Publié par Jean-Patrick Grumberg le 18 mai 2020

Au 1209e jour de son mandat, Donald Trump a un taux d’approbation de 49 %, selon le dernier sondage Gallup (1). Ce chiffre est meilleur que celui de Barack Obama (47 %) au 1209e jour de son mandat, et de George Bush (46 %) au 1205e jour de son mandat.

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Il est intéressant de noter à quel point les médias peuvent être trompeurs, et à quel point ils peuvent être loin de la réalité qu’ils sont supposés décrire. Ne donnent-ils pas l’impression que Trump est détesté et qu’une majorité d’Américains le trouvent incompétent ? Ne laissent-ils pas sous-entendre que quiconque considère que Donald Trump est un bon président est forcément attardé ou fasciste, puisqu’eux, les journalistes, ont décidé qu’il est un abruti et un dictateur en herbe, et qu’il n’est pas normal de penser autrement ?

Donc les chiffres de Trump sont meilleurs que ceux de 4 des 6 derniers présidents, bien qu’il fasse l’objet d’une campagne négative très intense de la part des médias – à 90% négative. Imaginez son score, s’il était cajolé comme l’est Joe Biden…

A ce stade de leur présidence et à l’approche d’une réélection, Bill Clinton avait un taux d’approbation de 55%, Ronald Reagan 52 %, Barack Obama 47%, George H.W. Bush 40 %, et Jimmy Carter 38 %. Comparaison n’est pas raison, mais Clinton, Reagan, Obama et Bush ont été réélus.

Certains sondeurs affirment que les excellents résultats de Trump s’expliquent par un retour de bâton contre la couverture médiatique négative et considérée comme injuste de Trump concernant le coronavirus et l’économie.

  • Dans le dernier sondage de McLaughlin & Associates, par exemple, 48 % des personnes interrogées ont déclaré que les médias avaient été injustes envers Trump.
  • Seulement 42 % d’entre elles ont déclaré qu’ils avaient été justes.

Oui, les médias ont une part de responsabilité importante pour que Trump ne soit pas réélu.

  • Mais rares sont ceux qui croient encore à leurs reportages.
  • Deuxièmement, leur couverture hystérique anti-Trump force les électeurs ordinaires à mettre en doute la santé mentale des journalistes :
    • Ils ne voient pas les États-Unis au bord du précipice,
    • ni à deux doigts de la dictature.
    • Ils ne voient pas non plus les gens mourir dans les rues du coronavirus et ils se demandent de quelle planète viennent les journalistes, et sur quelle planète ils vivent ?

Seul un tiers des électeurs blâme Trump pour l’économie écrasée par le coronavirus de Chine, alors que 90% des médias le jugent responsable

Le sondeur John McLaughlin a déclaré (2) :

« Ils [les journalistes] s’adressent à une petite base active, dérangée et anti-Trump pour obtenir des clics sur Internet. Ce n’est pas du journalisme. Ce faisant, ils ne tiennent pas compte des faits et ils détruisent leur propre crédibilité. Les médias de l’establishment ne sont plus un contrepoids indépendant et non-partisan pour les deux grands partis. Ils sont plutôt une extension du parti Démocratique ».

La dernière enquête Economist / YoungGov confirme ce constat, puisqu’elle a montré que seul un tiers des électeurs blâme Trump pour l’économie écrasée par le coronavirus de Chine, alors que 90% des médias le jugent responsable.

Là où les choses se compliquent, c’est que le sondage YouGov montre que seulement 26 % des Démocrates pensent que la mauvaise économie est entièrement la faute de Trump et 28 % pensent que le ralentissement est principalement la faute de Trump.

Cela représente à peine 50 % des membres du parti d’opposition qui accusent le président de tous nos problèmes économiques, voire de la plupart d’entre eux.

Avec Trump en tête dans 15 grands États et son taux d’approbation à près de 50 %, Biden va devoir faire plus que se plaindre, depuis son sous-sol, de la « mauvaise gestion » de Trump du coronavirus.

Deux Républicains élus dans les fiefs hyper-Démocrates de Californie

1 La députée républicaine Melissa Melendez a remporté une élection spéciale mardi dernier et a remporté un siège au Sénat. Melendez a obtenu environ 56% des 170 000 voix et a battu la Démocrate Elizabeth Romero, membre du conseil de l’Education du comté de Riverside et administratrice de l’université de Californie, Riverside.

C’est une grande victoire pour les Républicains.

Après s’être installée en Californie du Sud et avoir dirigé sa propre entreprise, cette mère de cinq enfants a été élue au conseil municipal de Lake Elsinore, et en est finalement devenue maire.

C’est de bonne guerre, paraît-il, sauf que les médias ne sont pas supposés faire la guerre pour le compte des Démocrates

Melendez a surpris la classe politique et médiatique, au point que les médias ont soigneusement évité de parler de sa victoire, eux qui claironnent chaque avancée d’un Démocrate sur une terre Républicaine.

C’est de bonne guerre, paraît-il, sauf que les médias ne sont pas supposés faire la guerre pour le compte des Démocrates, mais qui se souvient encore de la dernière fois où les journalistes ont informé le public de façon neutre ?

2 Le républicain Mike Garcia, après avoir pris une avance considérable sur la Démocrate Christy Smith, au deuxième tour de scrutin pour un siège à la Chambre des représentants dans la banlieue de Los Angeles, a fait basculer une circonscription Démocrate du Congrès californien pour la première fois depuis 1998.

Garcia a battu la Démocrate Christy Smith avec près de 55% des votes.

La victoire de Garcia cache l’échec d’Hillary Clinton et l’impuissance d’Obama

Certes, Smith et Garcia auront une revanche dans six mois pour l’élection générale ordinaire de novembre afin de représenter le siège au 117e Congrès.

Mais Smith a perdu malgré le soutien des poids lourds du parti : l’ancien président Barack Obama et Clinton ont apporté leur soutien à Smith, et les Démocrates n’ont pas claironné partout cet échec, alors qu’ils s’en donnent à cœur joie lorsqu’un candidat soutenu par Trump perd une élection.

La réalité est que les Démocrates ont subi une perte et une humiliation.

  • Malgré Obama et Clinton, la victoire de Garcia marque la première fois depuis 1998 que le GOP a fait basculer un district de Californie de Démocrate à Républicain.
  • Garcia est également le seul Républicain de la Chambre à représenter une circonscription que Clinton a remportée avec plus de 50 % des voix en 2016.
  • Enfin, les craintes des Démocrates que leur électorat n’ait pas l’enthousiasme des Républicains ont été confirmées avec ce premier grand vote par correspondance en raison du coronavirus, dans les comtés de Ventura et Los Angeles : lorsque Mme Smith a concédé la course vers 13 heures, Garcia avait plus de 17 000 voix d’avance sur elle, avec une marge de 12 points de pourcentage de 56 % à 44 %.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://news.gallup.com/poll/311129/congress-job-approval-highest-2009.aspx
  2. https://www.washingtonexaminer.com/washington-secrets/trump-approval-at-gallup-highest-better-than-obama-bush

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