Publié par Albert Soued le 21 mai 2020

Origines de la pandémie, faits et motivations

Le premier cas de Covid-19 a été confirmé le 17 novembre dans la ville de Wuhan. Les autorités chinoises ont utilisé les six semaines qui ont suivi à apprendre exactement de quoi il s’agissait et comment la situation pouvait être tournée à leur avantage. La Chine a gardé le silence autant de temps que nécessaire pour acquérir suffisamment de connaissances et comprendre les paramètres de la pandémie.

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Le virus nommé « Covid-19 » provenait sans doute d’un type particulier de chauve-souris « loup », non vendu sur le marché « humide » de Wuhan, situé à quelques mètres du seul laboratoire de recherche de niveau 4 en Chine. Ce laboratoire étudiait justement différentes souches de coronavirus.

Il est clair que le président Xi Jinping et ses sbires du Parti Communiste Chinois (PCC) qui dirigent la Chine ont commis un acte de guerre délibéré du fait qu’ils aient interdit les voyages aériens de Wuhan vers toutes les autres villes chinoises, tout en permettant à des milliers de Chinois infectés de se rendre par avion, sans être contrôlés, aux quatre coins du monde.

Un dossier de recherche compilé par l’Agence de Renseignements « Five Eyes » affirme que la Chine a intentionnellement caché ou détruit des preuves de l’épidémie de coronavirus. Ce document de 15 pages émanant des services de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, affirme que l’attitude de la Chine constitue une « atteinte à la transparence internationale« . Le dossier touche à des thèmes qui ont été abordés dans les médias à propos de l’apparition du virus, notamment un premier déni par la Chine que le virus pouvait être transmis entre humains. Il décrit en détail le silence, la mort ou la « disparition » des médecins qui ont tenté de s’exprimer, la destruction des preuves dans les laboratoires et le refus de fournir des échantillons vivants aux scientifiques internationaux travaillant sur un vaccin. Selon le dossier, le travail de l’équipe au laboratoire de Wuhan consistait à découvrir des échantillons de coronavirus dans une grotte de la province du Yunnan et à synthétiser un coronavirus dérivé des chauves-souris qui ne pouvait pas être soigné.

La Chine a intentionnellement caché ou détruit des preuves de l’épidémie de coronavirus afin d’accumuler les fournitures médicales nécessaires à sa protection. Elle l’a fait en censurant aussi les informations liées au virus, apparaissant dans les moteurs de recherche internet et les médias sociaux à partir du 31 décembre, et en supprimant des termes tels que « variante du SRAS« , « marché de fruits de mer de Wuhan » et « pneumonie inconnue de Wuhan« .

Intimidations

Le 16 mars, la Chine, a retiré l’accréditation des journalistes des trois plus grands médias américains : le New-York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal. Ils ont reçu un ordre d’expulsion de Chine, sans autorisation de passer par Hong Kong. La raison principale est que Chine est en pleine campagne de propagande, et elle veut un contrôle total sur les informations qui sont diffusées.

Les ambassadeurs chinois, notamment ceux basés dans les capitales occidentales, ont eu tout simplement recours au chantage, menaçant de priver les gouvernements de fournitures médicales vitales pour faire face à la pandémie, s’ils ne se conformaient pas aux souhaits de Pékin.

L’Union européenne (UE) a cédé aux pressions de la Chine et a dû édulcoré un rapport sur les efforts déployés par la Chine pour cacher sa responsabilité de la pandémie de coronavirus. Des responsables à Pékin auraient menacé de bloquer l’exportation de fournitures médicales vers l’Europe, si le rapport était publié dans sa forme originale.

Pendant ce temps, les diplomates chinois du monde entier ont mené une campagne de désinformation agressive, décrite comme une diplomatie d’une grande vulgarité, visant à contrôler et édulcorer le récit sur les origines du coronavirus.

Les envoyés chinois ont été particulièrement agressifs sur Twitter, qu’ils ont utilisé pour attaquer, intimider et réduire au silence les journalistes, les législateurs et les chercheurs des groupes de réflexion occidentaux, essentiellement toute personne qui contredit la version officielle des événements en Chine.

