Publié par Jean-Patrick Grumberg le 26 mai 2020

La plus grande usine de dessalement au monde, qui doit être construite en Israël d’ici 2023, et produire 200 millions de mètres cubes d’eau par an, ne sera pas construite par la Chine.

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Sept groupes, locaux et étrangers, ont soumis leurs offres pour construire Sorek 2, un partenariat public-privé qui sera la plus grande usine de dessalement du monde lorsqu’elle sera achevée en 2023. Mais ce sera société israélienne qui va finalement construire Sorek 2.

L’entreprise israélienne IDE Technologies a été retenue, a annoncé le gouvernement mardi, empêchant ainsi la participation chinoise à ce grand projet d’infrastructure.

Des offres avaient été reçues d’IDE Technologies (Israël), de Hutchinson Israel, une filiale du chinois Hutchison Company basé à Hong Kong, de PMEC (Chine), de SUEZ (France), d’un partenariat entre la société espagnole Acciona et des sociétés israéliennes, et d’un partenariat entre WPI (Israël) et Aqualia (Espagne).

Les États-Unis ont cependant envoyé un message à Israël mettant en garde contre les risques croissants d’une éventuelle participation de Hutchison à la construction de l’usine de dessalement, qui sera située dans le kibboutz Palmachim et coûtera plus de 5 milliards de NIS, et le message a été entendu.

Les États-Unis demandent à leurs alliés, dont Israël, de rompre les liens avec la Chine, a déclaré la semaine dernière un responsable américain, suite à l’épidémie de coronavirus de Wuhan, et les États-Unis ont fait pression sur nombre de leurs alliés en conséquence.

Cette usine devrait permettre aux ménages israéliens d’économiser un total de 3,3 milliards de NIS pendant la durée de vie de l’usine, qui devrait produire 200 millions de mètres cubes d’eau potable par an, augmentant ainsi la production annuelle d’eau dessalée du pays de 35 %, pour atteindre 785 millions de m3 – soit environ 85 % des besoins en eau des ménages et des municipalités d’Israël.

La Chine est le troisième partenaire commercial d’Israël, et les échanges entre les pays ont augmenté de 402 % au cours de la dernière décennie, pour atteindre environ 14 milliards de dollars en 2018.

L’un des « domaines critiques », comme l’a dit le fonctionnaire américain, que les États-Unis ont signalé à Israël est la participation des entreprises chinoises à de grands projets d’infrastructure en Israël ces dernières années, en raison de la capacité des agents chinois à recueillir des renseignements pendant qu’ils y travaillent et des pertes économiques, sociales et environnementales massives, voire des victimes, qui pourraient être infligées si ces infrastructures sont endommagées.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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