Publié par Magali Marc le 6 avril 2020

Tandis que tous les yeux sont tournés vers les données les plus récentes de l’inquiétant virus chinois, Donald Trump continue de régler ses comptes avec les hauts-fonctionnaires du Deep State qui ont contribué à sa mise en accusation.

Cette fois, il a viré l’inspecteur général du Renseignement, Michael Atkinson, celui qui a déclenché la procédure de destitution contre le Président américain. En effet, c’est Michael Atkinson qui, en août 2019, avait reçu la plainte d’un lanceur d’alerte selon laquelle Donald Trump aurait « abusé de ses pouvoirs diplomatiques et exercé un chantage sur le Président ukrainien afin d’en tirer un bénéfice personnel ».

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Elizabeth Vaughn, paru sur le site Red State, le 4 avril.

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Trump a viré Michael Atkinson, l’Inspecteur Général du Renseignement dont les actions ont contribué à déclencher la procédure d’Impeachment

Vendredi (le 3 avril), le président Trump a notifié au Congrès sa décision de licencier l’inspecteur général de la communauté du renseignement (ICIG) Michael Atkinson. Sa révocation sera effective dans 30 jours.

Atkinson a reçu la tristement célèbre plainte d’un dénonciateur anonyme, qui serait en fait, l’analyste de la CIA, Eric Ciaramella, ce qui a déclenché la mise en accusation du président Trump.

M. Ciaramella a soumis une plainte officielle à l’ICIG le 12 août 2019, et Michael Atkinson, considérant qu’il s’agissait d’un « problème prioritaire », l’a soumise deux semaines plus tard au directeur intérimaire du renseignement national (DNI), Joseph Maguire.

(Note : lorsqu’un IG considère une affaire comme étant « urgente », il atteint un « seuil légal qui exige que les comités de surveillance du Congrès soient notifiés »).

L’avocat général du bureau du directeur du renseignement national, Jason Klitenic, a estimé que l’allégation ne répondait pas à la définition de « préoccupation urgente ». La plainte concernait le comportement d’une personne extérieure à la communauté du renseignement et n’avait pas trait à l’activité de renseignement sous la supervision du DNI.

Selon la loi, Joseph Maguire était « tenu de transmettre ces plaintes au Congrès dans un délai de sept jours ». Mais dans ce cas, il s’est abstenu de le faire après avoir consulté les fonctionnaires du ministère de la justice pour obtenir des conseils juridiques.

Après avoir consulté l’avocat général du DNI et le Bureau d’orientation juridique du DOJ, qui n’ont pas considéré la plainte comme une préoccupation urgente, M. Maguire n’a rien fait.

M. Atkinson a alors pris les choses en main et a informé de la plainte les commissions des renseignements de la Chambre et du Sénat – sans en révéler la teneur – au début du mois de septembre 2019.

D’après un reportage du Washington Post :

« Adam Schiff a réagi avec indignation presque immédiatement, et a envoyé une lettre demandant une copie de la plainte et avertissant qu’il était prêt à citer à comparaître des hauts responsables des services de renseignement américains. Le DNI a affirmé que les avocats ont déterminé qu’il n’y avait pas d’obligation de notification parce que la plainte du dénonciateur ne constituait pas une préoccupation urgente relevant «de la responsabilité et de l’autorité» du bureau de Maguire. »

Immédiatement, Adam Schiff a fait en sorte qu’Atkinson témoigne devant sa commission. Nous savons tous ce qui s’est passé à partir de ce moment-là.

Il convient de noter que la transcription du témoignage d’Atkinson est la seule que Schiff n’a pas rendue publique. Il a catégoriquement refusé de le faire, choisissant plutôt de sceller le dossier. Cela en dit long sur la véracité du dossier de Schiff contre le président Trump.

Les grands médias ont dépeint Atkinson en termes élogieux.

« Principal chien de garde de la communauté du renseignement, Michael Atkinson, est connu de ses pairs et de ses collègues pour son franc-parler. Il est très prudent et a tendance à éviter de se faire remarquer », a écrit la journaliste de Politico, Natasha Bertrand.

Si seulement il était resté discret.

La vérité est qu’Atkinson est lié à l’État profond autant qu’il est possible de l’être.

Contributrice du site conservateur American Greatness, Julie Kelly a fait le point sur le CV d’Atkinson et nous dit tout ce que nous avons besoin de savoir.

Elle a noté qu’en juillet 2016, Atkinson est devenu « l’avocat principal de John Carlin, le chef de la division de la sécurité nationale. John Carlin était le chef de cabinet de Robert Mueller lorsqu’il dirigeait le FBI et a été nommé chef de la NSD par le président Obama en 2013. ».

M. Carlin a joué un rôle dans le coup monté afin de piéger le conseiller à la sécurité nationale de Trump, le général Michael Flynn, ainsi que dans l’enquête de contre-espionnage du FBI sur la campagne Trump.

Lors de son témoignage devant le Congrès en 2018, l’avocate du FBI Lisa Page a déclaré aux législateurs que « John Carlin était régulièrement informé par l’ancien directeur adjoint du FBI Andy McCabe concernant l’enquête de collusion Trump-Russie ».

Sachant parfaitement que le conseiller de campagne de Trump, Carter Page, n’était pas un espion russe, qu’il avait, en fait, effectué un travail d’infiltration pour le FBI, John Carlin a préparé la demande de mandat d’espionnage de la FISA. Peu de temps avant que la demande ne soit soumise, il a démissionné brusquement dans des circonstances controversées en octobre 2016. (Il est alors devenu un collaborateur de CNBC).

Il a été remplacé par Mary McCord qui, selon Conservapedia, était complice de la surveillance du conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn et de la surveillance de la campagne de Trump.

Michael Atkinson a été l’avocat principal de Mary McCord.

Peu après l’entrée en fonction de Trump, « Mme McCord a accompagné la procureur générale par intérim Sally Yates à une réunion avec le conseiller juridique de la Maison Blanche Don McGahn. L’objectif de cette réunion était d’avertir la Maison Blanche que Mike Flynn avait peut-être violé une loi fédérale obscure et risquait de faire l’objet d’un « chantage » de la part des Russes ».

Mme McCord a démissionné de son poste en mai 2017 dans des conditions similaires à celles de John Carlin.

Selon CNN, M. Carlin et Mme McCord continuent de faire l’éloge d’Atkinson.
Peu après que l’histoire de la plainte du dénonciateur ait été dévoilée la semaine dernière, Mme McCord, qui est maintenant avocate principale à l’Institut pour la défense et la protection de la constitution, a été interviewée par CNN. Elle a déclaré : « Dès que j’ai vu qu’il [Atkinson] avait recommandé que la plainte soit envoyée au Congrès, c’est tout ce qu’il me fallait pour savoir qu’elle était légitime ».

M. Carlin a également été contacté par CNN et a déclaré que M. Atkinson est « quelqu’un de très consciencieux, réfléchi et qui essaie d’examiner soigneusement les faits … et non quelqu’un qui cherche à attirer l’attention ». (John Carlin est maintenant un contributeur de CNBC).

Julie Kelly a écrit (dans un article publié par le site American Greatness en septembre 2019) :

« Interrogé par le député James Jordan (Républicain de l’Ohio) l’année dernière, l’un des principaux collaborateurs de John Carlin a confirmé que ce dernier l’avait informé en août 2016 que le FBI avait ouvert une enquête sur la campagne de Trump et qu’une équipe de fonctionnaires de la NSD avait travaillé avec le FBI sur cette affaire.

Lors de son témoignage, George Toscas, un ancien procureur général adjoint de la NSD, a fait référence à des avocats qui ont assisté à diverses réunions d’information avec le FBI en 2016. Il n’a pas mentionné le nom d’Atkinson – plusieurs noms on été expurgés de la transcription – mais il est difficile de penser que l’avocat principal du chef de la division n’aurait pas été au courant d’une enquête aussi explosive et sans précédent.

En outre, la Division de la sécurité nationale est principalement responsable de la surveillance par le ministère de la Justice de la loi sur la surveillance du renseignement étranger.

La NSD « se coordonne étroitement avec le FBI et d’autres agences de la communauté du renseignement quand il s’agit de … questions relatives à la FISA et à d’autres lois sur la sécurité nationale ».

Cela signifie que le bureau de John Carlin a été impliqué dans la gestion du mandat de la FISA sur Carter Page, associé à la campagne de Trump. Le mandat original de la FISA, signé par l’ancien directeur du FBI James Comey et la collègue de John Carlin, l’ancienne procureur général adjoint Sally Yates, a utilisé le faux dossier Steele comme preuve pour obtenir l’autorisation du tribunal de la FISA d’espionner Page pendant un an. Le mandat accusait M. Page d’être un agent étranger alors qu’il n’a jamais été inculpé d’un crime. »

Atkinson était-il l’un des avocats non identifiés ? C’est très probable. Il était l’avocat principal.

En tout cas, il est difficile de croire que l’avocat principal de John Carlin et de Mary McCord ne savait pas dans quoi ils étaient impliqués.

Pouvez-vous imaginer l’atmosphère qui régnait dans les bureaux des hauts fonctionnaires de la NSD au moment où la campagne de démolition de Trump s’intensifiait ?

Ces deux derniers mois, alors que nous nous sommes concentrés sur le coronavirus, il a été facile d’oublier la procédure d’Impeachment qui a préoccupé la nation de septembre à février.

Mais il y a encore des comptes à régler.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source : https://www.redstate.com/elizabeth-vaughn/2020/04/04/trump-fires-intelligence-community-inspector-general-who-brought-us-the-whistleblower/

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