L’Italie a été la cible d’une campagne de fausses nouvelles, avec des vidéos habilement montées qui montrent des Italiens montrant leur gratitude pour l’aide de la Chine dans la pandémie alors qu’aucune manifestation de ce genre n’a eu lieu.

L’Ambassade de Chine à Paris a accusé des soignants français d’abandonner leur poste, provoquant ainsi la mort de résidents âgés.

L’Allemagne s’est plainte que des diplomates chinois ont tenté de faire pression sur des fonctionnaires pour qu’ils fassent des déclarations positives sur la manière dont Pékin gérait la pandémie de coronavirus.

Conséquences

Vis à vis de l’Onu

En 2018, le président Xi Jinping a déclaré que la Chine “prendrait une part active à la direction de la réforme du système de gouvernance mondiale”, dans le cadre d’un effort visant à construire “une communauté avec un avenir partagé pour l’humanité”. Avec la pandémie en cours on peut se poser la question « à quoi ressemblerait le rôle de la Chine dans la réforme de la gouvernance mondiale ? »

La Chine est le plus grand contributeur au budget de l’Onu et à ses opérations de maintien de la paix, après les États-Unis. Des ressortissants chinois sont à la tête de 4 des 15 agences spécialisées de l’ONU, contre une aux États-Unis. Dans l’ère post-pandémique, la Chine cherchera à assumer encore plus de responsabilités dans les organes internationaux.

Mais il y a beaucoup de méfiance envers le PCC qui s’infiltre à la fois dans les rangs politiques et dans le corpus politique des pays durement touchés par le virus, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

La Chine a rejeté les appels à une enquête internationale indépendante. La Chine bloque l’adhésion de Taiwan aux Nations Unies et à l’Assemblée mondiale de la Santé. Les États-Unis se sont engagés à soutenir la participation de Taiwan à l’OMS. Daren Tang Heng Shim de Singapour a été élu directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle des Nations Unies, après avoir été soutenu par les États-Unis, battant le candidat chinois, malgré le lobbying de Pékin. 

La Chine aura de plus en plus de mal à suivre son chemin vers la suprématie planétaire, comme cela a été le cas au cours des dernières années.

Vis-à-vis des Etats-Unis

Dans l’accord avec les Etats-Unis où la Chine doit acheter pour 200 milliards $ de produits américains, ce dernier pays s’est empressé d’ajouter une clause, juste avant le déclenchement de l’épidémie, qu’ « en cas de catastrophe naturelle ou d’autres événements imprévisibles,  les 2 pays procèderaient à de nouvelles consultations commerciales. Donald Trump : « Si cela se produit, nous mettrons un terme à l’accord et nous ferons mieux que quiconque« .

De plus, les Etats-Unis devraient imposer des tarifs douaniers incluant une surcharge pour le Covid-19 de Wuhan, jusqu’à ce que les dommages soient entièrement payés. La dette envers la Chine, d’environ 20% de la dette publique nord-américaine, doit être annulée et, dans l’intervalle, les paiements d’intérêts sur cette dette doivent être placés sous séquestre, de même que les avoirs chinois confisqués dans ce pays. Tous les ressortissants chinois qui espionnent actuellement dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent être expulsés. On doit fermer les instituts Confucius qui opèrent dans les établissements d’enseignement et qui diffusent la propagande chinoise en faisant la promotion de Pékin comme un pays bienveillant et bienfaiteur.

5 000 citoyens américains ont signé un recours collectif en Floride pour réclamer des dommages-intérêts au gouvernement chinois à cause de l’infection à coronavirus. Des poursuites similaires ont été engagées au Nevada et au Texas, d’autres au Minnesota et même en Californie. En vertu du droit international, les poursuites engagées par le gouvernement américain contre le gouvernement chinois pour les dommages résultant de Covid-19 pourraient valoir 1,2 milliard de dollars américains. La Chine doit payer, et payer très cher, pour ce qu’elle a délibérément fait.

