Publié par Magali Marc le 16 juin 2020

L’utilisation de la propagande et de la désinformation par Pékin, tant en ce qui concerne la pandémie du virus de Wuhan que la mort de George Floyd, pourrait, en fin de compte, s’avérer contre-productive. Il semble que la Chine s’isole de plus en plus. Même l’Union européenne a décidé de lui tenir tête en ce qui a trait aux règles régissant l’administration d’Internet.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Con Coughlin*, paru sur le site du Gatestone Institute, le 11 juin.

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La Chine regrettera d’avoir chercher à utiliser les émeutes raciales aux États-Unis pour marquer des points

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La guerre de propagande offensante que la Chine a lancée contre les États-Unis au sujet du meurtre de George Floyd n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite de Pékin de se venger de Washington pour avoir soutenu les militants pro-démocratie de Hong Kong.

Au plus fort des manifestations pro-démocratiques de Hong Kong l’année dernière, un certain nombre de politiciens américains des deux partis ont exprimé leur soutien aux militants.

En novembre, le président américain Donald Trump a signé deux projets de loi soutenant les manifestants pro-démocratie de Hong Kong, défiant les appels de la Chine à les bloquer.

Les militants ont également reçu le soutien de la présidente de la Chambre des Représentants américaine, Nancy Pelosi, qui a décrit les manifestations comme « un spectacle magnifique à voir ».

Plus récemment, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a pris la défense des 7,5 millions d’habitants du territoire après que le parti communiste au pouvoir en Chine (PCC) ait unilatéralement imposé de nouvelles mesures de sécurité qui ont sapé le statut semi-autonome de Hong Kong.

« Les États-Unis sont aux côtés du peuple de Hong Kong dans sa lutte contre le refus de la Chine de leur accorder l’autonomie qui leur avait été promise », a déclaré M. Pompeo à la fin du mois dernier.

Le secrétaire d’État a ensuite annoncé que le territoire ne bénéficierait plus d’un statut spécial en vertu de la loi américaine, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur le statut de Hong Kong en tant que centre financier majeur, augmentant ainsi la pression sur l’économie déjà chancelante de Pékin.

La politique de plus en plus affirmée de Washington à l’égard de Hong Kong n’a pas été bien accueillie à Pékin, où le président chinois Xi Jinping a imposé avec arrogance les nouvelles lois de sécurité malgré les vives protestations des États-Unis.

Pour tenter de reprendre l’initiative, les dirigeants communistes de Pékin tentent maintenant d’exploiter les troubles civils qui ont éclaté dans l’ensemble des États-Unis à la suite du meurtre par un policier blanc d’un homme noir, George Floyd, qui aurait résisté à son arrestation, pour lancer une offensive de propagande en défense de ses actions à Hong Kong.

Les médias d’État chinois ont faussement accusé Washington d’avoir deux poids deux mesures en soutenant les manifestations antichinoises à Hong Kong et en critiquant le bilan de la Chine en matière de droits de l’homme, alors que Washington fait face aux manifestations antiracistes aux États-Unis.

Dans une tentative effrontée de dépeindre la Chine comme une puissance plus stable que les États-Unis, les chaînes de télévision et les journaux chinois d’État ont diffusé en direct des images des manifestations, avec des scènes de pillages et d’émeutes.

Ils affirment que les citoyens chinois ont applaudi les émeutes, insistant sur le fait qu’elles sont une juste rétribution pour le soutien apporté par l’Administration Trump aux activistes de Hong Kong.

En même temps, les militants du PCC se sont occupés à harceler les politiciens américains sur les médias sociaux, l’agence de presse chinoise Xinhua se moquant du commentaire de Mme Pelosi sur les manifestations de Hong Kong de l’année dernière en décrivant les troubles en Amérique comme « le beau spectacle de Mme Pelosi ».

La campagne de propagande de Pékin visant à associer les émeutes américaines aux manifestations pro-démocratiques de Hong Kong a suscité une réprimande féroce de la part de M. Pompeo : « Comme pour toutes les dictatures de l’histoire, aucun mensonge n’est trop obscène, tant qu’il sert la soif de pouvoir du Parti. Cette propagande risible ne doit tromper personne ».
L’utilisation croissante de la propagande et de la désinformation par Pékin, tant en ce qui concerne la pandémie du virus de Wuhan que le meurtre de Floyd, pourrait s’avérer contre-productive en fin de compte.

Au début de l’épidémie du virus de Wuhan, de nombreux organismes mondiaux étaient prêts à accorder à la Chine le bénéfice du doute, même si des doutes persistaient quant au rôle de la Chine dans la création de la pandémie.

Cependant, plus Pékin tentera de brouiller les pistes concernant l’épidémie et continuera de mener des campagnes de propagande évidente contre ses rivaux géopolitiques, plus il s’isolera.

Il y a déjà des signes en Europe d’un durcissement de l’attitude envers Pékin.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a irrité Washington au début de l’année en poussant à la conclusion d’un accord commercial avec le géant chinois des télécommunications Huawei, a déclaré qu’il réexaminerait cette décision et qu’il prévoyait d’introduire une législation qui limiterait la capacité de la Chine à investir dans des entreprises britanniques.

L’Union européenne a elle aussi soudainement trouvé la force de tenir tête à Pékin, en exprimant son opposition aux projets chinois de réécriture des règles régissant l’administration de l’internet, qui conviendraient bien mieux aux perspectives totalitaires de Pékin.

Tout cela suggère que si Pékin continue d’utiliser la propagande et les fausses nouvelles pour attaquer les États-Unis et ses alliés, il pourrait regretter le jour où il a essayé de se livrer à des jeux politiques en se servant du meurtre d’un Noir américain au Minnesota.

* Con Coughlin est le rédacteur en chef de la rubrique « Defence and Foreign Affairs » du journal The Telegraph et un éminent Senior Fellow du Gatestone Institute.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://www.gatestoneinstitute.org/16102/china-us-protests

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