Publié par Dreuz Info le 24 avril 2020

Ou rendre à Cesar ce qui est à César, et dans le cas précis de Chavez rendre à Judas ce qui est à César.

J’invite instamment les lecteurs de Dreuz a suivre avec intérêt et attention les évènements pour venir dans ce beau pays tropical, nous sommes à la veille d’un chamboulement historique ; chamboulements dont nous serons débiteurs a Chavez.   

Drôles d’introduction pour parler d’un pays (et de faire l’éloge d’un président) qui se retrouve dans les ultimes places des rankings mondiaux de toutes les avanies…. Nous n’en ferons pas la liste ici, mais pour la principale et la plus visible actuellement: un pays qui nage sur une mer de pétrole et où il n’y a plus une goutte d’essence. Un pays qui était le premier producteur de pétrole pendant la Seconde Guerre mondiale et dont PDVSA (La compagnie nationale pétrolière vénézuélienne) était encore parmi les 5 premières au niveau mondial il y à a peine 20 courtes années. Où son président (Chavez) promettait en 2012 d’en élever la production a 7 millions de Bdb (barril de pétrole / jour) pour 2019 (il s’est en fin de compte seulement gourré d’un ZERO en négatif – pour l’année 2019), et cela au même moment où il déclarait à son peuple avec son habituelle vantardise et charisme que le Venezuela détenait les plus grandes réserves (certifiées) du monde, mensonge par mal comprenure que ce dit peuple s’est empressé de croire tout de gob, en rêvant aux quelque 300 autres années à venir à passer dans l’oisiveté habituelle et maintenant renforcée, hamac, rhum et bières Polar, filles bronzées et surtout importations éffrénées…

Quand je parle de Chavez, j’y inclus bien entendu son fils spirituel, l’ineffable Maduro, l’indigne héritier d’une idéologie et d’un désastre promis, la victime des promesses du père qu’il ne pourra bien entendu pas tenir, mais qu’il est en train d’enterrer lentement mais surement.

Car si les massives nationalisations sauvages qui se sont faites à partir des années 2005 avec moult tambours et trompettes et l’appui total du peuple succombant aux promesses dithyrambiques du socialisme du XXI siècle, les privatisations entreprises depuis quelques années le sont en total cati mini et bien entendu à l’insu total du peuple. Inutile de spécifier que ces privatisations au bénéfice exclusif des nombreux amis du pouvoir se font également en totale corruption par des montages financiers dignes du capitalisme le plus sauvage ; en clair et en résumé des sociétés fantoches nouvellement créées achètent ces entreprises moribondes à l’état avec de l’argent « prêté » par ce même état dans un obscurantisme que même un Bernard Tapie n’aurait pu rêver.

Ce retour non avoué a une certaine « économie de marché », l’acceptation du dollar noir ou parallèle, sont des signes dont le peuple ne se rend pas compte mais qui ne trompent pas. L’exemple le plus exécrable va venir de l’entreprise pétrolière PDVSA.

Celle-ci, nationalisée depuis le premier janvier 1976, a fonctionné relativement correctement jusqu’à l’avènement de Chavez, celui-ci à renationalisé le nationaliser en forçant la sortie de la plupart des grandes entreprises concessionnaires comme ExxonMobil & ConocoPhillips, ces odieuses impérialistes. Ajouté à ceci le renvoi massif de plus de 20.000 ingénieurs pétroliers durant l’année 2002 dans le plus pur style de la révolution culturelle de Mao, la multiplication de la masse salariale d’une manière exponentielle, le désinvestissement constant, le vol et le détournement systématique de la totalité des budgets destinés à la maintenance. et surtout la politique du « Ahora PDVSA es del pueblo » (maintenant PDVSA est au peuple) à conduit au résultat actuel.

Pendant la quatrième république (1953 – 1999) et bien entendu après la nationalisation du pétrole au Venezuela, si quelqu’un avait commis l’outrecuidance impensable de remettre en question cette nationalisation, totalement intégré dans cette apparente démocratie paternalo-populiste, il se serait fait lyncher dans l’immédiat médiatiquement ou même physiquement tant l’entreprise nationale avait une aura quasi mystique auprès des Vénézuéliens ; ce qui est normal car c’est exclusivement elle qui a donné cette apparente richesse au pays depuis les premiers chocs pétroliers.

On peut dater exactement le commencement de la malédiction prétrolière au Vénézuéla à ce jeudi 14/12/1922, quand le puits Barroso 2 a lancé une gerbe d’or noir a plus de 100 mètres de hauteur. C’est ce jour-là qu’à basculer la Venezuela historique, agricole & diversifiée. Du cacao, du café, des bois rares, d’Humboldt, Bonpland et Laplace, du premier câble transatlantique d’Amérique latine reliant Carupano au port du Havre, d’Henri Charrière dit Papillon, de l’implantation de la compagnie aérienne AEROPOSTALE (oui la française) ; a cette utopie de l’argent facile puis pour l’achever à cette utopie actuelle pour (la) terminer.