Vis-à-vis d’Israël

Les tensions dans le triangle États-Unis-Israël-Chine s’intensifient. Les États-Unis s’inquiètent depuis longtemps du fait que la Chine utilise les investissements dans les innovations israéliennes pour se donner un avantage militaire et technologique, ainsi que sa capacité à recueillir des renseignements, que ce soit en tirant parti des faiblesses de la cyber-sécurité, des technologies de rétro-ingénierie auxquelles elle a accès ou de la proximité physique de zones sensibles par des agents chinois, sur des sites de construction d’infrastructures.  

(Voir www.nuitdorient.com/n24170.htm)

Les équipements biomédicaux et médicaux de haute performance font partie des 10 secteurs prioritaires pour Pékin dans son projet « Made in China 2025 », qui vise à faire du pays un leader mondial de la fabrication de produits de haute technologie. Le rapport RAND a identifié plus d’un milliard de dollars d’investissements chinois dans les secteurs de la santé et du biomédical en Israël pour les années 2013-2018.

Que peut faire Israël pour apaiser les tensions avec les États-Unis au sujet de la Chine ? Créer un comité qui examine tous les risques de sécurité que ces investissements peuvent poser. Le bureau du 1er ministre Netanyhou a annoncé le 30 octobre 2019 la création d’un tel comité consultatif pour « trouver le juste équilibre entre la nécessité d’encourager les investissements étrangers en Israël et d’assurer une prospérité économique continue et les considérations de sécurité nationale« . Il faudra sans doute aller plus loin sur le plan règlementaire.

Vis-à-vis de l’Europe

Aujourd’hui, la Chine tente de dominer les infrastructures du sud de l’Europe. La Chine a déjà obtenu une licence pour exploiter le plus grand port maritime de Grèce, le port du Pirée, que Pékin prévoit d’en faire le plus grand port commercial d’Europe. Puis la Chine a commencé à projeter son expansion dans les ports italiens, où quatre grands ports sont également prévus pour les investissements chinois. La Banque populaire de Chine a investi dans une série de grandes entreprises italiennes. La Chine a également investi dans des entités énergétiques italiennes stratégiques…. Cette pénétration économique aura d’immenses conséquences en matière de sécurité… L’Italie, attirée par la promesse d’un investissement de 3 milliards de dollars de Huawei dans son système de télécommunications, n’empêchera pas  les entreprises de télécommunications chinoises de jouer un rôle dans le futur réseau 5G du pays. Le procureur général des États-Unis, William P. Barr, a défini ce projet comme un « danger monumental« .

Vis à vis de l’Asie du Sud-Est

Carrefour des principales routes maritimes commerciales, la mer de Chine méridionale recèle d’importantes ressources halieutiques et pétrolières. Son contrôle permettrait à la Chine de bloquer le trafic en direction du Japon.

Les Etats-Unis ont accusé la Chine de chercher à profiter de la crise liée à l’épidémie de Covid-19 pour « étendre ses prétentions territoriales illégales en mer de Chine méridionale », une région stratégique où plusieurs pays expriment des revendications territoriales, dont le Vietnam, Bruneï, la Malaisie, Taïwan et les Philippines. La Chine y a déjà aménagé de nombreux récifs à des fins militaires, en y installant de dénis d’accès. Estimant que la quasi-totalité de cette partie du monde lui appartient – ce que conteste la Cour permanente d’arbitrage ou CPA, selon laquelle ces prétentions territoriales ne reposent sur aucun fondement juridique et historique – la Chine pratique la politique du fait accompli.

Les États-Unis ont appelé la Chine à mettre fin à ses « intimidations », et, dans le même temps, la marine américaine a envoyé le navire d’assaut amphibie USS America et le croiseur USS Bunkel Hill en mer de Chine méridionale. L’activité aérienne à bord de l’USS America serait soutenue. Avec ses F-35B, ses hélicoptères CH-53E Super Stallion et ses MV-22B Osprey, il s’agit de la principale capacité aéronavale américaine actuellement disponible dans la région, après l’escale forcée à Guam du porte-avions USS Theodore Roosevelt pour cause d’épidémie de Covid-19.

