Publié par Jean-Patrick Grumberg le 23 mai 2020

Joe Biden a commis une faute. Il a dit tout haut ce que pensent les Démocrates tout bas : un noir n’a pas le droit de voter librement selon sa conscience, il doit rester esclave du parti Démocrate, « sinon il n’est pas un noir », il n’a pas le droit de prétendre être noir.

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Joe Biden a dit à un animateur de radio afro-américain : « Vous n’êtes pas noir si vous avez du mal à vous décider entre Trump et moi ».

  • S’il vous plaît, dites-moi que vous n’êtes pas naïf au point de penser que cette fois, les médias vont critiquer et dénoncer Joe Biden pour ce qu’il est, un raciste ordinaire.
  • Ne me dites-moi que vous croyez que les Noirs, et les Démocrates blancs vraiment sensibles au racisme, vont se détourner de lui. Ca n’arrivera pas. Ils l’ont déjà pardonné.
  • Et ne me dites surtout pas que vous êtes capable d’imaginer comment aurait réagi le monde, si les mots de Biden étaient sortis de la bouche de Donald Trump, je vous assure que vous ne pouvez pas.

Si Trump avait dit ça

Si Donald Trump avait dit à un noir ce que Joe Biden a dit à un noir, si Trump avait dit « Vous n’êtes pas noir si vous ne votez pas pour moi », c’est-à-dire qu’il avait nié aux noirs le droit d’exister en tant que noirs, le droit à leur culture noire, à leur héritage noir, à leur souffrance – feinte ou réelle – du souvenir de l’esclavage noir, du racisme contre les noirs, voici ce qu’il se serait passé :

  • Trump aurait été publiquement condamné par tous les gouvernements, tous les présidents, tous les Premiers ministres de tous les pays du monde entier ; par le chef de l’UE ; le directeur général de l’ONU ; les dirigeants de toutes les ONG connues : Amnisty International, Greenpeace, Médecins sans frontières, Reporters sans frontières, Oxfam…
  • Les syndicats de journalistes auraient acheté des pleines pages dans Le Monde, le New-York Times, The Guardian, le Washington Post pour exiger la démission du raciste Trump.
  • Le Congrès américain aurait demandé une commission d’enquête de moralité du président et dénoncé ses propos.
  • Les télévisions du monde entier auraient diffusé pendant une semaine entière et en boucle tous les propos considérés comme racistes jamais prononcés par Trump.
  • Le comité d’Ethique du Congrès américain aurait publié un communiqué officiel condamnant les propos du chef de l’Etat.
  • Le pape Francis aurait fait une déclaration solennelle appelant à « combattre le racisme sous toutes ses formes » et « dénoncer les propos de haine contre la communauté noire ».

Par contraste, les propos de Joe Biden, qui répondait aux questions de Charlamagne tha God dans l’émission Breakfast Club, étaient déjà excusés par les journalistes avant même que Biden présente ses propres excuses – très légère d’ailleurs, et que quelques leaders noirs en vue aient fait entendre leurs molles critiques, pour la forme.

Un double standard ordinaire

Il existe à gauche une doctrine non écrite qu’il me faut rappeler, car elle explique le révoltant et injuste double standard que vous constatez constamment dans les médias et les tribunaux :

  • Pour la gauche, un homme de gauche est un homme de bien. S’il tient des propos ou a des comportements racistes, c’est forcément une maladresse de langage, un égarement passager, une erreur de jeunesse, un incident isolé. C’est sans importance.

    Ainsi, lorsque Trudeau se grime le visage en noir, ce qui déclenche la fureur des médias, qui exigent la démission du coupable de crime raciste si c’est un élu Républicain.

    Ainsi lorsque Biden exige des noirs qu’ils restent esclaves du parti Démocrate, et leur interdit de voter librement.

    Pour eux, ce qu’a dit Biden n’est pas raciste, ça ne peut pas être raciste, « puisqu’à gauche, il n’y a pas de racistes, que des gens de bien » (et quelques rarissimes racistes).
  • A l’inverse, pour la gauche, un homme de droite est forcément maléfique. Tout ce qu’il fait est forcément destiné à faire le mal, à servir ses intérêts personnels ou ceux de ses amis. Un politicien de droite est l’incarnation du mal. Il est le mal.

    Si un homme de droite répand le bien, s’il fait de bonnes actions, c’est forcément parce qu’il a un objectif caché, néfaste, obscur, puisqu’il ne peut pas avoir eu dans l’idée de faire le bien.

    Ainsi, lorsque le président Trump a déclaré cette semaine qu’il souhaite que les églises d’Amérique rouvrent, en expliquant que pour des millions d’Américains, c’est une activité essentielle – par comparaison aux cliniques d’avortement et aux salons de tatouages qui ont été autorisés à rester ouverts parce qu’ils sont « essentiels », les médias ont immédiatement réagi en affirmant que Trump fait cela dans le seul but de s’attirer le vote évangélique. Pas pour le bien des Américains.

    Parce que Trump ne peut pas, par définition, vouloir faire le bien. Il est forcément intéressé. Il a forcément un but : rien n’est gratuit.

    A aucun moment Trump ne peut avoir déclaré cela pour le bien des Américains qui désirent aller au temple ou à l’église. Ca n’est tout simplement pas possible, et si vous pensez le contraire, vous êtes aveugle.

Conclusion

Charlamagne tha God a réagi aux propos de ceux qui défendent Joe Biden, et ceux qui veulent interdire aux Noirs de voter pour Trump (ils étaient 20 millions en 2016).

Vous ne pouvez pas vouloir que je craigne plus Trump, que vouloir quelque chose de bien pour mon peuple » a déclaré Charlamagne.

Son propos va droit à l’essentiel du paradigme du vote noir : tout mais pas un Républicain. Oui à la misère, à la drogue, aux gangs, aux meurtres hebdomadaires, aux familles éclatées, à l’épidémie de mineures mères célibataires, et aux avortements massifs qui en découlent, oui aux villes Démocrates qui favorisent cela, mais pas d’un Républicain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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