Publié par Magali Marc le 24 mai 2020

L’économiste qui a reçu le prix Nobel d’économie en 2008, Paul Krugman, a prétendu sur son compte Twitter que l’argent emprunté par les gouvernements (afin de couvrir les dépenses causées par la crise du virus de Wuhan) n’est pas vraiment une dette mais simplement de l’argent qu’ils se doivent à eux mêmes!

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Elizabeth Vaughn*, paru sur le site de Red State, le 24 mai.

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Ted Cruz pulvérise un argument bidon de l’économiste du New York Times, Paul Krugman

Le prix Nobel d’économie en 2008, Paul Krugman reconnaît une âme sœur quand il en voit une.

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Vendredi, le rédacteur en chef du Financial Times, Chris Giles, a publié sur Twitter un fil de discussion sur l’augmentation spectaculaire de la dette du gouvernement et du secteur public britanniques à cause de la crise du virus de Wuhan.

Adam Tooze, universitaire et citoyen du monde, a retweeté le fil de Giles avec la légende suivante (c’est moi qui souligne) :

« Graphiques Spectaculaires de Chris Giles concernant l’augmentation de la dette du gouvernement britannique. Mais je me demande pourquoi il pense que cela porte atteinte à la « richesse de la nation ». De toute évidence, l’effondrement du PIB provoqué par le virus de Wuhan réduit le revenu monétaire. Mais la dette publique apparaît comme un actif dans le bilan. »

Je ne comprends pas pourquoi il est perplexe du fait que Giles pense que cela diminue la richesse de la nation. Mais nous allons y revenir.

Krugman, bien entendu, est d’accord à 100 % avec Tooze et reprend son message avec la légende :

« Répétez après moi : la dette est de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes. Cela ne rend pas la nation plus pauvre dans son ensemble. »

N’est-ce pas une façon intéressante et réconfortante d’envisager la dette nationale ?

Si les États-Unis adoptent un projet de loi de relance de l’économie se montant à 3 000 milliards de dollars, par exemple, le gouvernement devra vendre 3 000 milliards de dollars de bons du Trésor pour le payer.

L’acheteur, qu’il s’agisse de la Chine ou d’un fonds de pension américain, conserverait ses obligations dans son bilan comme un actif. Le vendeur, le gouvernement américain, réaliserait initialement une entrée de fonds de 3 000 milliards de dollars.

Cependant, ces fonds seront rapidement dépensés. Une fois que le gouvernement aura transféré ces fonds aux consommateurs et aux propriétaires de petites entreprises pour les maintenir à flot pendant la crise économique induite par le virus de Wuhan, ils seront inscrits à leur bilan comme un passif.

Le gouvernement devra 3 000 milliards de dollars à la Chine, au fonds de pension et à toute autre personne ayant acheté ces titres. Cela augmente la dette nationale. Et, oui M. Krugman, le gouvernement américain sera plus pauvre de 3 000 milliards de dollars.

On peut laisser au Sénateur Ted Cruz (Républicain du Texas) le soin de reconnaître immédiatement l’extraordinaire tour de passe-passe de Krugman et de lui apporter une réplique cinglante (via son compte Twitter) :

« Seulement si par « nous », vous entendez la Chine. »

Pour être juste, depuis janvier, la Chine détient environ 5 % de la dette nationale américaine.

Mais le point de vue de Cruz est correct. Il s’agit de l’argent que les États-Unis doivent à quiconque a acheté des titres du Trésor.
L’évaluation imprudente de Krugman est destinée à induire les gens en erreur.

Le plus préoccupant est de savoir combien d’Américains vont lire sa déclaration et le croire sur parole.

Krugman a 4,6 millions de lecteurs sur son compte Twitter et beaucoup d’autres lisent ses chroniques dans le New York Times.

Lorsque j’emprunte de l’argent, cela devient un passif dans mon bilan. C’est une dette que je dois rembourser à un moment précis dans l’avenir. Il n’en va pas autrement pour le gouvernement américain.

Si j’achète un bien ou un objet de valeur (art, bijoux, actions) avec l’argent que j’ai emprunté, la valeur du bien devient un actif sur mon bilan, ce qui peut compenser partiellement le passif. Cependant, si je dépense immédiatement l’argent que j’ai emprunté, par exemple pour des vacances ou des cadeaux à mes enfants, il n’y aura aucun actif pour compenser une partie du passif que j’ai créé.

Donc pour régler ça: Répétez après moi. La dette nationale est de l’argent que le gouvernement américain doit rembourser (ou refinancer) à une date ultérieure déterminée. Lorsque le gouvernement emprunte des fonds supplémentaires et les dépense, la nation dans son ensemble s’appauvrit.

Merci, Ted.

*Elizabeth Vaughn écrit des articles pour le site de RedState. Elle a un MBA et a été consultante financière et négociatrice d’options.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://www.redstate.com/elizabeth-vaughn/2020/05/24/ted-cruz-2/

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