Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 mai 2020

Alors que pendant l’office, les chrétiens chinois sont contraints de chanter un poème à la gloire du parti communiste, une guerre économique a été déclenchée par le président Trump.

Je ne nous crois pas en situation de faire les gros bras. Après tout, il aura fallu la pandémie pour prendre toute la mesure du péril communiste chinois.

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Certes, cela fait des années que nous observons la Chine voler la propriété intellectuelle de l’Ouest dans l’indifférence des entreprises victimes. Certes, personne n’ignore que Pékin trafique le cours des changes pour favoriser ses exportations et tuer la concurrence, qu’il impose des droits de douane à des produits, tandis qu’il exporte les mêmes en bénéficiant de taux réduits. Qu’il est le premier pollueur avec l’Inde, mais que c’est l’Occident qui est prié de payer des taxes carbone et de réduire sa pollution. Qu’il fait du dumping, ou vente de produits à perte, pour tuer la concurrence des pays capables d’offrir leurs services aux entreprises américaines et européennes… et la liste est longue, jusqu’au virus de Wuhan que l’on ne saura peut-être jamais s’il a été intentionnellement transféré au reste du monde.

1 Des dizaines de compagnies chinoises ont été placées sur la liste noire des Etats-Unis (1)

Les États-Unis ont déclaré vendredi 22 mai avoir ajouté 33 entreprises et institutions chinoises à une liste noire économique pour avoir des liens avec l’armée chinoise, avoir aidé le régime communiste à espionner sa population minoritaire ouïgoure ou en raison de liens avec les armes de destruction massive.

Cette décision a été prise alors que les dirigeants du Parti communiste à Pékin ont dévoilé vendredi les détails d’un plan visant à imposer des lois de sécurité nationale à Hong Kong, contrairement à leur engagement « un pays, deux systèmes », une doctrine décrivant la gouvernance de Hong Kong et de Macao depuis qu’ils sont devenus des régions de Chine en 1997 et 1999.

  • Sept entreprises et deux institutions ont été répertoriées comme étant « complices de violations des droits de l’homme et d’abus commis dans le cadre de la campagne de répression, de détention arbitraire massive, de travail forcé et de surveillance de haute technologie menée par la Chine contre les Ouïgours » et d’autres, a déclaré le ministère du Commerce dans un communiqué.
  • Deux douzaines d’autres entreprises, institutions gouvernementales et organisations commerciales ont été ajoutées pour avoir soutenu l’achat d’articles destinés à l’armée chinoise, a indiqué le département d’Etat américain.
  • Les entreprises inscrites sur la liste noire se concentrent sur l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale, des marchés dans lesquels les entreprises américaines de fabrication de puces électroniques telles que Nvidia Corp et Intel Corp ont fortement investi.
  • Parmi les sociétés citées figure NetPosa, l’une des plus célèbres sociétés chinoises d’IA, dont la filiale de reconnaissance faciale est liée à la surveillance des musulmans.
  • Qihoo360, une importante société de cybersécurité devenue privée et retirée de la liste du Nasdaq en 2015, a récemment fait la une des journaux en affirmant avoir trouvé des preuves que les outils de piratage de la CIA étaient utilisés pour cibler le secteur aéronautique chinois.

Le ministère du Commerce a déclaré qu’il ajoutait ces entreprises et institutions à sa « liste d’entités », qui restreint les ventes de biens américains qui leur sont expédiés et de certains articles plus limités fabriqués à l’étranger avec du contenu ou de la technologie américains.

  • L’initiative CloudMinds, soutenue par Softbank Group Corp, a également été ajoutée. Il exploite un service basé sur le cloud pour faire fonctionner des robots tels qu’une version de Pepper, un robot humanoïde capable de communiquer simplement. La société a été empêchée l’année dernière de transférer des technologies ou des informations techniques de son unité américaine à ses bureaux de Pékin, a rapporté Reuters en mars.
  • Xilinx Inc, qui fabrique des puces programmables, a déclaré qu’au moins un de ses clients figurait sur la liste mais qu’elle pense que l’impact commercial sera négligeable.

« Xilinx est conscient des récents ajouts à la liste des entités du ministère du Commerce et évalue tout impact commercial potentiel », a déclaré la société.

« Nous nous conformons à toutes les nouvelles règles et réglementations du Département du Commerce américain ».

2 Une action similaire avait été prise dans le silence des médias en octobre 2019, lorsque le ministère du Commerce a ajouté 28 bureaux et entreprises de sécurité publique chinois – dont certaines des meilleures start-ups d’intelligence artificielle et la société de vidéosurveillance Hikvision – à une liste noire américaine.

