu’il aurait permis d’éviter un confinement généralisé et de ne confiner que les maladies, pour les soigner, et les personnes à risque, pour les protéger. Mais très peu de pays sur terre ont fait mieux. 

Politiquement, Binyamin Netanyahou, qui n’avait pas besoin de cela, a dû continuer à faire face à une situation politique complexe. Les Israéliens ont voté récemment pour la troisième fois en un an, et pour la troisième fois en un an, la coalition de droite menée par Binyamin Netanyahou n’a pas obtenu la majorité absolue. Ce qui a fait que, pour la troisième fois en un an, les élections n’ont pas permis la formation d’un gouvernement stable. 

Pendant un temps, Benny Gantz, chef de la coalition hétéroclite Bleu-Blanc a envisagé, jetant aux orties les principes les plus élémentaires, de former un gouvernement minoritaire avec l’appui de la liste arabe, qui comprend des suppôts du terrorisme et des adeptes de la destruction d’Israël. Il a, dans ce cadre, mêlé les voix de Bleu-Blanc, de la gauche et de la faction menée par l’opportuniste Avigdor Lieberman à celles de la liste arabe pour faire tomber Yuli Edelstein, qui était jusque là à la tête de la Knesset, et pour prendre sa place. Puis, voici quelques jours, confronté apparemment au fait que des membres de Bleu-Blanc élus à la Knesset ont été très réticents à l’idée de soutenir un gouvernement soutenu aussi par la liste arabe, il a, faisant exploser Bleu-Blanc, choisi de rejoindre Netanyahou dans la perspective de former un gouvernement de coalition. 

Sur le moment, je me suis réjoui de ce coup de théâtre, et j’ai dit : l’essentiel est sauf, Binyamin Netanyahou reste Premier ministre. Cela a été le thème de ma chronique hebdomadaire sur l’excellente radio juive Française Koulam radio (koulam.fr, tous les mardis). 

Ma joie a été d’assez courte durée : montrant lui-même qu’il est un opportuniste, un homme sans scrupules et avide de pouvoir, Benny Gantz n’a pas tardé à présenter des demandes démesurées et a tenté d’exiger que quasiment tous les membres de la faction qui le suit aient des ministères, et que sa faction ait autant de ministres que la coalition de droite, alors qu’il ne mène qu’une force d’appoint (quatorze membres). Il a demandé des ministères importants tels que la défense et les affaires étrangères, et a voulu pousser vers l’éviction du gouvernement de personnes de grande qualité, telles Ayelet Shaked et Naftali Bennett. Il semble aussi être très réticent face à la perspective d’annexion de la vallée du Jourdain et des villes et villages juifs de Judée-Samarie, ce qui montre ce dont chaque personne lucide se doutait : à savoir qu’il a menti à Washington lorsqu’il a dit au Président Trump qu’il approuvait le plan de paix qui venait d’être présenté. 

S’il reste sur ses positions (avec des opportunistes sans scrupules, tout peut arriver), la formation d’un gouvernement pourrait être impossible, et une quatrième élection pourrait avoir lieu. Il resterait, le cas échéant, à souhaiter que les électeurs israéliens donnent une majorité à la coalition menée par Binyamin Netanyahou, qui mérite amplement d’avoir une majorité. Il est terrible qu’un homme de la qualité de Binyamin Netanyahou, qu’Israël a l’immense chance d’avoir, ne puisse former un gouvernement stable. 

Il est tout aussi terrible que Binyamin Netanyahou soit confronté au harcèlement d’une presse hostile, aigre, nocive et myope, et qu’il se trouve harcelé par une justice aux ordres d’une Cour Suprême résolument de gauche et nuisible pour Israël (je ne redirai pas une fois de plus que les motifs de mise en examen de Binyamin Netanyahou sont absolument spécieux et ne devraient même pas exister : de grands juristes tels Alan Dershowitz l’ont dit mieux que moi). Je pense que, comme il se doit, Binyamin Netanyahou sera innocenté. 

Je pense, sans pouvoir en être sur, qu’à l’issue d’une quatrième élection, si elle a lieu, il aura, enfin une majorité. 

Si une quatrième élection a lieu, la liste arabe aura encore quinze élus (à mes yeux une liste composée essentiellement de gens qui veulent la destruction du pays dont ils veulent être les élus et qui, pour certains, soutiennent le terrorisme anti-juif ne devrait pas pouvoir se présenter aux élections), la gauche ouvertement de gauche (travaillistes-Meretz) subsistera, à l’état de résidu. Comme aujourd’hui. Avigdor Lieberman aura sans doute encore six ou sept élus, ses électeurs ne lui ayant jusque là pas tenu rigueur d’avoir fait passer sa haine de Netanyahou avant les intérêts du pays et d’avoir joué un rôle essentiel dans l’instabilité politique qui règne en Israël depuis plus d’un an, cela ne devrait pas changer. Les restes de Bleu-Blanc auront du mal à se regrouper. Moshe Yaalon, qui fut un homme honorable, mais a lui-même cédé à la haine la plus fielleuse, sera marginalisé, Yair Lapid, qui n’a quasiment aucune conviction, le sera aussi. Gantz et son acolyte Gaby Ashkenazi, ancien chef de Tsahal lui-même, garderont une petite troupe dont je doute qu’elle soit très fournie : Gantz avait promis de ne pas s’allier à la liste arabe et de combattre Netanyahou jusqu’au bout, et il a trahi ceux qui avaient cru à ses deux promesses, ce qui ne devrait pas susciter beaucoup d’enthousiasme. 

Si une quatrième élection a lieu et si Binyamin Netanyahou peut enfin, comme je l’espère, composer un gouvernement stable, quand la pandémie de coronavirus chinois sera achevée, de grandes choses pourront avoir lieu. Et j’attends ce moment avec impatience. 

J’attends de pouvoir me réjouir quand la vallée du Jourdain et les villes et villages juifs de Judée-Samarie seront partie intégrante d’Israël, quand l’Autorité palestinienne sera poussée vers la dispatrition, le Hamas aussi, et quand la paix avec le monde arabe sunnite pourra avancer. 

Il faudra, bien sûr, qu‘en novembre, Donald Trump soit réélu. Avant la pandémie, sa réélection ne faisait aucun doute. 

Aujourd’hui il a toujours face à lui les mêmes ennemis : les grands médias désinformateurs de gauche, et les démocrates vils et haineux, qui souhaitent une crise économique grave aux Etats-Unis et la misère de millions d’Américains pour revenir au pouvoir. 

Mais grands médias désinformateurs de gauche et démocrates vils et haineux ont aujourd’hui un allié, le coronavirus chinois et ils pensent que le coronavirus chinois pourra leur apporter ce qu’ils souhaitent : crise économique grave aux Etats-Unis et misère de millions d’Américains. 

J’espère vivement qu’ils échoueront. Je pense qu’ils échoueront.

Dois-je dire qu’ils me dégoutent ? 

Non, c’est inutile. Cela va sans dire. 

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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