Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 avril 2020
Navire hôpital de l’armée américaine envoyé à New-York par l’Administration Trump

Entendre des gouverneurs Démocrates habituellement très hostiles au président, saluer son efficacité et la qualité de son assistance en dit plus long que les basses insultes pavloviennes des journalistes.

Plus les jours passent, plus nous constatons les fautes de jugements de nombreux dirigeants, et les bonnes décisions de quelques-uns. Deux Etats se distinguent en ce sens : la Californie et l’Etat de Washington, qui commencent à en inspirer en prise avec une soudaine augmentation de cas et envisagent déjà de rouvrir le pays.

Les Etats-Unis ont quatre fois moins de morts que la France, par million d’habitant.

A la date d’aujourd’hui, contrairement aux montagnes de désinformation et de mensonges inventés par les médias, les 50 Etats ont reçu de l’Administration Trump toutes les fournitures médicales qu’ils ont réclamées : masques, kit de test, protections pour le personnel soignant, respirateurs, et construction d’hôpitaux supplémentaires pour les soins intensifs.

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Alors qu’il découvrait, au moment où il en avait le plus besoin, que les kits de tests que lui a laissés Obama étaient défectueux, Trump a très rapidement réagi, et a inversé la tendance. Concernant les respirateurs, dont les malades gravement atteints ont un besoin vital, tous les Etats ont reçu ce qu’ils réclamaient – y compris New-York, le plus atteint, et Trump a même réussi à constituer un stock tampon de 10 000 respirateurs afin de répondre à toute urgence, et comme d’autres respirateurs sont en cours de livraison, Trump envisage maintenant d’aider d’autres pays qui n’ont pas été assez prévoyants ou organisés, comme l’Italie et la France.

New-York, épicentre du coronavirus

A l’épicentre du coronavirus, l’Etat de New-York qui compte près de la moitié de tous les cas du pays réserve d’intéressantes surprises.

Quand New-York a été pris de panique en voyant les morts s’entasser – près de la moitié des décès de tout le pays sont concentrés dans cet Etat mal très mal géré par un gouverneur Démocrate qui a refusé d’acheter des respirateurs en 2015, et un maire de New-York communiste qui a refusé de demander aux gens de se mettre en quarantaine – l’Etat a appelé Trump au secours. Et Trump a beaucoup surpris par la rapidité et la créativité de sa réponse : il a envoyé un des navires-hôpitaux de la Marine américaine, équipé d’un millier de lits de soins intensifs et du matériel de dernière génération, accoster sur les quais new-yorkais.

New-York est toujours l’épicentre, mais des signes encourageants et des révélations surprenantes – rarement diffusées dans la presse – montrent que la ville résiste, et que le coronavirus semble reculer.

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Voici trois courbes qui montrent comment New-York lutte contre le coronavirus chinois :

  1. Evolution du nombre de patients hospitalisés
  1. Evolution du nombre d’admissions en soins intensifs
  1. Evolution du nombre de morts

Concernant ce dernier tableau, il serait imprudent de crier déjà victoire : la courbe peut se dégrader de nouveau en quelques jours.

2
Demi-surprise, le taux de mortalité dû au coronavirus varie énormément selon l’état de santé préexistant des malades.

Selon le département de la santé publique de la ville de New York, 6182 personnes sont mortes du coronavirus à New York au 13 avril.

  • Cependant, seulement 128 des 6182 personnes n’avaient aucun problème de santé sous-jacent lorsqu’elles sont arrivées à l’hôpital.
  • La ville de New York livre des données précises sur les préconditions des personnes décédées du coronavirus : diabète, maladie pulmonaire, cancer, immunodéficience, maladie cardiaque, hypertension, asthme, maladie rénale, maladie gastro-intestinale et hépatique.

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Le taux de mortalité par tranche d’âge apporte un éclairage assez choquant sur les mesures de confinement imposées

  • A New-York, le coronavirus a tué plus de personnes âgées de 100 ans et plus, que de personnes de moins de 30 ans.
  • Toujours à New-York, 2114 personnes de 75 ans et plus sont décédées, mais seulement 25 d’entre eux n’avaient aucune maladie préexistante.
  • Idem pour les plus jeunes : seulement 222 jeunes adultes new-yorkais entre 18 et 44 ans, sont morts du coronavirus (sur un total de 6182 décès).
  • Et parmi ces jeunes adultes, seulement 26 d’entre eux n’avaient aucune maladie préexistante au moment d’entrer à l’hôpital.

Alors que le confinement ne fait aucune distinction d’âge, la polémique monte autour de la classe d’âge située entre 40 et 49 ans, qui représente 0,4% des victimes mortelles du coronavirus. Car la moyenne d’âge des employés américains est 42 ans.

Au lieu de coincer chez eux toutes les personnes en bonne santé de cette classe d’âge, qui est à très faible risque d’attraper le coronavirus, pourquoi ne pas laisser travailler ? En fait, en les coinçant chez eux, et selon les statistiques de mortalité, ils sont plus à risque de mourir de suicide, d’alcoolisme, d’overdose ou de crise cardiaque.

Coronavirus comparé aux autres grands virus

VirusAnnée identifiéCasMortsTaux de mortalitéNombre de pays
Ebola1976335771356240,4%9
Nipah199851339877,6%2
SRAS200280967749,6%29
MERS2012249485834,4%28
COVID-19202016772561017326%185

Taux de décès aux Etats-Unis : grippe contre coronavirus

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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