Manigances, opinion publique et suites

Pékin a refusé d’offrir le moindre allégement à plus de 70 nations, principalement en Afrique, qu’il a entraînées dans la dette depuis les années 1990. Pendant la crise, la République populaire s’est également lancée dans un certain nombre de manigances indignes d’une grande puissance.

A titre d’exemple, le président Emmanuel Macron a fait don de cinq millions de masques chirurgicaux à la République populaire. Lorsqu’il est devenu évident, trois semaines plus tard, que la France elle-même pourrait avoir un besoin urgent de ces masques, Pékin a sorti un barrage d’excuses pour éviter la restitution. Et lorsque les Français ont accepté d’acheter des masques à trois fois le prix, la Chine a signé le contrat, mais a vendu une bonne partie des masques à cinq fois le prix à des acheteurs privés aux États-Unis. Pékin a joué le même tour à plusieurs autres pays, notamment le Chili, qui a déposé une protestation officielle.

L’opinion publique de nombreux pays est aujourd’hui plus hostile à l’idée de faire des affaires avec la Chine. Et cela pourrait avoir un effet négatif sur les échanges commerciaux normaux et sur les accords tels que celui que la Grande-Bretagne a prévu de conclure avec Huawei. Des campagnes de boycott des produits chinois ont déjà commencé dans plus de 40 pays, sur tous les continents. Elles pourraient s’arrêter lorsque le monde reviendra à la normale, mais il ne faut pas sous-estimer le tort causé à l’image de la Chine.

Aujourd’hui, la Chine tente de détourner sa culpabilité en matière de coronavirus et d’exploiter le chaos qui en résulte pour se positionner au centre d’un nouvel ordre mondial. Elle le fait par une « diplomatie de l’aide médicale« , en tant que principal fournisseur mondial de masques, de kits de test et autres aux pays touchés par la pandémie (y compris Israël),

Il est peut-être temps de réorganiser la réflexion sur la géopolitique et le commerce à l’égard de la République populaire de Chine.

Il faut restructurer toute la chaîne d’approvisionnement mondiale afin de réduire les dépendances à l’égard de la fabrication chinoise, notamment en ce qui concerne les produits pharmaceutiques et les fournitures médicales, entre autres. Il faut revoir les importants projets de télécommunications et d’infrastructures en Israël et dans d’autres pays du Moyen-Orient dans lesquels la Chine cherche à s’implanter. En Israël, cela comprend des réseaux téléphoniques 5G, des installations portuaires et la plus grande usine de désalinisation au monde prévue à Palmahim.

Il est peut-être temps aussi de s’opposer à l’ambitieuse initiative chinoise d’une « Route de la Soie » ou « Belt and Road Initiative » (BRI), un effort d’infrastructure de plusieurs milliards de dollars, visant à amplifier l’influence de la Chine dans près de 70 pays d’Asie, d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine. Le BRI est également la voie par laquelle le Covid-19 s’est diffusé.

Il est enfin temps de s’attaquer aux violations multiples et massives des droits de l’homme en Chine, qui comprennent de vastes camps pénitentiaires dans lesquels des dizaines de milliers de dissidents disparaissent chaque année. Le professeur Irwin Cotler, président du Centre Raoul Wallenberg pour les droits de l’homme et ancien ministre de la justice et procureur général du Canada, déclare que « la criminalité chinoise et sa culture de la corruption » sont écrasantes.

Le SRAS a coûté 1,5 point de PIB à la Chine en 2003, aujourd’hui – selon les prévisions les plus optimistes – le Covid-19 devrait coûter 2,1 points de PIB. La combinaison de la crise des coronavirus et de la pression financière et juridique américaine feront que la récession chinoise pourrait être rapide et forte, si ces deux facteurs persistent.

Les Chinois ont promis au monde le bonheur et l’harmonie, mais ayant abandonné le « Mandat du Ciel », ils ont livré l’Enfer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Albert Soued

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