Publié par Dreuz Info le 4 juin 2020

Ce n’est qu’un mot, parfois quelques mots, si peu de choses au fond, une épiphanie peut-être, au milieu de ces flots d’argents qui inondent les campagnes électorales, au milieu des intrigues, des coups bas, des big data, des manipulations. Qui est à l’œuvre ? Qu’est-ce qui fait qu’une vérité, non pas comme le pétale superfétatoire qu’est le papillon posé sur la fleur, mais comme le grain de sénevé, prospère ?

Quand Joe Biden lance à l’afro-américain Charlamagne tha God lors d’une interview le 22 mai sur une radio New-Yorkaise : « Si vous avez un problème pour décider si vous êtes pour moi ou pour Trump, alors vous n’êtes pas Noir » (you ain’t black), est-ce un de ces moments épiphaniques au sens joycien que nous vivons ? Quoi qu’il en soit la vérité des arrière-pensées de la fameuse « politique des identités »[1] est là : l’essentialisation des noirs. Un « bon noir » vote Démocrate sous-entend Sleepy Joe, pourtant 1,3 million de Noirs américains ont déjà voté pour Trump en 2016.

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Ainsi nous découvrons, le vrai visage de cette idéologie globaliste, ouverte, progressiste qui instrumentalise les minorités et voue les indignes au panier, celui des électeurs de Trump qu’en se pinçant le nez, Hillary considérait comme un « panier de minables ».

Dans l’actualité un clou chasse l’autre. Des Démocrates soufflent aujourd’hui sur les braises d’un drame – la mort d’un homme – et propagent les émeutes à travers les Etats-Unis, comme l’inénarrable Maire de Chicago Lori Lightfoot, « victime intersectionnelle » par essence parce que femme, noire et lesbienne qui lance au Président Trump : « F*** You », à la suite des premières émeutes de Minneapolis – ville où est mort Monsieur Floyd pendant son interpellation par des policiers aujourd’hui limogés.

Ces événements suffiront-ils à effacer les terribles révélations des arrière-pensées démocrates vis-à-vis de leurs obligés afro-américains ainsi que l’a révélé Joe Biden malgré lui ? Les quartiers noir-américains une fois de plus à feu et à sang avec l’aide d’activistes issus d’autres Etats, ce qui est fondamentalement interdit par la loi fédérale. Le procureur général William Barr a annoncé samedi qu’il poursuivra les émeutiers professionnels et Antifa qui franchissent les frontières de l’État pour participer à de violentes émeutes. Des violences qui sèment le chaos et déshonorent la mémoire de George Floyd comme vient de le déclarer le Président Trump.

Souvenons-nous des manifestations monstrueuses qui eurent lieu à la suite de l’élection de Trump, des violentes émeutes déclenchées à la moindre occasion, après huit ans de présidence Obama, une partie de la communauté noire, à travers le mouvement Black Lives Matter, apparaissait déjà comme, tout, sauf apaisée.

Pour la plupart des Démocrates, une partie de l’Establishment et de l’Etat profond, tous les coups sont permis. « Une immense opération de déstabilisation a été lancée contre Donald Trump bien avant qu’il soit élu Président », rappelle Guy Millière dans les colonnes de Dreuz Info[2]. James Comey, patron du FBI, et son adjoint Andrew McCabe ont utilisé un dossier de désinformation commandé par Hillary Clinton et le parti démocrate à un ancien agent britannique, Christopher Steele, qui avait gardé des liens avec les services secrets russes. Ils ont certifié qu’il était authentique, pour demander des écoutes de l’équipe de campagne de Donald Trump. David Horowitz parle d’« Actes de trahison »[3], dans Frontpagemag et le New York Post titre : « Non, l’ObamaGate n’est pas une théorie conspirationniste. »[4] La presse française y compris la presse en ligne n’en pipe mot sauf pour dire que c’est une théorie complotiste ou un délire « du Donald ». En France seul André Bercoff sur Sud Radio invite Charles Gave pour en parler librement et sérieusement.

Il fallait salir et diffamer Trump pour le faire perdre dès les primaires, une fois candidat une opération de longue main s’est ensuite poursuivie, beaucoup l’ont ressentie comme ça. Heureusement tout a échoué. Hillary, c’est plus fort qu’elle, parle de « basket of deplorables » (un panier de minables) lors de son discours du 9 septembre 2016 pour évoquer les supporters de son adversaire – trahissant à la fois une condescendance et une arrogance élitiste. Dès lors, ce jaillissement : « basket of deplorables », comme une épiphanie, prospère. Encouragés par Trump, ses électeurs embrassent l’injure, la portent comme une médaille. Et c’est l’Amérique tout entière qui, le 8 novembre 2016, a un nouveau visage.

