Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 mai 2020

Le président américain Donald Trump a envoyé une lettre au chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), menaçant de retirer définitivement le financement américain.

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La lettre fixe un délai de 30 jours pour que l’organisme s’engage à apporter des « améliorations substantielles », sous peine de perdre des millions de dollars et l’adhésion des États-Unis.


Adressée au chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, elle critique les étapes de la réponse de l’organisme depuis décembre, qualifiant l’organisme de santé de l’ONU de « marionnette de la Chine ».

Le président a reproché à la Chine d’avoir caché l’épidémie et a accusé l’OMS de ne pas avoir demandé des comptes à Pékin.

L’ultimatum de M. Trump arrive également à un moment où l’OMS est mise sous pression par d’autres Etats, dont l’UE.

Lundi, le Dr Tedros (qui n’est pas docteur) a promis une révision de la gestion de la pandémie par l’agence. Il a déclaré qu’une évaluation indépendante aurait lieu « au moment le plus opportun », sans que l’on sache ce qu’il entend par « indépendant ».

Ce que dit la lettre de Trump

M. Trump a publié la lettre sur Twitter lundi soir.

Précédemment, le ministre américain de la Santé, Alex Azar, s’est exprimé devant l’Assemblée mondiale de la santé des Nations unies et a accusé l’OMS d’avoir laissé le virus de Wuhan « échapper à tout contrôle » au prix de « nombreuses vies ».

Dans sa lettre au Dr Tedros, le président américain accuse l’OMS d’avoir un « manque d’indépendance alarmant » vis-à-vis de la Chine.

Parmi les accusations, Trump accuse l’agence d’avoir « constamment ignoré » les « rapports crédibles » sur la propagation du virus à Wuhan au début du mois de décembre, voire même avant.

  • Trump cite les rapports montrant que l’OMS a retardé une déclaration d’urgence sous la pression du président Xi Jinping.
  • Il critique les louanges de Tedros sur la « transparence » de la Chine alors qu’au contraire, la censure et le manque de coopération internationale a dominé l’attitude du régime communiste.
  • Il accuse l’OMS d’avoir gardé le silence sur la discrimination raciale pratiquée par Pékin concernant le virus.
  • Et il dit que le Dr Tedros aurait pu sauver « de nombreuses vies » s’il avait agi davantage comme le Dr Harlem Brundtland, le chef de l’OMS lors de l’épidémie de SRAS.

Dans sa conclusion, Trump répète que les « faux pas répétés » du Dr Tedros et de l’OMS ont été « extrêmement coûteux pour le monde ».

« La seule voie à suivre pour l’Organisation mondiale de la santé est de démontrer son indépendance vis-à-vis de la Chine », écrit Trump, qui demande ensuite que l’organisation s’engage à apporter des « améliorations de fond majeures » dans un délai de 30 jours.

Sans ces changements, dit le président, les États-Unis rendront permanent le gel temporaire du financement américain, annoncé le mois dernier quand le scandale a été confirmé par de nombreuses preuves, et « reconsidéreront notre adhésion à l’organisation ».

Nikki Haley accuse : « Regardez la chronologie des événements »

  • Le 30 décembre, Taïwan dit à l’OMS : « Nous pensons et avons des preuves qu’il y a une transmission d’homme à homme ».
  • Puis, le 14 janvier, le directeur de l’OMS Tedros [Adhanom] déclare : « Nous ne voyons aucune preuve de transmission interhumaine ».
  • Une semaine plus tard, l’OMS a une réunion d’urgence pour décider s’il s’agit d’une crise internationale. Ils ne prennent pas de décision ce jour-là.
  • Tedros se rend en Chine pour aller prendre ses ordres.
  • Une semaine plus tard, il revient et dit : « D’accord, il pourrait s’agir d’une urgence, mais il n’est pas nécessaire de limiter les voyages ni les échanges commerciaux. »
  • Le président Trump interdit les vols en provenance de Chine, et Tedros lui reproche de l’avoir fait.

Les Etats-Unis sont le plus gros contributeur de l’OMS, avec 76% de son budget obligatoire (en excluant les dons).

