Publié par Ftouh Souhail le 18 mai 2020

Les sénateurs se sont prononcés le 15 mai 2020 sur la candidature écolo Zakia Khattabi qui souhaite devenir juge à la Cour constitutionnelle de Belgique. Sur les 39 votes valables, 28 sont en faveur de la candidature de Zakia Khattabi et 11 en faveur de celle de Cécile Thibault. Aucune n’a obtenue 40 voix. Le Sénat va entamé un autre tour de vote le 12 juin 2020.

L’ancienne coprésidente musulmane d’Écolo n’a obtenu que 28 voix en sa faveur et renonce à devenir juge. Elle poursuivra son mandat de députée fédérale.

Le 17 janvier 2020, l’ancienne coprésidente d’Écolo n’avait pas pu obtenir les deux tiers de votes positifs requis par la procédure. Son parti avait pourtant décidé de présenter à nouveau son nom malgré l’hostilité de nombreux sénateurs. En particulier du côté flamand.

Députée fédérale Écolo à la Chambre des représentants, le profil de Zakia Khattabi permet de pister ces personnages actifs dans le lobby islamiste sympathique aux Frères musulmans, mais peu sympathique pour l’occident. Elle elle appartient à l’élite gauchiste islamiste belge.

Nouvelle coqueluche de certains médias de gauche en Belgique, cette personnalité est pourtant infréquentable. L’annonce de sa candidature à la Cour constitutionnelle de Belgique a fait la manchette.

Cette femme, qui est issue des milieux  communautaro-antisionsites, n’a probablement rien d’une islamiste ou d’une fréresse musulmane, mais elle mène un combat pour les islamistes et contre Israël dans les milieux gauchistes. Elle a régulièrement pris appui sur le CCIB  (Collectif Contre l’Islamophobie en Belgique), une organisation  belge qui flirterait avec le mouvement des Frères musulmans selon Le Vif.. 

Si des militants comme Zakia Khattabi veulent siéger à cette juridiction constituée de douze juges qui veillent au respect de la Constitution par les législateurs belges, ce n’est pas pour protéger la loi sur la neutralité de l’État et la laïcité, mais pour créer acceptabilité et protection pour l’islam et ses exigences, promouvoir la lutte contre l’islamophobie et la condamnation d’Israël.

Flashback de cette candidate incapable de sortir du carcan identitaire. 

*En 2013, cette islamocompatible du féminisme belge présentait une proposition sur la lutte contre l’islamophobie en la comparant à l’antisémitisme. Étrange féminisme…de Zakia Khattabi. Un gauchisme communautariste qui tranche même avec les écologistes wallons, gênés aux entournures par cette évolution radicale. 

Une équipe très à gauche de CCIB s’est vanté d’être l’auteur d’un rapport sur l’islamophobie publié par un Think tank turc financé par… l’AKP. Il a servi dans la campagne électorale législative du sieur Erdogan pour accuser l’Occident d’islamophobie. Autre auteur : le CCIF, qui a produit une diatribe très violente contre la France. Jusqu’il y a deux ans, le CCIB retwittait régulièrement le CCIF et inversement.

*Aussi le 14 décembre 2013, Zakia Khattabi participait au Forum international contre l’islamophobie. Dans le panel où elle était signalée, l’on retrouvait surtout des mecs, comme le très décrié porte parole du CCIF, Marwan Muhammad, l’homme qui a comparé « les Juifs en Allemagne dans les années 1930 » et les « musulmans dans la France des années 2010 ». Ou qui a déclaré que la polygamie était un choix de vie, tout comme… l’homosexualité.

Elle était côte-à-côte avec le porte parole du CCIF, Marwan Muhammad au Forum international contre l’islamophobie. Cette coprésence entre le représentant du CCIF et de Khattabi n’a rien de bien étonnant : le CCIB belge si écolo réfère très régulièrement à Marwan Muhammad sur Twitter.

Parmi les autres invités à l’événement (d’autres panels), on trouvait Saïd Bouamama ( sociologue français d’extrême gauche antinationaliste et soutien de l’humoriste Dieudonné), la sulfureuse Houria Bouteldja (Parti des Indigènes de la République) et, last but not least, le plus grand défenseur des femmes musulmanes (peut-être moins en privé qu’en public, toutefois) : Tariq Ramadan…

Depuis des décennies, les Frères musulmans tentent de séduire les partis politiques en Belgique. Aujourd’hui, ils font offre de service pour lutter contre Israël. C’est à croire que lutter contre l’islamophobie rime avec le militantisme pour les Palestiniens. C’est le nouvel mode de combat des fréristes.

