Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 17 avril 2020

Guy Millière : La cérémonie de Jérusalem, le 23 janvier pour le 75ème anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, a permis de rappeler au monde ce que fut l’Holocauste et de se souvenir de la seule tentative d’exterminer totalement un peuple entier par des moyens industriels, le pire crime à avoir été perpétré dans l’histoire. Ce fut l’occasion pour les dirigeants qui y ont assisté de réaffirmer la nécessité de combattre la haine anti-juive en un moment où, partout sur terre, elle gagne rapidement du terrain.

Lors de la cérémonie, silence sur « L’anti-sionisme », l’hostilité radicale à l’existence d’Israël, que les gauchistes soutiennent partout dans le monde occidental et qui a conduit à des manifestations antisémites au cours desquelles des gens ont crié « Mort aux Juifs », comme à Paris le 13 juillet 2014, ou « Vous, sioniste, la mort viendra vous prendre », comme à Londres le 13 novembre 2019.

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Et en même temps, le fait que l’antisioniste Jeremy Corbyn ait semblé aux portes du pouvoir au Royaume-Uni avant les élections du 12 décembre, et le fait que le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis ait jugé nécessaire de dénoncer le « poison » qui « a pris racine » dans le parti travailliste, ont été oubliés.

Tous les dirigeants présents sont restés silencieux et ont évité le sujet. Macron : « L’Holocauste n’est pas un événement qu’on peut manipuler ou utiliser ». Il a parlé de « l’histoire folle de gens qui pensent que leur avenir se construira dans la négation de l’autre », sous-entendant faussement qu’Israël et les Juifs d’Israël veulent nier l’existence d’un autre peuple. La réalité est tout le contraire, car ce sont les Arabes, aujourd’hui appelés Palestiniens, qui nient 3000 ans de présence et d’histoire juive sur la terre d’Israël.

Le monde politique a exprimé son « chagrin » face aux « souffrances des Palestiniens » sans dire qu’une grande partie de ces souffrances sont causées, non pas par Israël, mais par les dirigeants palestiniens qui sont irresponsables et corrompus. Plusieurs aspects ont été laissés de coté lors de la cérémonie : le fait que l’Autorité palestinienne incite sans cesse à la haine anti-juive et persiste à financer et à soutenir le terrorisme contre les Juifs. Le fait que, chaque année, des juifs israéliens sont assassinés dans des attentats terroristes palestiniens et le fait que les Palestiniens et d’autres extrémistes religieux sont les principaux artisans de la haine anti-juive. Mais l’antisémitisme qui monte en puissance aujourd’hui ne semble intéresser personne !

La cérémonie du 23 janvier a montré au monde qu’Israël vivait et pouvait s’affirmer et se défendre.

Pourtant, comme ils n’ont pas dénoncé les formes les plus dangereuses et les plus meurtrières de l’antisémitisme aujourd’hui, les discours prononcés n’auront aucun effet sur la montée de l’antisémitisme, et ils ne se traduiront pas par un soutien à l’État juif. Le 28 janvier 2020, le Président américain Donald J. Trump a présenté ce que la journaliste britannique Melanie Phillips a décrit comme le premier plan de paix qui « place la sécurité d’Israël avant toute autre considération » et qui « soutient sans équivoque l’existence future d’Israël et refuse l’apaisement des forces du mal ». Le gouvernement français a réagi négativement au plan et il a dit que la France soutient toujours « la solution à deux États et la création d’un État palestinien aux frontières internationalement reconnues » sur les lignes d’armistice de 1949, qui sont militairement indéfendables !

