Publié par Christian Larnet le 16 mai 2020

Fariba Adelkhah a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre la sécurité de l’Iran et à un an pour propagande.

Adelkhah, une anthropologue de 60 ans, est détenue en Iran depuis juin 2019. L’Iran a condamné cette universitaire franco-iranienne à six ans de prison pour des raisons de sécurité nationale, selon son avocat.

Saeid Dehghan, son avocat, a déclaré samedi à l’agence de presse Reuters qu’il ferait appel du verdict.

« La branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à cinq ans de prison pour rassemblement et conspiration contre la sécurité nationale de l’Iran. Elle a également été condamnée à un an de prison pour propagande contre la République islamique », a-t-il déclaré.

L’Iran a abandonné les charges d’espionnage contre Adelkhah, mais elle est restée en prison pour d’autres charges liées à la sécurité, avait déclaré M. Dehghan en mars.

Dans la journée de samedi, la France a mollement condamné la condamnation d’Adelkhah, car il ne faut pas froisser les mollahs et risquer de nuire aux échanges commerciaux, et a demandé sa libération immédiate.

« Cette condamnation ne repose sur aucun élément ou fait sérieux et constitue donc une décision politique », a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Nous demandons instamment aux autorités iraniennes de libérer immédiatement Mme Adelkhah ».

Pas d’ingérence

L’Iran avait auparavant rejeté l’appel de la France à libérer Adelkhah, en disant que cette demande était considérée comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité

En mars, l’Iran a libéré le partenaire d’Adelkhah, l’universitaire français Roland Marchal, qui a été arrêté en même temps qu’elle.

Marchal a été libéré après que la France ait libéré en échange l’ingénieur iranien Jalal Ruhollahnejad, détenu en raison de violations des sanctions américaines contre Téhéran.

En mai 2019, un tribunal français a approuvé l’extradition de Ruhollahnejad vers les États-Unis pour qu’il soit accusé de tentative d’importation illégale de technologies américaines à des fins militaires pour le compte d’une société iranienne liée à l’organisation terroriste de l’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRCG).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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