Publié par Dreuz Info le 3 juin 2020

Le gouvernement socialo-communiste espagnol, sous couvert de « l’état d’alarme », prend des mesures inquiétantes, de nature sectaire pour ne pas dire totalitaire :

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  • Contrôle des organes de presse officiels en nommant arbitrairement une Directrice Générale communiste, sans respecter l’obligation d’organiser une sélection, via appel à candidats et désignation d’un jury pluraliste chargé d’évaluer les candidats. Purges implacables dans les rangs des journalistes.
  • Contrôle de l’institution officielle des sondages publics, en virant l’ancien responsable et en désignant « un expert », réputé pour sa fidélité au Parti socialiste. Changements des méthodes de sondages et publication à la carte de résultats plus que positifs pour l’action gouvernementale qui, par exemple, lors des dernières élections ne se sont pas vérifiés. 
  • Occupation quasi permanente des écrans TV par les membres du gouvernement  qui expliquent prioritairement combien l’action gouvernementale est bénéfique pour le pays et combien l’action de l’opposition  est irresponsable .En deux mots, c’est nous ou le chaos.  Le 1er Ministre Sanchez, depuis la crise COVID19,  s’est adressé 15 fois à la population alors que dans le même laps de temps, Macron 4 fois, Merkel 9 fois.
  • Communication sélective. Suppression momentanée (?) du portail de la transparence auquel chaque citoyen a normalement accès pour obtenir l’inventaire des mesures prises par les institutions officielles. Conférences de presse télématiques avec sélection des « bonnes questions » (posées à l’avance par les journalistes « progressistes ») et oubli régulier des « mauvaises » (aussi posées à l’avance  par les journalistes « de droite »). Devant le tollé, changement de méthode  avec sélection plus ouverte mais réponses ne pouvant être discutées.
  • Gouvernement par décrets-loi, non soumis à l’approbation du Parlement sous couvert de l’Etat d’Alarme. Les décrets-loi doivent, en principe, viser la situation qui justifie l’état d’alarme. Mais, par exemple, dans l’un d’entre eux, nomination, de Pablo Iglesias, 2ème V-p du gouvernement,  néo-communiste bolivarien, ouvertement pour l’abolition de la royauté et la restauration de la république, grand défenseur du régime vénézuélien  et justifiant les assassinats terroristes de l’ETA, donc nomination au Comité National de Sûreté où les responsables des services secrets, de l’armée, de la Guardia civil et de la Police nationale, informent les ministres responsables de l’intérieur, de l’armée, de la justice  et Le 1er ministre, de la situation et des actions prises en matière de risques, tel que le terrorisme  ou la participation de l’armée espagnole en Afghanistan, etc. Iglesias a pour compétences les matières sociales.
  • Accords secrets : le gouvernement de Sanchez dispose d’une majorité relative, le propre parti de Sanchez (PSOE) étant le parti au pouvoir avec le plus faible nombre de députés dans l’histoire de la démocratie espagnole(à partir de la mort de Franco) Donc, pour rester au pouvoir, il doit continuellement « acheter » le vote ou « l’abstention » de petits partis comme par exemple Bildu. Bildu est un parti  basque qui justifie le terrorisme, rend hommage aux assassins en prison et dont le leader fit de la prison pour terrorisme. Il y a peu, Sanchez obtint  la prorogation de l’état d’alarme, Bildu qui avait réservé sa position s’abstenant lors du vote. Le lendemain du vote, Bildu et Podemos (en fait Iglesias) sortent dans une conférence de presse un document signé dans lequel Sanchez, Iglesias et Bildu s’engagent à réformer intégralement la loi sur le travail. Le parlement n’était pas au courant, l’opposition non plus, les députés PSOE non plus et la toute grande majorité des ministres du gouvernement. Il faut savoir que toucher à cette loi , dans le sens où Podemos veut le faire, c’est rigidifier  le marché du travail et contraire aux réformes que l’UE demande pour accorder un aide financière aux États en difficulté, ce qui est le cas de l’Espagne.

Quant à la séparation des pouvoirs, elle est ignorée par une série de décisons qui n’ont d’autre but que de mettre le pouvoir judiciaire et l’institution militaro-policière sous le contrôle politique du gouvernement de Sanchez.

  • La justice. Nomination de Dolores Delgado comme « Fiscal general », çad comme responsable suprême du Ministère public, tous les procureurs ou substituts étant placés sous son autorité. Delgado, juge de formation, était jusqu’il y a 4 mois, Ministre de la justice, étant une fidèle socialiste, toute dévouée à Sanchez. Durant son court ministère, elle réussit l’exploit d’être deux fois blâmée officiellement par le Parlement pour ses actions, évidemment téléguidées par Sanchez-Iglesias.
  • L’Avocacia de l’Estado. Une institution spécifique  espagnole qui a pour rôle de fonctionner comme « un bureau d’avocats officiel », fournissant avis aux diverses institutions étatiques, au gouvernement  et pouvant se porter partie lors de procès où l’intérêt public est en jeu. Lors du procès contre les « putschistes catalans », l’avocacia de l’estado avait suivi le Procureur du Ministère public dans son accusation de rébellion. Sanchez, qui avait besoin du vote de ERC, Gauche républicaine catalane, dont le leader était en prison, demande, via Delgado, au responsable de l’avocacia de changer l’accusation de rébellion » en « sédition » (charge moins grave pénalement), ce qu’il refuse de faire. Il est viré et est remplacé par une autre avocate qui accepte. Cette dernière, récemment, avait également refusé de prendre une position  conforme  aux souhaits du gouvernement. Elle démissionne et est remplacée par une autre qui, à première vue, est à la botte de Sanchez. L’avocacia del Estado met maintenant en cause l’enquête de la juge d’instruction qui met en examen le Délégué du gouvernement pour la région de Madrid et demande au Ministère public « d’archiver » le dossier. 

     L’avocacia del Estado se transforme en « avocacia del govierno », ce qui est très différent.

  • La Guardia Civil. Le ministre de l’Intérieur met à pied, avec effet, immédiat deux hauts responsables de la Guardia Civil, argumentant qu’il n’avait plus confiance en eux. Dans la foulée, un troisième haut responsable démissionne, en protestation contre cette mesure. Tout indique que le Ministre avait demandé le dossier de l’enquête, réalisé par la guardia civil à la demande de la juge d’instruction examinant le délégué du gouvernement, ce que le responsable avait refusé, sous motif du secret de l’Instruction.

Maintenant le Ministre de l’Intérieur, pour justifier l’élimination de la « coupole » de la guardia civil, clame qu’il ne peut fonctionner qu’avec des personnes qui ont sa confiance. Quid de la neutralité de l’Institution ?

Et, comme par hasard, Iglesias, dans le cadre du Parlement, accuse VOX le parti le plus à droite de rêver de faire un coup d’État, sans oser joindre l’action à la parole. Et ensuite, la rumeur est lancée, en devenant plus forte, que l’Espagne s’était trouvée devant un risque de coup d’État. La justification rêvée pour justifier l’épuration en cours dans les rangs de la Guardia Civil et mettre l’institution militaro-policière à la botte du gouvernement.

Un coup d’état en douce qui, peu à peu, se met en place. Sans doute pour permettre l’instauration de la « Nouvelle Normalité ».

Chaque jour, on en sait plus.

Concernant les destitutions au sommet de la « guardia civil », c’est la Directrice générale  qui a été l’exécutrice des hautes œuvres. Socialiste bon teint, elle était jusqu’à l’année dernière sous-déléguée du gouvernement de Sanchez pour Malaga. Elle s’était présentée aux élections municipales, briguant la mairie de Malaga, ville importante. Recalée !

Il y a trois mois, le Ministre de l’Intérieur de Sanchez la nomme Directrice Générale de la Guardia Civil. Il faut savoir que les socialistes espagnols, comme les socialistes belges en son temps, ont une aversion profonde pour une institution militaro-policière, échappant par sa nature et ses traditions au contrôle politique de la particratie. Ils ont donc exigé, lors du « retour à la démocratie » qu’un civil soit mis à la tête de l’institution, ce civil étant désigné directement par le gouvernement.

Les socialistes, sous Felipe Gonzalez, avait fait très fort. Via un célèbre bureau  de chasseur de têtes, ils avaient recruté un dénommé Roldan, Ingénieur Civil, avec diplômes complémentaires  et un pedigree impressionnant. Quelques années plus tard, une enquête est ouverte, suite à la découverte de facturations « spéciales ». Il en ressort que Roldan qui devait approuver toutes les commandes de la Guardia Civil, armes, véhicules, blindés légers, ordinateurs matériel de bureau, percevait une commission sur toutes les commandes.

Roldan disparaît dans la nature mais envoie un communiqué aux médias pour dire que si d’aventure, on trouvait son cadavre, ce ne serait pas parce qu’il se serait suicidé, ajoutant comme assurance-vie, qu’il avait un dossier sur les « gouvernants », déposé chez un notaire. L’enquête révèle également que tous les titre universitaires de Roldan étaient faux. Plusieurs années après, Roldan est arrêté en Amérique du Sud et, dort maintenant en prison. Un vrai scénario de roman.

Pour en revenir à l’actualité,  les No 2 et 3 , et le colonel de Los Cobos, l’officier avec le plus de prestige  sont dégommés. 

La tradition de la Guardia Civil (176 années d’existence) veut que automatiquement les remplacements se fassent en suivant l’ordre hiérarchique, ce qui récompense les compétences et le mérite et évite également les nominations arbitraires. Normalement les No 4, 5 ou 6 devraient prendre la relève. Ce sont aussi les plus hauts gradés qui restent .

Mais Marlaska, le Ministre de l’Intérieur proclame qu’il a le droit de constituer une équipe qui a sa totale confiance, ce que Sanchez approuve, et il aurait choisi, selon la presse,  pour commander opérativement les No 7 et No 9 de la hiérarchie. Ces deux officiers vont recevoir une promotion éclair car il serait inconcevable qu’avec un rang inférieur, ils donnent des ordres à des supérieurs hiérarchiques. En fait, une opération de politisation de la Guardia Civil, une grande première, avant sans doute de lui enlever ses compétences militaires et en faire une institution uniquement policière, pour ensuite la fondre dans la Police Nationale, à l’instar de ce qui s’est fait en Belgique avec la Gendarmerie.

Quant à « la Directrice Générale », les différentes associations de Guardia Civil ont une très mauvaise opinion d’elle. La critique la plus répandue, c’est qu’en trois mois, elle n’est sortie de son bureau que pour assister à des cérémonies.

Jacques Ronsse

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