Publié par Rosaly le 1 juin 2020

Si pour certains dirigeants, notamment le PM hongrois Viktor Orban et le Président Trump, l’immigration de masse et la dépendance de l’Occident à l’égard de la Chine et de l’Inde dans la fabrication de médicaments – l’un des effets néfastes d’une mondialisation sauvage, d’une sinisation quasi exclusive de l’économie mondiale – sont deux facteurs majeurs dans la propagation du virus, pour Theresa May, l’ex-PM britannique, ce sont les forces du Nationalisme et du Populisme qui doivent être blâmées.

Dans un éditorial, publié le 6 mai dernier dans The Times, intitulé « Le nationalisme n’est pas l’allié dans cette bataille sans frontières » (Nationalism is No Ally in This Battle without Borders), Theresa May avait pointé du doigt le nationalisme populiste, tout en faisant l’éloge d’organisations internationales comme l’OMS. Sournoisement caustique, elle fit remarquer que la pandémie avait frappé le monde à un moment où un « président américain » avait été élu sur le slogan « America First ».

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Dans un contexte de politiques populistes répandues dans de nombreux pays, la recherche de solutions politiques aux défis économiques et sociaux est devenue une compétition d’absolus. Une politique polarisée s’est installée. Elle voit le monde à travers un prisme de gagnants et de perdants et considère le compromis et la coopération comme des signes de faiblesse.

Theresa May a accusé les nationalistes de saper les institutions internationales, pourtant les plus aptes à gérer la crise, selon son auguste avis …

L’incertitude des gouvernements nationaux, quant à la manière de lutter contre le virus exacerbe le virage vers le nationalisme et l’absolutisme, et cela émascule les institutions qui nous servirent si bien au fil des décennies.

En revanche, Theresa May salua les « grandes institutions multilatérales » telles que les Nations Unies, l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

D’après Theresa May, les pays devraient plutôt s’unir autour de « grandes institutions multilatérales » telles l’OMS au lieu de critiquer la Chine.

Envolée l’idée que les pays réussissent mieux en travaillant ensemble pour résoudre des problèmes communs, même si cela exige parfois de sacrifier des avantages apparents à court terme pour le plus grand bien de tous.

Le fait que l’OMS ait été reconnue coupable d’avoir diffusé au début de la pandémie la propagande du gouvernement chinois, minimisant la menace posée par le virus, fut totalement occulté dans son éditorial. Theresa May ne semble guère concernée par les liaisons dangereuses entre l’OMS, la « blanche colombe » et la très « démocratique » Chine rouge.

L’attitude de l’UE envers la Chine est tout aussi bienveillante. Elle doit ménager la susceptibilité du gouvernement chinois, trop d’intérêts économiques et personnels sont en jeu. Le bal des Hypocrites reprend de l’intensité.

Entrée dans la danse pro-Pékin, Theresa May déclara que le Royaume-Uni ne devrait pas laisser les « relations spéciales » qu’il entretenait avec les USA empêcher la Grande-Bretagne de forger des « relations diplomatiques et commerciales » plus étroites avec la Chine… Elle admit, toutefois, que le virus provenait à l’origine de la Chine et que les Etats-Unis avaient raison de remettre en question le rôle du gouvernement chinois dans la propagation de la pandémie.

Selon Theresa May, la question ne devrait pas être « de quel côté êtes-vous ? » mais «comment pouvons-nous travailler ensemble pour nous engager avec la Chine, afin de nous assurer qu’elle adopte des normes plus élevées en matière de propriété intellectuelles, d’émissions de carbone, de droits de l’homme et de sécurité régionale ?»

C’est beau de rêver … l’impossible.

En avril dernier, Nick Timothy, l’ancien chef de Cabinet de Theresa May, appela le gouvernement britannique à cesser de ramper devant le Parti communiste chinois.

Cette politique servile, initiée selon le conseiller par David Cameron, ex-figure clé du parti Conservateur, désignée sous le nom d’opération Kowtow – en référence à l’acte de prosternation rituelle devant les empereurs chinois d’autrefois – fut poursuivie par Theresa May.

Dans un article publié par « The Telegraph », Nick Timothy décrivit comment les agences de renseignement britanniques, lors d’une réunion avec le gouvernement, l’avertirent en vain sur les intentions peu amicales de la Chine, notamment comment « Pékin espionnerait la Grande-Bretagne … volerait les secrets militaires et commerciaux … [et] utiliserait son pouvoir économique pour exercer une pression géopolitique sur lui » – mais les ministres du gouvernement se contentèrent d’écouter poliment et ne tinrent pas compte des avertissements.

L’attitude officielle, poursuivit Nick Timothy, citant un participant à la réunion, fut :  « De toute façon, la Chine agira ainsi, dès lors, nous pourrions aussi bien prendre leur argent. »

« Cette poursuite des intérêts économiques – du moins, des intérêts économiques à court terme – sur la sécurité nationale et les impératifs géostratégiques ont abouti à un « accord cynique » qui permettait au gouvernement britannique de continuer sa chasse aux investissements chinois, quitte à se mettre à la merci d’un gouvernement brutal et autocratique » ajouta Nick Timothy.

La conviction de l’ancien chancelier de l’Echiquier, George Osborne, sur l’importance pour la Grande Bretagne de devenir « la meilleure amie de la Chine » en Occident, fut un facteur clé dans la poursuite de cette politique courtisane, des plus avilissantes.

Pour Timothy, il est désormais évident que la Chine est un rival stratégique de l’Occident. Ses mensonges sur la gravité du virus au début de l’épidémie, le fait de bâillonner les médecins, qui tentèrent de mettre en garde contre la dangerosité du coronavirus, permirent à des centaines de milliers de personnes de quitter Wuhan et de répandre le virus à un niveau international. Il serait grand temps temps d’inverser la politique britannique d’apaisement et d’arrêter de quémander.

Autrefois, puissant empire et maître du monde, la Grande-Bretagne d’aujourd’hui n’hésite pas à s’aplatir devant la Chine communiste et à ramper devant le monde musulman : les intérêts économiques priment sur la sécurité de la nation et de son peuple.

L’aversion de Mrs May pour l’indépendance nationale et son amour pour les organisations internationales expliquent sans doute pourquoi elle échoua à tenir sa promesse au peuple britannique de mettre en oeuvre le Brexit.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Sources :

  • «Ex-PM Theresa May blames Nationalism for Coronavirus» (Breitbart)
  • «Operation Kowtow» – Ex-PM May’s Top Adviser admits UK submission to «Brutal Chinese Regime was naive.» (Breitbart)

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