« Beaucoup de paroles ont été prononcées, mais peu de choses suivront », a écrit la journaliste Nurit Greenger, quelques jours après la cérémonie du 23 janvier. « La réalité montre que, souvent, les déclarations des dirigeants du monde concernant la lutte contre l’antisémitisme ne sont que des mots ». 75 ans après Auschwitz, l’antisémitisme est bien vivant et la majeure partie du monde occidental reste indifférente au sort des Juifs. (texte adapté de La haine anti-juive est bien vivante par Guy Millière le 1er mars 2020)

Jean-Patrick Grumberg : Européens : l’antisémitisme. Les Juifs, en Europe, sont menacés, terrorisés, attaqués, agressés, frappés, blessés et, en France, tués par des musulmans pas toujours intégristes. Et comme ça n’est pas assez, les Européens historiques s’y remettent. L’antisémitisme de sang des musulmans s’ajoute à l’autre, le bien connu, le très vieil antisémitisme des Européens ethniques, caché ou pas derrière l’antisionisme. Ça les démange tellement depuis si longtemps qu’ils ne pouvaient pas résister à le faire revivre au grand jour. Il faut le dire : des Européens qui n’ont jamais dit « Plus jamais ça », il y en a. Ils n’ont jamais pardonné Auschwitz aux juifs. En fait, les juifs n’ont jamais fait aucun mal aux Européens.

Et ça, ils l’ont en travers de la gorge, comme une peine immense, insupportable, que le suicide collectif par l’immigration de masse ne suffit pas à calmer. Tel-Aviv a été fondée en 1909 par des juifs dans ce qui faisait alors partie de l’Empire ottoman. Pas d’État de Palestine à l’horizon. Après la Première Guerre mondiale, lorsque l’Empire ottoman est tombé, Tel-Aviv faisait partie des Terres confiées en mandat par la Ligue des Nations à l’Angleterre pour reconstruire le foyer national juif. En 1947, les Nations Unies ont partagé le territoire en deux. Un pour les Juifs, qu’ils l’ont accepté, et dans lequel Tel-Aviv était intégré, et un autre pour les Arabes, qu’ils l’ont refusé. (Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.)

Jean-Patrick Grumberg : L’occultation de l’antisémitisme de culture coranique : L’État français, et ses médias zélés (l’AFP, Le Monde, Libération, L’Obs, L’Humanité, etc.) dans la surenchère, ont adopté les mots et le discours propalestinien de la rue arabe, propagande rebattue en France. Ils ont importé le conflit israélo-palestinien en France et instillé le poison de la propagande palestinienne antisémite de culture coranique.

Pendant des décennies l’État a laissé sévir le communautarisme islamique culturellement antisémite dans la société française tout en cultivant la victimisation à outrance du musulman l’encourageant ainsi à la dissidence. L’État français complaisant ou complice a laissé faire le maillage du fondamentalisme islamique dans tout le pays. Il est complice depuis des décennies, par ses généreuses subventions en millions d’euros aux mosquées en construction et autres centres culturels islamiques prosélytes. Et les pétromonarchies fort généreuses en millions de dollars de subventions interfèrent en toute liberté depuis des décennies dans les affaires religieuses et culturelles islamiques internes à la France. Il n’y a aucun doute à cela, pas besoin de s’attarder sur ces métastases à l’origine de l’antisémitisme et de l’antisionisme importé du monde arabe.

Pour la France, je peux affirmer sans douter qu’aucun média jamais ne réagira pour dénoncer et lutter contre l’antisémitisme de l’extrême gauche. Jamais ! Et je ne doute pas un instant, pour avoir vu de mes yeux cette ancienne haine des juifs, que je ne connais que trop, suinter des propos des antisionistes.

 Plus de 58 000 personnes ont signé une pétition dénonçant Jeremy Corbyn comme antisémite et le déclarant inapte à exercer une fonction publique. Et aucun média français ne veut s’en faire l’écho ! (Curieux, non ?) (Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.)

Dans ses Mémoires, Le voleur dans la maison vide, Jean-François Revel dénonce : « Ces antisémites profonds et refoulés du journal le Monde ont enfin trouvé un chef d’accusation : l’antisémitisme ! Double alibi, envers leur antisionisme actuel et leur infinie complaisance aux crimes présents de leurs amis.

