Publié par Magali Marc le 9 avril 2020

Tout le monde ne partage pas l’enthousiasme du Dr Fauci, visiblement ravi de conseiller le Président Trump et d’être au premier rang, devant les médias de tout le pays, pour faire part de ses avis de confinement destiné à aplatir la courbe des infections causées par le coronavirus. On sent bien que la mise à l’arrêt de l’économie américaine ne l’ennuie pas trop. Tous ne partagent pas sa bonne humeur.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Betsy McCaughey*, paru sur le site de Townhall, le 8 avril.

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Comment on doit s’y prendre pour mettre fin à la fermeture de l’économie

Le président Donald Trump a fait allusion à la formation éventuelle d’un deuxième groupe de travail chargé de permettre aux Américains de récupérer leurs emplois.

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Formez ce groupe maintenant, Monsieur le Président. N’attendez pas que le virus atteigne son maximum.

Ce deuxième groupe de travail devrait préparer le pays à la réouverture, en utilisant de nouveaux outils pour combattre le virus.

Le meilleur épidémiologiste du président, le très respecté Docteur Anthony Fauci, insiste sur le fait que « le meilleur outil dont nous disposons est la séparation physique ». Mais en obligeant les gens à rester chez eux, on leur fait perdre leur emploi et on accule les entreprises à la faillite. La nation a besoin d’une autre stratégie.

Un ensemble de responsables gouvernementaux de la santé et d’universitaires, comme Marc Lipsitch de Harvard, veulent que l’arrêt se poursuive jusqu’à ce que le virus ait disparu ou qu’un vaccin soit développé. Ils sont bien intentionnés, mais déconnectés de la réalité. Ce n’est pas étonnant. Leurs salaires continuent de leur être versés, même pendant la fermeture.

Pendant ce temps, les cols bleus et les propriétaires d’entreprises sont assommés.

Il est possible que le virus reste avec nous et devienne saisonnier, prévient le Dr. Fauci. D’ailleurs, la mise au point d’un vaccin peut prendre jusqu’à 18 mois.

Voici ce qu’il faudrait faire:

  • Premièrement, le deuxième groupe de travail devrait réduire la paperasse et les délais bureaucratiques et accélérer l’approbation des nouveaux médicaments, afin que le coronavirus devienne une maladie traitable d’ici l’été. C’est une possibilité réelle, et non un vœu pieux.
    Plusieurs médicaments sont déjà testés sur des patients, y compris des médicaments antiviraux. Comme l’explique Scott Gottlieb, ancien commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), l’essentiel est d’amener la FDA à examiner en temps réel la réaction des patients, plutôt que d’attendre la fin des essais. Depuis son entrée en fonction, M. Trump s’efforce d’accélérer le processus d’approbation des médicaments de la FDA, dont les lenteurs bureaucratiques, et le peu d’enthousiasme à prendre des risques sont bien connus. Le Président pousse encore plus fort ces jours-ci. Trump est pris à partie pour avoir fait pression sur la FDA afin de permettre aux médecins d’essayer l’hydroxychloroquine combinée avec l’antibiotique azithromycine, bien que ces deux médicaments soient déjà utilisés pour d’autres maladies. Lors d’un essai clinique français, cette combinaison a fonctionné contre le coronavirus, mais les critiques objectent que l’étude ne portait pas sur un nombre assez important de patients. C’est une préoccupation légitime en temps normal. « Le président court-circuite le processus », proteste Jeffrey Flier, ancien doyen de la faculté de médecine de Harvard. Quel processus ? En cas de pandémie, les patients ne peuvent pas attendre.
    La Représentante de l’État de l’Ohio, Tavia Galonski, veut inculper Trump de « crimes contre l’humanité » pour avoir fait la promotion d’un médicament qui n’a pas été testé sur des patients atteints de coronavirus. Les patients pensent qu’il mérite une médaille.
  • Ce deuxième groupe de travail devrait également accélérer la production et la distribution de tests rapides. C’est la clé de la réouverture des lieux de travail, y compris des chaînes de montage et des bureaux. Walmart prend déjà la température de ses employés, mais c’est jouer à pile ou face car de nombreuses personnes infectées n’ont pas de fièvre. Une large diffusion du test Abbott qui prend cinq minutes pourrait changer la donne. Il en va de même pour le nouveau test sanguin d’Ortho Clinical Diagnostics, déjà en production de masse, qui indiquera aux gens s’ils ont des anticorps contre le virus et donc sont probablement immunisés.
  • La troisième tâche du nouveau groupe de travail consisterait à réserver l’arrêt de la production aux endroits où c’est réellement nécessaire. Toutes les régions d’Amérique ne subissent pas le carnage médical de New York. Mais la douleur causée par le confinement est partout. Vendredi, les premières demandes d’allocations de chômage ont atteint un niveau record dans tout le pays. Lauren Ancel Meyers, professeur à l’Université du Texas, exhorte tous les comtés du pays à fermer leurs portes. L’approche de Mme Meyers est typique, car elle ignore le coût humain de la fermeture de l’économie. Elle avertit que dans les comtés où aucun cas n’a été signalé, il y a encore 9 % de chances qu’une épidémie se déclare. Peut-être, mais la fermeture des districts commerciaux a 100 % de chances de les détruire et de coûter aux gens leurs moyens de subsistance, voire leur vie pour certains.

De même, le Dr. Fauci exhorte les Américains à maintenir la fermeture. « C’est malcommode », concède-t-il, mais c’est « la réponse à nos problèmes ». «Malcommode» n’est pas le bon mot. La fermeture est une catastrophe.

La Suède lutte avec succès contre ce virus, y compris en protégeant les personnes âgées, sans pour autant fermer les entreprises, selon un rapport de la National Review.

Anders Tegnell, l’épidémiologiste en chef de la Suède, explique que « les chômeurs sont une grande menace pour la santé publique ».

Le groupe de travail de Trump mérite d’énormes remerciements pour avoir mobilisé des ressources afin d’équiper nos hôpitaux et de s’être placé en première ligne. Il est temps maintenant qu’un deuxième groupe de travail vienne sauver l’Amérique de la fermeture de l’économie.

* Betsy McCaughey est présidente du Comité pour la réduction des décès dus aux infections et ancienne lieutenante-gouverneure de l’État de New York.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://townhall.com/columnists/betsymccaughey/2020/04/08/how-to-end-the-shutdown-n2566517

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