Publié par Magali Marc le 27 juin 2020

La Cour d’appel du District of Columbia (DC) a décidé que les poursuites contre Michael Flynn doivent être abandonnées. Le juge Sullivan a encore le droit de demander une audience de tous les juges de la Cour d’appel. Même s’il a arrêté toutes les procédures pour faire semblant de se conformer à la décision, il peut prendre son temps pour examiner quelles sont les options juridiques dont il dispose et ensuite faire traîner les choses jusqu’en novembre. Ce juge, nommé par Barack Obama, peut encore espérer que Joe Biden sera élu président le 3 novembre, ce qui lui offrirait l’occasion inespérée de continuer le procès de Michael Flynn et éventuellement de l’envoyer en prison.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Matt Vespa, paru sur le site de Townhall, le 26 juin.

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Il semble que le juge anti-Flynn pourrait refuser de se plier à la décision de la Cour d’appel et continuer cette mascarade

C’est fini.

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L’ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, est enfin sorti de son purgatoire légal. Comme l’a écrit Katie Pavlich (Townhall, 24 juin), la Cour d’appel du District of Columbia (DC) a finalement décidé que les poursuites contre lui doivent être abandonnées. Ils ont démoli le principal argument avancé par le juge à la retraite, John Gleeson, qui s’était opposé à la motion d’abandon des poursuites contre M. Flynn par le ministère de la Justice.

Ce qui est drôle dans toute cette affaire et qui met en évidence l’incompétence de la magistrature est le fait qu’il n’y avait pas d’affaire.

La motion du ministère de la Justice a exposé des preuves évidentes de mauvaise conduite du Federal Bureau of Investigation. Le procureur a démissionné. La défense n’allait certainement pas rejeter la motion. Toutes les parties étaient d’accord pour abandonner l’affaire.

Pourtant, le juge Emmet Sullivan, qui avait déclaré que Flynn était un traître, a décidé de doubler sa mise. Non seulement il a refusé d’abandonner les poursuites, mais il a demandé à M. Gleeson de se battre contre la motion et d’examiner si M. Flynn pouvait être accusé de parjure!
Pourquoi ? Eh bien, M. Flynn a été contraint de plaider coupable d’avoir «menti au FBI », ce qu’il n’a fait que lorsque le bureau du conseiller spécial l’a menacé de ruine financière.

C’était une chasse aux sorcières politique ; on pourrait parler d’un assassinat politique. Des agents anti-Trump à Washington l’ont piégé à cause de conversations téléphoniques, des appels diplomatiques parfaitement légaux avec l’ambassadeur russe de l’époque, Sergey Kislyak.
Nous savons maintenant, sur la base des notes de l’ancien agent du FBI Peter Strzok, qui a été disgracié, que même James Comey a admis que ces appels n’avaient rien d’incongrus ni même d’inappropriés. Ils étaient «légitimes».

Peter Strzok est également celui qui a donné le feu vert à l’enquête de contre-espionnage du FBI concernant la soi disant collusion russe, qui a déclenché ce cirque en 2016.

Le juge Sullivan a autorisé le dépôt de mémoires d’amicus curiae. Ainsi, tout juriste anti-Trump pourrait s’en prendre à Flynn. Il a externalisé l’accusation. C’était fou.

Au fait, M. Gleeson travaillait comme par hasard pour le cabinet qui représente Sally Yates, la résistante en chef du DOJ, celle qui a refusé d’appliquer le décret de Donald Trump sur l’immigration.

La nouvelle équipe juridique de M. Flynn, sous la direction de Sidney Powell, qui a été constituée en 2019, a déclaré que de nouvelles preuves montreront qu’il a été victime d’un complot fomenté par le FBI.
Cela s’est avéré vrai. James Comey et Andrew McCabe, tous deux anciens fonctionnaires déshonorés du FBI, se sont acharnés sur M. Flynn.

Lorsque le juge Sullivan a tenté de maintenir cette attaque, Me Powell a déposé une assignation en mandamus qui a été accordée par la Cour d’appel, qui aurait pu la rejeter d’emblée.

Alors, ce juge anti-Flynn va-t-il abandonner l’affaire ? Margot Cleveland a écrit dans The Federalist (le 24 juin) qu’il pourrait choisir de continuer cette mascarade :

« …en tant que défendeur à la requête en mandamus de M. Flynn, le juge Sullivan a les mêmes options qu’un plaideur normal, y compris celle de demander la révision de la décision du groupe spécial par l’ensemble du circuit du D.C. ou demander la révision par la Cour suprême des États-Unis.
Étant donné que le juge Robert Wilkins s’est écarté de l’opinion majoritaire, rédigée par le juge Neomi Rao, rejointe par la juge Karen Henderson, M. Sullivan pourrait simplement choisir de défier ouvertement la Cour d’appel. Une telle ligne de conduite serait cependant une erreur, car la juge Rao a rédigé une opinion prudente, axée sur les préoccupations de séparation des pouvoirs, qui a une portée extrêmement limitée. L’opinion majoritaire a éviscéré tous les arguments présentés dans la dissidence de Wilkins.
Il est rare que les cours d’appel fédérales se réunissent pour entendre une affaire de portée limitée, et il serait encore plus rare que la Cour suprême intervienne dans une affaire dont il est peu probable qu’elle se présente à nouveau.
Les chances de succès du juge Sullivan sont donc faibles, et toute tentative d’aller de l’avant maintenant ne ferait que confirmer son parti pris anti-Trump et anti-Flynn déjà bien ancré. La meilleure solution pour M. Sullivan serait d’accéder immédiatement à la demande de rejet du gouvernement qui a encadré ses décisions antérieures et de renoncer à sa nomination d’un amicus curiae, dans un souci de transparence. Ensuite, en feignant le dégoût pour le mémoire présenté par Gleeson, M. Sullivan pourrait se sortir du marécage qu’il a créé.
S’il était avisé, M. Sullivan prendrait également note des preuves disculpatoires supplémentaires qui viennent d’être remises par le ministère de la Justice.»

N’oublions pas comment tout cela est arrivé.

Le FBI a utilisé comme arme une recherche biaisée d’opposition politique d’une campagne électorale appelée le «Dossier Trump», compilé par un ancien espion britannique, Christopher Steele, et financé par les Démocrates et la campagne d’Hillary Clinton. Il a été utilisé pour obtenir un mandat d’espionnage contre l’ancien responsable de la campagne de Trump, Carter Page, pour lancer une opération de surveillance de la campagne proprement dite avec Crossfire Hurricane, et les appels téléphoniques placés par M. Flynn faisaient également partie de cette enquête absurde pour essayer de trouver une collusion russe.

Il n’y en a pas eu.

Il n’y a aucune preuve de collusion entre Donald Trump et la Russie. Et même lorsque le FBI a interrogé M. Flynn à propos de ces appels, les agents ont rapporté qu’ils avaient le sentiment qu’il ne leur mentait pas.

Ce qui nous amène au rapport #302 portant sur l’interrogation de M. Flynn, dans lequel les hauts fonctionnaires du ministère de la Justice ont joué pendant trois semaines avant de le déposer.

La politique du ministère stipule que ces rapports doivent être déposés dans les cinq jours alors qu’il est clair que celui-là a été édité par des hauts fonctionnaires qui n’étaient même pas présents lors de l’interview de M. Flynn, une autre grave incartade.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Sources :

https://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2020/06/26/it-looks-like-the-antiflynn-judge-could-defy-appeals-court-and-keep-this-clown-show-going-n2571387

https://www.americanthinker.com/blog/2020/06/a_userfriendly_analysis_explaining_why_flynns_case_got_dismissed.html

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