3 Ces actions suivent le même schéma que celui utilisé par Washington pour limiter l’influence de Huawei pour des raisons de sécurité nationale. La semaine dernière, le ministère du Commerce a pris des mesures pour couper encore plus l’accès de Huawei aux fabricants de puces américains.

4 Les Etats-Unis s’apprêtent à délister les entreprises chinoises des bourses américaines (2). À l’heure actuelle, la réglementation prévoit que les sociétés cotées en bourse aux États-Unis doivent laisser le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB) superviser la vérification de leurs états financiers si elles veulent lever des fonds en vendant des actions et des obligations au public américain.

Le PCAOB et la Securities and Exchange Commission (SEC) tentent depuis des années d’amener la Chine à se conformer à la réglementation, mais parce que beaucoup sont corrompus ou incompétents, rien ne se passait, alors que les autorités de régulation ont le pouvoir d’exclure les entreprises chinoises de la bourse.

Cette impasse est sur le point d’être surmontée, merci au président Trump, qui a donné aux Républicains le sens du courage.

  • Mercredi dernier, le Sénat américain a adopté à l’unanimité – notez-le car le climat de division est largement exagéré par les médias – une loi obligeant les entreprises chinoises à se conformer à la réglementation en matière d’audit ou à être radiées de la cote. Ce projet de loi est appelé « Holding Foreign Companies Accountability Act ».
  • Après avoir été adopté par le Sénat, le projet de loi sera soumis à la Chambre des représentants à majorité Démocrate. Market Watch rapporte que la tendance se renforce vers un vote favorable. Il ne resterait plus qu’à ce que le président Trump signe le projet de loi, ce qu’il est pressé de faire.

5 La Grande-Bretagne fait marche arrière sue le réseau 5G concédé Huawei, tandis que la France plonge la tête la première

  • A Le Royaume-Uni s’apprête à réduire le rôle de Huawei dans son réseau 5G

La Grande-Bretagne va réduire l’implication controversée du géant technologique chinois Huawei dans son réseau 5G à la suite de l’épidémie de coronavirus, a rapporté samedi le Daily Telegraph.

Le Premier ministre Boris Johnson avait donné le feu vert à la participation de Huawei en janvier, malgré l’opposition intérieure généralisée et la pression des États-Unis.

Mais il a maintenant chargé des fonctionnaires d’élaborer des plans qui verraient la fin de la participation de la Chine dans les infrastructures britanniques d’ici 2023, selon le rapport.

Washington a fait pression pour que les pays empêchent Huawei de construire leurs réseaux mobiles 5G de prochaine génération, en expliquant que ses équipements peuvent être utilisés pour espionner pour Pékin.

Johnson doit rencontrer le président américain Donald Trump le mois prochain pour le sommet du G7, la Grande-Bretagne espérant intensifier les négociations en vue d’un accord commercial bilatéral.

Les députés du propre parti de Johnson avaient mené la charge contre l’implication de Huawei, un mouvement qui s’est accéléré suite aux méfaits de la Chine pendant la crise du coronavirus.

« Johnson a fait de nombreux sondages auprès de ses propres députés sur cette question et il partage leurs graves préoccupations. L’accord a été conclu avant que la pandémie ne frappe, mais le coronavirus a tout changé », a déclaré une source.

Downing Street a déclaré qu’ils ne feraient pas de commentaires sur le dernier rapport.

  • La France plonge la tête la première dans le piège communiste

Huawei va construire sa première usine de fabrication européenne en France, a déclaré l’inconscient président Macron en février, alors que le géant chinois des télécommunications n’a pas apaisé les inquiétudes mondiales basées sur les allégations américaines selon lesquelles Pékin peut utiliser ses équipements pour l’espionnage.

Liang Hua a déclaré que Huawei investira 200 millions d’euros (217 millions de dollars) dans la première phase de mise en place de l’usine de stations de base mobiles. Liang a déclaré que cela créerait 500 emplois.

  • Le pot aux roses : la loi chinoise

Le danger représenté par Huawei est-il réel ou fictif ? Une partie substantielle de la réponse se trouve en Chine.

Si Huawei est perçu comme un opérateur à haut risque, c’est en raison des lois chinoises de 2017 (3) sur le renseignement national et la cybersécurité, qui obligent les entreprises chinoises à partager leurs données avec le gouvernement communiste chinois s’il leur demande de le faire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.yahoo.com/news/u-adding-33-chinese-companies-194423879.html
  2. https://www.americanthinker.com/blog/2020/05/us_one_step_away_from_delisting_chinese_companies_from_american_stock_exchanges.html
  3. https://iapp.org/resources/article/cybersecurity-law-of-the-peoples-republic-of-china-english-translation/

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