Côté gouvernement sortant il fallait le faire tomber par tous les moyens, et tout faire pour que leurs crimes ne soient pas découverts. Ils pensaient que Donald Trump serait battu, nous sommes en novembre, il leurs reste plus de trois mois d’ici février pour agir aux commandes de l’Etat, à commencer par la rétention d’information.

Tout sera fait pour destituer le nouveau Président, mais le fameux impeachment a fait pschitt[5]et aujourd’hui ils paniquent. Mais heureusement l’Etat profond protège son totem. «Le système de justice ne doit pas servir des fins politiques» vient de déclarer le procureur général.

Il y a quelque chose du Gatsby de Fitzgerald dans Trump, quoi qu’il fasse, il ne sera jamais légitime aux yeux des grandes familles de la côte Est. Celui qui ira à l’université dans le Bronx d’où venait son père, aura beau planter sa Trump tower au cœur de Manhattan, rien n’y fera. Les Trump ne prennent pas leurs quartiers d’été dans les Hamptons à Long Island. 

Mais celui qui a levé l’espoir est devenu dès l’Inauguration Day une réalité. Donald Trump a réussi à conquérir le cœur du peuple quand dans la fiction Gatsby échoue à reconquérir définitivement celui de Daisy. En reprendra-t-il pour quatre ans ? La dernière sortie de Joe Biden : « si vous votez Trump vous n’êtes pas noir » pourrait jouer en sa faveur. A moins que Sleepy Joe ne soit qu’un leurre qu’on remplacerait in extremis ? Allez savoir !

Prêtant serment ce désormais fameux 20 février 2017, devant le Capitol, Jour de l’Inauguration, une main posée sur deux bibles que tient son épouse Mélania, radieuse, celle utilisée par Abraham Lincolm et celle que lui avait offerte sa mère, Donald Trump termine par la formule : « So, help me, God. » Puis le 45ème Président prononce son discours face à l’esplanade noire de monde.[6]

« Tous les quatre ans, nous nous rassemblons pour mener à bien, en bon ordre et dans la paix, le transfert du pouvoir, et nous sommes reconnaissants au président Obama et à la première dame Michelle Obama pour leur aide gracieuse tout au long de cette transition. Ils ont été magnifiques. » (Et il se tourne vers eux pour les remercier. Jusque-là tout allait bien dans le discours « du Donald ».)

« La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois une signification très particulière, poursuit le nouveau Président, parce qu’aujourd’hui, nous ne nous contentons pas de transférer le pouvoir d’une administration à une autre, ou d’un parti à un autre, mais nous transférons le pouvoir de Washington, D.C. et nous vous le rendons, à vous le peuple américain. » (We are transferring power from Washington, D.C. and giving it back to you, the American People.)

« Pendant trop longtemps, un petit groupe dans la capitale de notre nation a récolté les fruits du pouvoir alors que le peuple en faisait les frais.
Washington resplendi – mais le peuple n’a pas partagé sa richesse.
Les politiciens ont prospéré – mais les emplois sont partis et les usines ont fermé.
L’Establishment s’est protégé, mais n’a pas protégé les citoyens de notre pays.

« Ce qui importe vraiment, ce n’est pas de savoir quel parti contrôle notre gouvernement, mais si notre gouvernement est contrôlé par le peuple (people).
Le 20 janvier 2017, on se souviendra du jour où le peuple est redevenu le dirigeant de cette nation.
Les hommes et les femmes oubliés de notre pays ne seront plus oubliés.
Maintenant, tout le monde les écoute.
(Autant dire que Carter, Clinton, Bush junior et même Obama, sont blêmes.)

« Leurs victoires n’ont pas été les vôtres ; leurs triomphes n’ont pas été vos triomphes ; et bien qu’ils les aient célébrés dans la capitale de notre pays, il n’y avait pas grand-chose à célébrer pour les familles en difficulté partout dans le pays.
Que tout change – à partir d’ici et maintenant, parce que ce moment est le vôtre : il vous appartient.
 »

Finalement Trump n’a pas déçu ses électeurs. Bret Easton Ellis le cite 40 fois dans American Psycho paru en 1991. Dans White paru l’an dernieril écrit : « Chaque fois que j’entendais certaines personnes péter les plombs au sujet de Trump, ma première réaction était toujours : vous avez besoin d’être sous sédatif, vous avez besoin de voir un psy, vous avez besoin d’en finir avec « le grand méchant homme » qui vous aide à concevoir votre vie comme un processus de victimisation ».  Entré dans la littérature, The Great Donald, un Gatsby le magnifique qui finirait bien, est maintenant entré dans l’Histoire. Que Dieu le protège avec l’aide de ses adversaires.

Thierry Martin

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