Aujourd’hui PDVSA est morte, ou plutôt crevée (dans le sens dialectique du terme), ce ne sera même plus une privatisation, mais un démembrement au bénéfice de vautours portant les noms de ROSNEFT, CNPC (China National Petroleum), TÜPRAŞ….. . Il aura donc fallu 20 ans pour transformer ce joyau intouchable au service d’un pays, qui était servi pas les multinationales les plus prestigieuses du monde occidental ou du monde impérialiste comme le reprochaient les autres, a un cadavre inutilisable dépecé par des multinationales bien moins respectables que les premières ; qui se serviront sur la bête en ne laissant que des dividendes tiers-mondistes.    

La révolution Chavista aura (ou va très prochainement) terminé sa boucle, mais elle n’aura pas été qu’un cercle sur sa projection horizontale comme l’est la révolution dans le contexte physique, car en réalité la révolution dans le contexte politique est une hélicoïde qui représente dans le cas présent une terrible et incalculable arriération sur son axe vertical.

Nous devons donc à Chavez ce retour impensable à un capitalisme sauvage, cannibal et sans limite, que nous devrons à lui, à ses sbires, ses foncionnaires, ses militaires, ses corrompus sans limite et bien entendu son Maduro le fossoyeur. Il serait injuste de ne pas dire ici que nous devons également tout cela a ces politiciens de race typiquement latine, qui jusqu’à 1998 ont ouvert une voie royale a l’avènement du socialisme du XXI siècle ; Et également à ce peuple qui en très grande majorité a écouté les chants de cette vicieuse sirène et est tombé dans tous les pièges et bassesses populistes. « Patria, Socialismo o Muerte « (Patrie, Socialisme ou la mort) dans le plus pur stysle Castriste, ils auront eu le socialisme et maintenant vient sa mort dans un déchainement capitaliste qui sera des plus décomplexé.

Quelques mots sur ses autres bienfaits que nous ont apportés le couple Chavez / Maduro, qui vont permettre cette reconversion et futures privatisations en masse ; avec douleur mais sans résistance aucune.

Le salaire minimum : est passé de plus de 300 dollars mensuels en 1998 à 3,5 dollars à ce jour (16/04/2020).

L’eau potable : près de 90% de la population avait accès à l’eau potable en 1998, à ce jour plus de 80% n’ont plus cet accès.

L’électricité : Le système électrique national est au bord de l’effondrement total, les coupures sont constantes et durent de plusieurs heures à plusieurs mois pour certaines zones rurales.

L’éducation et la santé : sans parler du fait que Chavez avait réduit les heures de classe de 8 heures à 5 heures pas jour, le systàme éducatif et de santé sont détruit a plus de 90%.

Mais surtout la décadence morale, la perte totale des valeurs basiques de l’être humain, l’abrutissement du peuple, le pilonnage médiatique constant coutumier a ce genre de régime.

Bref et en conclusion, Chavez et son ressentiment social, sa haine du capitalisme, donc de ceux qui réussissent, son abject et constant rejet du digne empire Gringo, vont permettre le retour en force et d’une manière démultipliée mais non contrôlable d’un capitalisme tant honni. Avec des nouveaux acteurs qui hélas ne sont pas des plus recommandables et pour qui l’aspect social sera la cinquième roue du carrosse. La roue tourne vers le retour du bâton.

Hélas, 1000 fois hélas, il y a peu être une alternative pire à mon hypothèse, Il se pourrait que les très légères améliorations économiques dues à ses actions secrètes neo libérale de ce narco gouvernement, et grace à la formidable machine de propagande dirigée par le G2 Cubains permettent de convaincre une fois encore le peuple de la justesse de la politique Madurienne et démontrant l’unique culpabilité des mesures américaines dans la crise actuelle. La révolution vaincra peut-être; dans ce cas, nous en aurons encore pour 60 ans au minimum, comme les Cubains …

Et pour la France, pays que j’ai quitté en 1994, pour les mêmes raisons que monsieur Guy Millière, et au vu de l’expérience Vénézuélienne, ne devrions-nous pas espérer pour notre monarchie, l’avènement de notre Chavez local en la personne de Jean-Luc Mélenchon ; grande gueule, charisme et promesses tentantes a l’image de son homologue d’outre-Atlantique. Pour qu’il puisse durant les 20 prochaines années tout détruire et pour qu’enfin comme le sphinx qui renait de ses cendres, faire comprendre à la dure, aux Français, la véritable voie…

Jean-Marc Plessy

7
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz