FLASH
[18:06] L’ex-avocat du FBI qui a falsifié un mandat pour espionner la campagne Trump et son conseiller Carter Page a plaidé coupable : cela confirme que les responsables seront protégés  |  Erdogan dit que la Turquie envisage de fermer son ambassade à Abu Dhabi, de retirer son ambassadeur et de suspendre ses relations diplomatiques en raison de l’accord entre Israël et les Emirats  |  De l’eau dans le gaz : Selon le sondage Rasmussen, les Noirs n’aiment pas trop Kamala Harris. Un tiers hésitent maintenant à voter pour Biden  |  Sondage : les jeunes électeurs aiment le programme de Trump… quand on le leur présente en leur disant que c’est celui de Biden  |  Incroyable ! Joe Biden salue l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis et s’en attribue le mérite !  |  Les Démocrates ont acheté le non de domaine Antifa.com, et l’ont redirigé vers la campagne Biden pendant quelques heures  |  Un groupe marxiste prévoit de faire le siège de la Maison-Blanche pendant 50 jours jusqu’aux élections  |  Au Texas, les joueurs s’agenouillent pour protester contre l’hymne national et se font insulter par le public  |  Nous aurons peut-être des réponses : le FBI se joint à l’enquête sur l’explosion de Beyrouth  |  Le président israélien invite Mohammed bin Zayed des Emirats à visiter Jérusalem quelques heures après l’accord de normalisationLe président israélien invite Mohammed bin Zayed des EAU à visiter Jérusalem  |  La Lituanie désigne le Hezbollah comme une organisation terroriste  |  Ca va faire des étincelles : Les États-Unis ont pour la 1ère fois confisqué 4 navires de combustible iranien en violation des sanctions  |  Après Seattle, les Antifas planifient la création d’une « zone autonome » à Portland, Oregon. Les policiers et l’État Démocrate se sont retirés  |  Les Antifas de Richmond, en Virginie, ont créé une émeute pour soutenir les pilleurs de Chicago  |  Le numéro 2 des Frères musulmans Essam el-Erian meurt dans une prison égyptienne  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gilles William Goldnadel le 22 juin 2020

Je viens de refermer le livre remarquable de Philippe de Villiers sur ces Gaulois réfractaires qui demandent des comptes au nouveau monde. Je ne peux que souscrire au terrible réquisitoire du procureur vendéen quant à la responsabilité impardonnable d’un pouvoir béat pour l’ouverture béante des frontières nationales au virus, puisque je l’ai fait mien à longueur de colonnes.

Mais si le vicomte réfractaire a une belle langue française, elle est aussi vertement gauloise pour dresser jour après jour et avec minutie l’inventaire impitoyable de la tragi-comédie que nous avons vécue et qui a fait des morts par centaines pour cause d’idéologie. Il faut absolument le lire. J’y reviendrai un autre jour, l’actualité présente me faisant hélas commande d’aborder le sujet qui m’oppose amicalement au fondateur du Puy-du-Fou.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Le voeu du réfractaire de sortir de la mémoire pénitentielle tient de l’immense piété.

Dans sa conclusion, Philippe de Villiers voit venir avec espérance, en même temps que la fin des limites, «la fin du progressisme». Et à la page ultime de sa conclusion, il forme ce fol et bel espoir: «Il faudra sortir les nouvelles générations de la mémoire pénitentielle où les ont plongés des bio-historiens qui sont devenus des médecins légistes. Mettons sous les yeux des enfants une histoire qui ne soit plus un tissu de noirceur, mais un livre d’heures.».

Cet espoir est formulé le 7 mai 2020. Il y a un mois et demi jour pour jour. Il se fonde sur le fait que désormais la France et les Français vont pouvoir tirer des conclusions de la folie du nouveau monde sans bornes ni frontières dans lequel nous ont précipité les idéologues mondialistes bornés. Mais c’était sans compter la puissance d’une idéologie mortifère et sans doute suicidaire.

Le simple catalogue médiatique hebdomadaire montre à quel point le voeu du réfractaire de sortir de la mémoire pénitentielle tient de l’immense piété. Il aura suffi de la surexploitation instrumentalisée d’un événement survenu à Minneapolis pour mettre la France à genoux et pas seulement sa police.

Gaston Monnerville aurait été offensé d’être ainsi essentialisé.

Ci-après ce catalogue non exhaustif qui montre combien l’heure est à la repentance névrotique :

Au journal d’Arte samedi soir, le président honni des États-Unis est vilipendé pour avoir programmé son meeting de campagne dans la ville de Tulsa. Celle-ci a connu dans les années 20 de terribles émeutes. Des noirs y ont été assassinés. Pourrais-je suggérer néanmoins à la chaîne franco-allemande dans ce cadre historico-géographique hystérique, que la chancelière Merkel siège à Berlin dans une ville où gouverna jadis l’Antéchrist moderne sans déchaîner autant de passions?

Ce même samedi soir au 20h de TF1, un reportage sans contrepoint sur des étudiants noirs qui veulent absolument appréhender dans leur dimension uniquement chromatique des personnalités françaises et noires. Comme le merveilleux Gaston Monnerville, président du Sénat et opposant distingué au pouvoir, à ses yeux excessifs, du général De Gaulle. J’ai eu l’honneur de le connaître du temps où j’étais l’avocat de la Licra au sein duquel ce grand esprit siégeait. J’affirme qu’il aurait été offensé d’être ainsi essentialisé. Comme encore Alexandre Dumas. Durant le reportage, un étudiant regrette qu’en France, au rebours des États-Unis, l’auteur des trois mousquetaires n’est pas appréhendé par sa couleur de peau. Pardon de ne pas voir Marcel Proust comme un écrivain juif.

Au même moment, sur France 2, visite guidée de la Nantes esclavagiste. De ces rues de négriers et de certains immeubles portant quelques hauts reliefs de tête d’esclaves stylisés. Un historien consulté a la charité de préférer l’explication à leur destruction.

France Inter préfère ouvrir son édition sur une manifestation, contre une éventuelle violence policière datée d’un an plutôt que sur un attentat terroriste londonien avéré commis la veille.

Le lendemain dimanche à 13 heures, France Inter préfère ouvrir son édition sur une manifestation, toujours à Nantes contre une éventuelle violence policière datée d’un an en cours de procédure judiciaire plutôt que sur un attentat terroriste londonien avéré commis la veille par un libyen.

Ce samedi, après que la parole fut donnée à Pascal Blanchard, historien anticolonialiste très engagé, dans son journal de 18 heures, la radio de service public relata à sa manière la tentative de déboulonnage à Lille d’une statue de Faidherbe par des Antifas à laquelle s’étaient opposé quelques individus. Version radiophonique: d’un côté «les antifascistes» de l’autre «des individus d’extrême droite». Seuls les «antifascistes» eurent droit au micro d’État.

Mais le morceau de bravoure de la semaine, toujours sur la même antenne, aura été incarné par l’interview de Kemi Seba, fondateur de la tribu Ka, réputé pour son racisme et son antisémitisme pathologique. Plus grave, l’intéressé qui se déchaîna contre la France fut banalement présenté par la chaîne comme un opposant ivoirien. À la suite de protestations, le directeur de l’information internationale de Radio France publia des regrets dont je cite quelques extraits :«La façon dont Kemi Seba a été présenté et introduit dans le reportage, pose problème et c’est une erreur de notre part. Le problème n’est pas tant de lui donner la parole, ce qu’il exprime au sujet de la France représente un vrai courant de pensée dans cette partie de l’Afrique. Son propos peut déranger mais ne nous semble pas poser non plus problème en soi. (…). En revanche, la façon dont l’extrait sonore a été introduit, pose en effet souci. Il aurait fallu replacer ses propos dans leur contexte plus large, expliquer en effet qu’il est plus qu’un simple activiste, et ses prises de positions antisémites et extrémistes auraient dû être rappelées…»

Ainsi, notre radio nationale ordinairement très antiraciste ne voit pas d’inconvénient à faire parler des antisémites avérés et reconnus. Il est donc des racismes plus tolérables que d’autres.

Pour conclure le débat crûment, je n’ai nulle envie de poser un genou à terre. Il ne m’est jamais venu à l’idée de m’excuser pour la colonisation européenne ni davantage de demander aux Arabes de s’amender pour celle de l’Espagne ou de la Judée. Quelque chose me dit que je ne rencontrerais pas un immense succès.

Nul non plus dans cette étrange et fantasmatique période de repentance pour les fautes ancestrales n’a l’idée toute aussi saugrenue d’exiger du monde arabo-islamique de mettre un genou à terre pour sa terrible traite esclavagiste des noirs et des chrétiens ou encore pour le terrorisme djihadiste.

Alors que le progressisme devenu fou, contrairement aux prévisions du trop rationnel Philippe de Villiers, semble de nouveau progresser dans la folie du racialisme, je souhaiterais laisser le mot de la fin à l’immense acteur Morgan Freeman.

Alors qu’un journaliste lui demande «comment faire cesser le racisme»? La réponse de Morgan Freeman fuse: «En arrêtant d’en parler. Ne vous adressez pas à moi en tant que noir, je ne vous parlerai pas en tant que blanc. Parlons-nous de personne à personne.» Freeman, le bien nommé.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz