Publié par Jean-Patrick Grumberg le 29 mai 2020

Voici le troisième épisode de la guerre déclenchée par le président Trump contre la Chine.

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Il semble évident que seul le président Donald Trump est capable de damer son pion à la dictature communiste chinoise : il a la force, la puissance et la vision.

Il faut une grande force de caractère pour affronter un partenaire autant imbriqué dans l’industrie américaine et mondiale – son prédécesseur Obama n’en avait que pour défendre l’islam. Il faut une vision et une stratégie, et Trump a brillamment montré en trois ans sa maîtrise en la matière, et il faut un but centré autour de la fierté nationale – il est au cœur de sa doctrine : Make America Great Again, et Keep America Great.

1 Si la Chine poursuit sur le chemin d’appliquer la loi sécuritaire sur Hong Kong, revenant sur les accords passés avec la Grande-Bretagne, la limite de six mois pour les visites au Royaume-Uni sera révoquée, le travail et les études seront autorisés et un cheminement vers la citoyenneté sera ajouté.

Si la Chine applique les lois de sécurité nationale, a déclaré le bureau des Affaires étrangères britannique :

  • Les Hongkongais titulaires d’un passeport BNO (nationaux britanniques d’Outre-mer) pourront désormais obtenir la citoyenneté britannique, marquant ainsi un changement radical dans la politique de Londres, menée de longue date.
  • Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab et le ministre de l’Intérieur Priti Patel ont pris cette décision le jour même où le Congrès national du peuple, la plus haute instance législative chinoise, a annoncé la décision d’imposer la législation sur la sécurité nationale à l’ancienne colonie britannique.
  • La limite de six mois pour les visites au Royaume-Uni sera révoquée, le travail et les études seront autorisés, et un cheminement vers la citoyenneté sera ajouté et facilité.

Le passeport aux nationaux britanniques d’Outre-mer était délivré aux Hongkongais nés avant la rétrocession en 1997. Selon les règles actuelles, les détenteurs de passeport peuvent visiter le Royaume-Uni pendant six mois au maximum, mais ne peuvent pas travailler ou demander la citoyenneté. En décembre, 300 000 Hongkongais détenaient un passeport BNO.

2 Les États-Unis annulent les visas de milliers d’étudiants chinois diplômés ayant des liens avec des écoles militaires chinoises.

En réaction à la décision de Pékin d’imposer une nouvelle législation sur la sécurité nationale à Hong Kong, la Maison Blanche a prévu d’annuler les visas de milliers d’étudiants diplômés chinois affiliés à des universités chinoises liées à l’Armée populaire.

  • Le plan d’annulation des visas intervient alors que l’administration Trump a décidé de punir la Chine après que Pékin ait décidé d’imposer une nouvelle législation sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui a été condamnée par Pompeo cette semaine.
  • L’annulation des visas était déjà en cours de discussion par l’administration avant le déplacement de Pékin dans le territoire de Hong Kong.
  • Les annulations de visas pourraient toucher au moins 3 000 des quelque 360 000 étudiants chinois qui étudient aux États-Unis.
  • Les étudiants chinois représentent le plus grand pourcentage des étudiants étrangers aux États-Unis et les universités américaines, qui encaissent leurs frais de scolarité, devraient s’opposer à la décision de l’administration, selon le New York Times.
  • Si l’affaire allait jusqu’à la Cour suprême, l’Administration Trump aurait peu de difficulté à faire valoir son obligation de protéger la sécurité nationale, et de gagner juridiquement : Le F.B.I. et le ministère de la Justice ont fréquemment mis en garde les universités contre le potentiel d’espionnage chinois au sein de la population étudiante – notamment dans le domaine des sciences.
  • Les États-Unis estiment que les universités chinoises liées à l’Armée forment les étudiants aux techniques d’espionnage et encouragent la collecte de renseignements pendant leur séjour aux États-Unis.

3 Meng Wanzhou, vice-présidente du conseil d’administration et directrice financière de Huawei, a été arrêtée en décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver au Canada.

Meng Wanzhou, chief financial officer of Huawei Technologies

Elle a été arrêtée à la demande des procureurs américains pour violation des sanctions américaines contre l’Iran. Suite à cela, les Etats-Unis ont fait valoir auprès du Canada une demande d’extradition qui a rendu furieux Pékin.

Cette arrestation a rendu la Chine furieuse et a été suivie d’une série de mesures punitives, notamment l’arrestation des citoyens canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor et le blocage des importations de produits agricoles canadiens.

Mais le Canada, qui économiquement n’a pas forcément les reins assez solides pour affronter la Chine, a tenu bon et respecté ses principes.

La juge Heather Holmes, de la Colombie-Britannique, devait rendre mercredi sa décision centrée sur la question de « double incrimination » – à savoir si ce dont Meng est accusé aux États-Unis serait également un crime au Canada, et permettrait donc de l’extrader vers les Etats-Unis.

Un jour avant la décision, la Chine a menacé le Canada.

Les communistes ont exigé la libération de la vice-présidente de Huawei, Meng Wanzhou, afin d’éviter « toute atteinte continue » aux relations entre les deux pays.

M. Trudeau a très courageusement et moralement répondu que la Chine « ne semble pas comprendre » l’indépendance judiciaire du Canada.

Et mercredi, la juge canadienne a décidé que l’affaire d’extradition contre Meng peut être poursuivie. Selon la décision, le cas de Meng répond au critère d’extradition canadien de « double incrimination », ce qui signifie que les crimes dont elle est accusée aux États-Unis, auraient également été des crimes au Canada en 2018.

Les États-Unis veulent maintenant que Mme Meng soit jugée pour des charges liées à la violation présumée des sanctions américaines contre l’Iran.

« Les États-Unis et le Canada ont abusé de leur traité bilatéral d’extradition et ont arbitrairement pris sans motif des mesures contre un citoyen chinois », a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Il s’agit d’un incident politique grave qui viole grossièrement les droits et intérêts légitimes du citoyen chinois ».

Il a ajouté que l’objectif des États-Unis dans cette affaire est de supprimer Huawei et d’autres entreprises chinoises de haute technologie, ajoutant que le Canada joue le rôle de « complice » des États-Unis.

4 Enfin, lorsque mi-mai, Pékin a lancé l’idée de rouvrir les négociations commerciales, le président Donald Trump a brusquement rejeté l’idée.

« Je ne suis pas intéressé. Nous avons signé un accord », respectez-le a déclaré M. Trump.

Selon la première phase de l’accord conclu en janvier, la Chine est tenue d’importer pour 200 milliards de dollars de biens et services américains supplémentaires.

Rappel des épisodes précédents

Au cours du premier épisode,

  • Donald Trump a fait placer des dizaines de compagnies chinoises sur la liste noire des Etats-Unis (1) avec lesquelles il est interdit de commercer sous peine de sanctions américaines. 33 entreprises et institutions chinoises pour leurs liens avec l’armée chinoise, pour avoir aidé le régime communiste à espionner sa population minoritaire ouïgoure ou en raison de liens avec les armes de destruction massive.
  • Le ministère du Commerce a pris des mesures pour couper encore plus l’accès de Huawei aux fabricants de puces américains.
  • Les Etats-Unis s’apprêtent à délister les entreprises chinoises des bourses américaines.
  • La Grande-Bretagne a fait marche arrière sur le réseau 5G concédé à Huawei, (tandis que la France plonge dans le piège tête la première).
  • La plus grande usine de dessalement au monde, qui doit être construite en Israël d’ici 2023, et produire 200 millions de mètres cubes d’eau par an, ne sera pas construite par la Chine (2).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.dreuz.info/2020/05/25/la-guerre-contre-la-chine-a-commence/
  2. https://www.dreuz.info/2020/05/26/guerre-froide-contre-la-chine-episode-2/

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