Il faut leur répondre non pas en disant : « Je ne suis pas antisémite » mais : « Vous, vous l’êtes ! ».

Les calomnies aussi nauséabondes qu’invraisemblables des antisémites profonds et refoulés du journal le Monde justifient cette attaque, inspirée par la publication, en 1994, du livre de Pierre Péan, Une jeunesse française, François Mitterrand 1934-1947, qui exhuma les convictions et compromissions vichystes du président socialiste, et son ancienne amitié, restée inaltérable durant les décennies, pour René Bousquet, ex-chef de la police de Vichy, instigateur en 1942 et organisateur, entre autres crimes, de la grande rafle du Vel d’Hiv, prélude à la déportation outre-Rhin et à l’extermination de milliers de juifs.

On savait Mitterrand friand de la compagnie des escrocs, dont il a rempli ses ministères et son entourage. Et sur la fin de sa vie, il a brillé par sa prédilection pour les assassins, avérée par sa fidélité à Bousquet et, en 1995, par son hommage fervent à Fidel Castro, reçu dans la pompe à l’Élysée et dans l’intimité au domicile privé du ménage Mitterrand, avec tous les honneurs dus aux bienfaiteurs de l’humanité.

Or, c’est l’entretien avec Darquier qui, en 1978, avait rétabli la vérité au sujet des fonctions de Bousquet sous l’Occupation, vérité que Bousquet avait pu cacher grâce à l’amitié de vieux complices comme Mitterrand. Darquier : « La grande rafle, c’est Bousquet qui l’a organisée. De A à Z. Bousquet était le chef de la police. C’est lui qui a tout fait. Maintenant, vous savez comment il a terminé, Bousquet ? Il a écopé de cinq ans d’indignité nationale. Il aurait aidé la Résistance ! Quelle farce ! Et il a terminé directeur de la Banque d’Indochine. Ah ! Il s’est bien débrouillé, Bousquet ! Pourtant, c’est lui qui organisait tout« .

Delfeil de Ton : « Ah ! S’il y a un type qui était jusque-là tranquille comme Baptiste et introduit dans les meilleurs milieux et qui n’a pas été content de voir paraître cette interview de Darquier de Pellepoix dans L’Express, ce fut Bousquet. Et en cette année 1978, que croyez-vous qu’il arriva ? Il arriva que L’Express fût accusé de tous les péchés (de Bousquet). On vit Raymond Aron et Jean-François Revel, alors responsables de l’hebdomadaire, devoir (s’excuser). C’est qu’on voulait les voir condamnés. Publier les propos de Darquier, c’était criminel. » Dans la suite, Delfeil égrène une série d’imprécations émanant de partis, de journaux, d’organisations, d’institutions de droite et de gauche, allant de l’Élysée de Giscard à l’Association française des juristes démocrates, tenue par les communistes, en passant par la Ligue des droits de l’homme, tenue par des socialistes compagnons de route soumis aux communistes !  Ces citations montrent qu’il faut parfois beaucoup d’imagination pour être (aussi antisémite) bête et malhonnête. Et jusqu’à Viansson-Ponté, du journal Le Monde, qui osa soutenir que Darquier s’exprimait au nom de L’Express ! Ben voyons !

Et les journaleux fondaient leurs piailleries sur un argument qui consistait à arguer qu’il est dangereux et mauvais de citer des propos ou de mentionner des actes attentatoires à la dignité humaine, et même à titre de documents historiques. Éclatante contradiction, en ces décennies où l’on n’a jamais autant fait claquer le terme de mémoire, en l’estropiant et où, en pratique, la mémoire publique n’a jamais été aussi sélective et les souvenirs collectifs plus caviardés par le démon du Bien, un Bien très partial (et très politiquement correct !).

Une telle censure équivaut à interdire la connaissance de l’humanité, car l’humanité (réelle) n’est pas des plus vertueuses. Pour l’observer, il faut faire l’inventaire du mal et rechercher ce qui incite l’homme à le commettre. Delfeil : « Il est bon de savoir comment ça parle, comment ça raisonne, d’autant que celui-ci est exemplaire. Et vous réclamez la censure ? En faisant taire Darquier, vous protégez Bousquet« .

Le souci intéressé de garder ensevelis certains secrets de l’Occupation constituait un des mobiles du chœur des tartufes, qui justifiait le désir vulgaire des fourbes de tenir à peu de frais un noble rôle en fulminant contre Darquier. Au moment où ils tonnaient contre l’entretien de Darquier, ces contradicteurs de mauvaise foi rejoignaient, dans quelques secteurs de la communauté juive, un revirement (honteux) qui se dessinait car on y professait qu’on aurait dû cacher le document sous prétexte qu’il y a certains souvenirs qu’il vaut mieux ne pas remuer et que ces disputes risquaient de relancer l’antisémitisme. Pourtant, c’est d’outre-Rhin que parvint un renfort inattendu. Dans un discours public, le fondateur du Congrès mondial juif, Nahum Goldmann, un vétéran du sionisme, âgé de 83 ans, se félicita de ce que les déclarations de Darquier aient été publiées.

« De cette façon, les Français sont amenés à comprendre les responsabilités qu’ils ont pu eux-mêmes endosser dans le martyre du peuple juif. Cela permettait de « ne rien oublier, pour réparer le plus possible ». Goldmann prononça ce discours lors des cérémonies marquant le 40 ème anniversaire de la Nuit de Cristal, ce pogrom au cours duquel les sections d’assaut hitlériennes avaient, dans toute l’Allemagne, attaqué des juifs, dévasté leurs logements, pillé leurs magasins ou ateliers, incendié leurs synagogues. Nos mentalités ou nos lâchetés sous l’Occupation ne garnissaient pas la seule nécropole dont l’entrée portait l’avertissement : « Vérité interdite ». Sur le porche d’une autre, l’injonction se faisait plus menaçante : c’était la nostalgie de la gauche antisioniste bien-pensante pour le communisme et pour l’antisémitisme arabo-palestinien !

Jean Wetz : Le Monde du 11 novembre 1978 : Les autorités de la République fédérale allemande ont marqué le 40 ème anniversaire de la « Nuit de cristal » par un grand nombre de cérémonies. Elles voulaient que le peuple allemand n’oublie pas cette nuit du 8 au 9 novembre 1938 qui a ouvert la voie à l’extermination de quelque six millions de juifs en Europe. La principale de ces cérémonies s’est déroulée à Cologne, où une communauté juive était déjà installée à l’époque romaine. En 1938, la grande synagogue de la vieille cité rhénane a brûlé comme toutes les autres dans le Reich hitlérien. Après la guerre, elle a été reconstruite avec l’appui des autorités de la R.F.A., et celui du chancelier Adenauer.

Tous les dirigeants politiques s’y sont retrouvés à la date anniversaire du 9 novembre. Dans une déclaration, l’Église évangélique avait condamné le silence dont ses dirigeants firent preuve en 1938.

Parlant des atrocités hitlériennes envers le peuple juif, le président Scheel n’avait pas craint de dire que seul un très petit nombre d’Allemands avaient eu le courage de regarder en face les conséquences inévitables du pogrom de 1938. La cérémonie de Cologne avait alors permis à M. Goldmann de donner son avis sur l’affaire Darquier. (adapté de Jean Wetz : Le Monde du 11 novembre 1978)

Mais pour la gauche antisioniste aux relents antisémites persistants, le mépris de la vérité est justifié pour condamner la pêche aux informations qui n’aurait pour but que de dénicher des secrets oubliés et de les exploiter à des fins de scandales discréditant des individus, même comme l’antisémite Bousquet !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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