*En 2015, lors du premier gala du CCIB (Collectif Contre l’Islamophobie en Belgique), on pouvait voir Zakia Khattabi et quelques autres Ecolos belges anti-israéliens parmi une poignée d’autres politiques (socialistes notamment).

*En 2018, elle proposait une loi interdisant le commerce de produits issus des villages juifs en Judée samarie, accusant soi-disant « l’idéologie coloniale.» Lorsque le Président américain a annoncé déplacer son ambassade à Jérusalem, elle voulait que le Belgique reconnaisse la « Palestine comme Etat.» (je vous laisse réfléchir ci cette entité a déjà existé dans l’histoire de la région).

*En 2019 Zakia, a commis ce geste incroyable passé totalement inaperçu (ou du moins, les journalistes qui l’ont remarqué n’ont pas trouvé ça bizarre) : effacer une année entière de twits. Comparer l’action policière envers les migrants aux rafles de juifs, des activistes l’ont fait, Khattabi l’a propagé sur son compte tweeter.

Cette publicité belge appelle à « stopper Khattabi » pour siéger à la Cour constitutionnelle.

Zakia Khattabi et le style des mâles djihadistes

Dans un autre style maintenant, on retrouve aussi, dès 2013 (au moins) Zakia Khattabi aux côtés de Zoé Genot pour défendre Ali Aarrass, condamné par le Maroc à 12 ans de prison en appel pour participation à des activités terroristes. Ce Belgo-Marocain a été arrêté pour la première fois en Espagne fin 2008 et accusé de trafic d’armes pour un réseau terroriste.

Le parti des islamo-gauchistes ­­­de Zakia Khattabi défendait aussi le retour en Belgique d’Oussama Atar condamné pour appartenance à Al Qaeda (et donc pour terrorisme) et devenait soudainement un bon et un gentil musulman arrêté par erreur et inculpé par les autorités américaines en Irak (1).

Oussama Atar, également connu sous le nom de guerre d’« Abou Ahmed al-Iraki », né en mai 1984 en Belgique et mort en novembre 2017 en Syrie, est un djihadiste belgo-marocain et un haut responsable de l’Amniyat, le service de renseignement de l’État islamique.

Oussama Atar, également connu sous le nom de guerre d’«Abou Ahmed al-Iraki»,djihadiste belgo-marocain

Ce djihadiste a été aussi défendu aussi par Zoé Genot, une autre femme politique belge députée fédérale Écolo de la Région de Bruxelles-Capitale.

Donc pour les gauchistes belges et lentourage de Zakia Khattabi, qui souhaitait le poste de juge à la Cour constitutionnelle de Belgique, cet élément dangereux est une victime des islamophobes.

L’on sait aujourd’hui qu’il s’agissait en réalité d’un terroriste (2), et pas des moindres, puisqu’il partage la responsabilité des assassinats barbares du Bataclan, de plusieurs restaurants parisiens, de Zaventem et de la station Maelbeek. Près de 200 victimes innocentes !

En décembre 2013, Oussama Atar disparaît pour se rendre en Syrie où le retrouvent les frères El Bakraoui. Il y développe les réseaux européens de Daech avec d’autres djihadistes belges dont Tarik Jadaoun, un des chefs de la brigade Tarik ibn Ziyad, qui regroupe des djihadistes francophones (3).

En juin 2018, l’enquête conclu que Oussama Atar est le principal coordinateur des attentats de 2015 en Île-de-France et de Bruxelles en mars 2016 (4). Oussama Atar a été  tué en Syrie  en novembre 2017, par une frappe aérienne de la coalition internationale.

La députée Ecolo de lislamogauchisme

Le problème, c’est que ces défenseurs gauchistes des droits de l’homme, tout comme Zakia Khattabi, le cœur sur la main, ont la bizarre habitude de défendre plus ardemment les personnes suspectées de terrorisme ou condamnés pour de tels faits. Le cas d’Oussama Atar, libéré grâce notamment à l’intervention de son parti d’Ecolo (mais aussi à la naïveté de plein de gens et de la presse belge) est un cas démonstratif.

Tout ce beau monde a aussi en commun la défense des Palestiniens. Ce qui se confond parfois avec la défense d’un parti ultrareligieux, misogyne, raciste et aux aspects fascistes : le Hamas. Pendant ce temps, la Turquie qui tuent les kurdes et en Iran on opprime les ahwazi, on s’en tape, ça ne rapporte pas de voix.

Curieusement, Zakia Khattabi et ses ami-e-s  sont aussi rarement présents quand il s’agit de défendre d’autres populations, y compris musulmanes, opprimées à travers le monde (les libyens, les Syriens massacrés par Bachar El-Assad à coup de barils explosifs, ou dans les prisons du régime, etc.).

Photo de profil Facebook de Zakia Khattabi

Quant à poser avec le drapeau palestinien sur sa page Facebook, on peut se demander si c’est un positionnement « normal » pour la coprésidente d’un parti qui prône le vivre-ensemble en Belgique — je parle évidemment de Zakia Khattabi.

On peut se demander comment cette candidate qui cherchait une nomination à la Cour constitutionnelle belge travaillait avec des cadres  fréristes ou islamistes  belges qui portent le signe « rabi3a » (signe de ralliement surtout utilisé par les Frères musulmans, par Erdogan à Ankara), comme Jamal Ikazban (PS) à Bruxelles et le président du CCIB, comme le montre une photo trouvée sur sa page Facebook, mais supprimée depuis.

Les islamistes en Belgique sonnent la mobilisation, appuyés par leurs «collabos» gauchistes. Ils assurent que les musulmans sont «persécutés», «criminalisés». Ces mots ont été répétés, notamment par Zakia Khattabi qui incarne cette implantation de l’islam politique, qui joue sur la victimisation du musulman-e- pratiquant-e.

Cette stratégie qu’on pourrait qualifier d’antilaïque était assumée par cette dirigeante musulmane qui était au sommet de son parti politique (Coprésidente d’Ecolo entre  mars 2015 et septembre 2019). Il y a trois ans, la coprésidente Zakia Khattabi n’a pas hésité à écarter d’un trait de plume la cheffe de groupe bruxelloise Marie Nagy pour avoir osé questionner la position de la nouvelle direction d’Ecolo sur la laïcité. Marie Nagy était accusée « d’instrumentaliser la laïcité comme une arme contre la communauté musulmane. »

Sa collègue Nagy avait donc publié une carte blanche dans le célèbre journal belge Le Soir. Zakia n’a pas supporté l’opinion divergente, elle a immédiatement démis la traîtresse, pourtant militante puis mandataire depuis 1982. La brutalité de la méthode rappelle les pratiques dans les dictatures musulmanes.

Même si aujourd’hui Zakia Khattabi renonce à devenir juge. Pourtant, en Belgique le ver était dans le fruit depuis longtemps. Ces groupuscule des femmes gauchistes féministes « progressistes » sont obsédées par les djihadistes, les islamos, les frères musulmans, le keffieh, les palestiniens, les dictatures, les immigrés mais aussi… oups… à la soumission à l’islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

  • (1)En 2010, sa famille, qui tentait discrètement de le faire libérer, obtient l’appui du ministère belge des Affaires étrangères et d’organisations de défense des droits de l’homme, préoccupés par son état de santé. Une campagne le présentant comme une victime de la dureté des prisons irakiennes avait fait l’objet d’une campagne de libération intitulée Sauvons-le soutenue par plusieurs parlementaires belges des partis Ecolo, CDH et PS (notamment Zoé Genot).
  • (2)Arrêté en février 2005 à Ramadi en Irak, il est condamné à 20 ans de prison pour usurpation d’identité et appartenance à Al-Qaïda avant d’être détenu trois ans dans la prison d’Abou Ghraib, ainsi qu’à Camp Bucca. Remis aux autorités irakiennes après la fermeture de la prison d’Abou Ghraib, il est condamné à perpétuité, peine revue, ramenée ensuite à dix ans de prison.
  • (3)En 2015, Oussama Atar devient le chef de la branche de l’Amniyat — le service de renseignement de l’État islamique — chargée de mener les opérations terroristes en dehors des territoires contrôlés par l’État islamique10. Ses adjoints sont Boubaker El Hakim, Abdelnasser Benyoucef et Samir Nouad.
  • (4)Ce belge est chargé de la supervision des attentats du 13 novembre 2015 en France. Quelques mois plus tard, il est également impliqué dans les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui, morts en kamikazes à Bruxelles, sont ses cousins éloignés. Son nom apparaît également dans l’enquête sur la cellule de Verviers

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