Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 avril 2020

Entre le mépris pour le professeur Raoult, les frontières ouvertes, les équipements de soin qui n’existent pas, le gouvernement Macron fait exactement ce que j’attends d’un gouvernement français : tout de travers, concernant la pandémie venue de Chine.

Et croyez-le ou pas, j’ai vu venir ça de loin. J’ai eu dans le passé un avant-goût de ce qui se passerait un jour, et cela se passe aujourd’hui.

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Tout mon temps d’adulte où j’ai vécu en France, j’ai constaté que chaque fois qu’il fallait prendre une décision importante, le gouvernement français choisissait toujours la mauvaise, la moins intelligente.

Au bout d’un moment, du haut de ma trentaine, je me suis dit que l’administration française était peut-être dirigée par des idiots. D’autant que des idiots savants devenus haut-fonctionnaires, le hasard de la vie m’en avait fait croiser. Je savais à quoi ça ressemblait. J’en avais eu autour de moi sur les bancs de la faculté de droit, surtout en droit administratif, où ils réussissaient très bien aux examens.

J’ai quitté la France pour de nombreuses raisons. La stupidité du gouvernement était très haut dans ma liste, mais ce n’était pas la première raison. La principale était le manque de liberté par rapport à mon standard personnel.

J’entends encore mes amis me dire, sourire ironique au coin, que si je n’étais pas content, je n’avais qu’à quitter la France pour voir si c’était mieux ailleurs. C’était leur façon de me dire d’arrêter de critiquer le système. Ils ne savaient pas qu’ils me faisaient une bonne suggestion. Il s’avèrera que c’était effectivement mieux ailleurs.

Je détestais que l’Etat veuille s’occuper autant de moi. Je ne voulais pas de sa retraite, et je n’aimais pas être obligé de m’assurer sur la santé que je le veuille ou non, et je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas choisir mon assureur santé comme pour ma voiture.

Jeune professionnel en France, je ressentais les multitudes de réglementations nouvelles comme l’intrusion de stupides fonctionnaires qui ne connaissaient rien à mon métier, et venaient me dire comment je devais le faire. Comme s’ils savaient mieux que moi ce qui était bien pour moi. Ca, je ne le leur ai jamais pardonné.

J’ai fini par partir, et j’ai découvert la liberté et l’intelligence. L’intelligence dans les décisions du gouvernement n’était pas toujours au rendez-vous, mais elle dépassait le président français et ses ministres de plusieurs encoudures. Quant à la liberté, c’était un vrai bol d’air. Là j’ai été servi !

Aussi, aujourd’hui, je dois vous dire que je ne suis pas du tout surpris de voir que le gouvernement fait tout de travers et empile les erreurs de jugement et de décision dans sa lutte contre le virus chinois. J’ai eu, pendant ma vie en France, un avant-goût de la profondeur de la stupidité et des mauvais choix que la haute-administration peut faire. Je l’ai vue, empiler les erreurs. Je l’ai vue, face à des choix multiples, comme irrésistiblement attirée par les plus débiles. Et je ne supporte pas bien la bêtise, c’est mon point faible.

Dès que j’ai pu, j’ai quitté la France.

Oui, j’ai également quitté la France à cause de la bêtise crasse des hauts-fonctionnaires de l’administration française, qui sont en place, quel que soit le président. Je me disais « un jour, ils vont m’emporter, avec leur couche de niaiserie, et je serais leur victime ». Mais j’ai trop de force de caractère et une personnalité trop forte pour dépendre d’eux. Je ne suis pas une victime. J’ai toujours pris mon destin entre mes mains, et je ne l’ai jamais remis entre les mains de quiconque – surtout pas d’un Etat. Ma liberté. Ma décision. Ma volonté. Mon intelligence.

Je là vois encore aujourd’hui, leur coronabêtise.

L’absurdité est toujours reine. Aujourd’hui elle s’appelle Macron, mais hier elle s’appelait Hollande, Sarkozy, Chirac, Giscard…c’est toujours la même, au fond. Elle tourne à plein régime. Je la reconnais partout dans les décisions qu’ils prennent pour lutter contre le coronavirus chinois.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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