Publié par Magali Marc le 5 juin 2020

Le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou veut déclarer la souveraineté israélienne sur toutes les colonies juives établies en Cisjordanie depuis 1967, y compris la vallée du Jourdain, cela conformément au plan de Donald Trump pour le Moyen Orient. Une cinquantaine d’anciens ministres et ambassadeurs canadiens ont signé une pétition demandant à Justin Trudeau de condamner énergiquement «l’annexion envisagée par l’État hébreu de territoires occupés en Cisjordanie». « Nous sommes évidemment extrêmement préoccupés par les annexions proposées par le gouvernement d’Israël », a déclaré M.Trudeau, mardi le 2 juin.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Lorrie Goldstein, paru dans le Toronto Sun, le 3 juin.

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La dénonciation d’Israël par Trudeau est-elle en rapport avec la candidature du Canada au Conseil de sécurité ?

Concernant ses efforts afin d’obtenir un siège temporaire de deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies, le problème du Premier ministre Justin Trudeau réside dans les choses qu’il doit dire au nom du Canada pour l’emporter.

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Il n’est donc pas surprenant qu’à l’approche du vote de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la question de savoir si le Canada remportera l’un des deux sièges disponibles (ses rivaux sont la Norvège et l’Irlande), Trudeau ait commencé, comme prévu, à dénoncer Israël.

Lors de son étrange condamnation d’Israël mardi (le 2 juin), prononcée à l’occasion de son apparition quotidienne devant sa résidence officielle – tout en critiquant simultanément la Chine comme si ces deux pays constituaient des menaces égales pour la paix et la sécurité mondiales – M. Trudeau a déclaré que le Canada «déplore» sa proposition d’annexion de certaines parties de la Cisjordanie «occupée».

Le Premier ministre a déclaré qu’il avait clairement fait savoir aux dirigeants d’Israël que ces gestes « allaient retarder toute perspective de paix durable au Moyen-Orient ».

M. Trudeau perpétuait ainsi le mythe selon lequel les nations arabes et musulmanes, qui se font sans cesse la guerre, transformeraient comme par magie leurs épées en socs de charrue et leurs lances en serpes, si un État palestinien indépendant et viable était créé qui vivrait en paix à côté d’un État d’Israël en sécurité.

C’est ce que souhaite toute personne raisonnable.

Mais toute personne qui connaît l’histoire sait qu’il est mensonger et sournois de la part de M. Trudeau de suggérer que la création d’un État palestinien apportera une paix «durable» au Moyen-Orient.

Trudeau est libre de critiquer Israël, comme tout autre dirigeant. D.ieu sait qu’ils ne s’en privent pas.

Mais dans le monde de la realpolitik, M. Trudeau, le cabinet du Premier ministre et les bureaucrates du Ministère des affaires étrangères savent très bien que cette critique d’Israël aux Nations Unies se produit dans un contexte bien particulier.

C’est-à-dire le contexte dans lequel l’Assemblée générale des Nations Unies et ses organismes, comme le Conseil des droits de l’homme, sont des nids de vipères carburant à la haine des Juifs, dominés par certaines des dictatures les plus brutales et les plus haineuses du monde, qui désignent hypocritement l’État d’Israël et le dénoncent parce qu’il est le seul État juif au monde.

Comme l’a rapporté UN Watch, lors de la session 2019-20 de l’Assemblée générale des Nations Unies, 18 résolutions condamnant Israël ont été adoptées.

En comparaison, il y en a eu sept pour toutes les autres nations de la planète : une pour l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, le Myanmar, les États-Unis et deux pour la Crimée.

En 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté 21 résolutions condamnant Israël et six autres pour le reste du monde (une pour l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, la Russie, le Myanmar et les États-Unis).

Elle n’a adopté aucune résolution pour des pays aussi violateurs des droits de l’homme que l’Algérie, la Chine, l’Irak, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Somalie, la Turquie, le Venezuela et le Zimbabwe.

En mars 2019, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a condamné Israël dans cinq résolutions, une pour l’Iran, et zéro pour la Chine, l’Arabie saoudite, le Zimbabwe, la Turquie, le Pakistan, Cuba et d’autres nations parmi les pires violateurs des droits de l’homme dans le monde.

Trudeau et le Canada ne sont pas les pires en ce qui concerne le traitement injuste d’Israël par l’ONU. Le Canada a soutenu Israël lors de votes importants.

M. Trudeau a dénoncé le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions comme étant antisémite et une tentative de diaboliser et délégitimer Israël, tout comme le Parlement canadien, et s’est prononcé contre l’ignoble mouvement de la Semaine contre l’Apartheid israélien.

Mais ne vous méprenez pas.

En condamnant Israël quelques semaines à peine avant que les membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ne votent sur l’opportunité d’accorder au Canada un siège au Conseil de sécurité, M. Trudeau se soumet à une organisation qui a une longue, flagrante et indéniable histoire de haine envers le seul État juif au monde.

On aimerait qu’il fasse preuve de plus de force et de détermination.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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