Une lettre d’ultimatum dans un océan de plaintes

Cette lettre d’ultimatum intervient en plein milieu de l’Assemblée mondiale de la santé des Nations unies, une réunion annuelle à laquelle participent 194 États membres qui examinent le travail de l’agence sanitaire des Nations unies.

Jusqu’à présent, le forum virtuel a été dominé par des dirigeants du secteur de la santé qui ont eux-aussi fortement critiqué le rôle de l’OMS, et qui réclament une enquête sur la manière dont elle a « géré » la pandémie en obéissant à Pékin.

L’UE a signé, à l’initiative de l’Australie, une demande d’enquête sur le comportement de la Chine afin de faire toute la lumière sur la responsabilité du régime communiste chinois sur la diffusion de la pandémie. 110 pays ont soutenu sa demande (2).

Qui est vraiment Tedros, le directeur de l’OMS ?

Tedros est un communiste éthiopien (3).

Il est le premier non-médecin (il est docteur en philosophie) directeur général de l’OMS, élu à ce poste par les pressions de la Chine, en raison de sa loyauté quand il était ministre de la Santé de l’Éthiopie.

Anciennement leader d’une organisation classée terroriste, il a été élu à l’OMS sous les pressions de la Chine :

  1. The Times : « Les diplomates chinois ont fait campagne pour l’Ethiopien, utilisant le pouvoir financier et le budget d’aide opaque de Pékin pour lui apporter un soutien dans les pays en développement » (4).
  2. Washington Post du 26/10/17 : « La Chine a travaillé sans relâche en coulisses pour aider Tedros à vaincre le candidat britannique @davidnabarro.
  3. Washington Post : « un nouveau scandale à l’OMS : La victoire de Tedros a également été une victoire pour Pékin, dont le leader Xi a rendu public son objectif de faire sentir les muscles de la Chine dans le monde » (5).

A la tête d’une organisation terroriste maoïste

Il était le chef du violent Parti Communiste Ethiopien Front populaire de libération du Tigré (TPLF), un parti politique marxiste-léniniste qui faisait partie de la coalition qui dirigeait l’Éthiopie en tant qu’État autoritaire et répressif. le TPLF a été classé organisation terroriste par les Etats-Unis (1).

  • Lorsqu’il était ministre de la Santé de l’Éthiopie, à trois reprises, Tedros a dissimulé des épidémies de choléra dans le sud du pays, afin de protéger la réputation de l’Éthiopie. (C’est exactement ce que la Chine a fait en décembre et début janvier dernier lorsque le coronavirus est apparu : le Parti a d’abord dissimulé le virus.)
  • Chacune des trois fois, en Éthiopie, Tedros a insisté sur le fait que les épidémies de choléra étaient de simples « éruptions de diarrhée aqueuse aiguë ».
  • Selon les médias, les responsables éthiopiens ont même fait pression sur les agences d’aide pour dissimuler la vérité sur ce qui se passait, et cacher le nombre de personnes touchées.
  • Lorsque la maladie s’est propagée aux pays voisins, il devint évident qu’il s’agissait du choléra, et il a fut identifié comme tel.
  • Si Tedros avait dit la vérité à l’époque, ce qu’il n’a pas fait, des vies auraient pu être sauvées. Comme avec le coronavirus.

Voilà pourquoi les responsables de l’Organisation mondiale de la santé ont déclaré que « la rapide réaction de la Chine a permis au reste du monde de se préparer au nouveau virus ». C’était un mensonge, mais un mensonge banal, habituel, pour Tedros.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://www.roughestimate.org/roughestimate/the-crimes-of-tedros-adhanom
  2. https://www.dreuz.info/2020/05/18/plus-de-110-pays-soutiennent-lappel-de-laustralie-a-enqueter-sur-lorigine-du-coronavirus/
  3. https://www.dreuz.info/2020/02/26/coronavirus-quand-le-directeur-general-de-loms-dissimulait-des-epidemies-mortelles/
  4. @rebeccacmyers in @thetimes, 22 octobre 2017 : https://www.thetimes.co.uk/article/mugabes-new-role-as-un-goodwill-ambassador-is-payoff-for-china-x2l2cd3g6
  5. https://www.washingtonpost.com/news/democracy-post/wp/2017/10/25/another-week-another-scandal-at-the-united-nations/

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