Publié par Rosaly le 28 juin 2020

Le chef de la Communication de la présidence turque, Faretthin Altun, a appelé les gouvernements européens et les leaders d’opinions à cesser « de traiter l’islam comme une menace à sa sécurité et les musulmans comme des criminels potentiels ». Il ne manque pas d’air ce suppôt du Sultan d’Erdogan!

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« Ne faites pas cela! L’islamophobie est une menace mondiale qui met en danger la vie de millions de musulmans .» s’exclama-t-il lors d’une réunion-débat en vidéo-conférence organisé pour la présentation du Rapport 2019 sur l’islamophobie en Europe.

Ce rapport annuel avait été lancé par le think-tank turc SETA, proche du gouvernement ((Foundation for Political, Economic and Socila Research) (La Fondation pour les recherches politiques, économiques et sociales). Il fournit des enquêtes spécifiques sur le développement de l’islamophobie dans 32 pays européens.

Insistant sur l’augmentation notable du nombre d’attaques contre les musulmans, les lieux de culte islamiques et les centres communautaires à travers l’Europe, il ajouta que « La fréquence de ces attaques contribue à leur normalisation. »

Il critiqua également les médias officiels, accusés de glorifier le terrorisme d’extrême-gauche.

« Bien que les principaux médias s’opposent à l’islamophobie par souci de rectitude politique, ils n’ont eu aucun problème à glorifier le terrorisme d’extrême gauche, a-t-il déclaré, ajoutant que la sécurisation de l’islam et des musulmans européens est une source de préoccupation. »

Une fois encore, le gouvernement d’Erdogan utilise la stratégie victimaire musulmane habituelle et inverse honteusement les rôles dans le seul but de réduire au silence toute critique de l’islam, voire celle de l’islamisme radical.

S’insurger contre le terrorisme islamiste, avertir sur le danger de l’islam, signaler les versets coraniques haineux, suprémacistes, misogynes, incitant à la soumission et/ou au meurtre des mécréants et des apostats, favoriser une politique anti-djihadiste, en d’autres termes, vouloir protéger nos pays, nos peuples, notre civilisation, nos valeurs judéo-chrétiennes, notre culture gréco-latine, notre foi constitueraient des «incitations» à la haine envers les musulmans, selon ce représentant du sultan d’Ankara, dont le rêve est de rétablir l’empire ottoman. De qui se moque-t-il, ce pleurnichard musulman?

Les non musulmans sont-ils «invités» à baisser la tête et à accepter la nouvelle invasion arabo-africano-musulmane sans broncher? Nous, les citoyens européens, n’aurions pas le droit de nous opposer au communautarisme victimaire musulman, anti-occidental et anti judéo-chrétien, ni au danger d’une islamisation généralisée planifiée de nos pays, qui ne relève en rien d’une fantaisie, mais de la réalité en marche? Nous, Européens, n’aurions que des devoirs?

Vu le nombre d’Européens tués par les djihadistes terroristes islamistes, les loups solitaires d’Allah, les musulmans «psychologiquement perturbés» , ce ne sont pas les musulmans qui sont en danger, mais l’inverse.

Monsieur Altun, vu les discours de haine propagés en Occident dans les mosquées – vous savez ces «casernes» dont les coupoles sont vos casques, les minarets vos baïonnettes et les croyants vos soldats – dixit votre maître, à l’encontre des mécréants, qui accueillent généreusement vos frères en Allah, ce sont nos peuples qui devraient être protégés contre le péril islamique, si nous avions évidemment des gouvernements dignes de ce nom, en lieu et place de dhimmis, tétanisés par la peur de l’explosion de la violence des communautés musulmanes, soi disant victimes d’islamophobie.

Monsieur Altun devrait balayer devant sa porte avant de se plaindre de l’islamophobie en Occident et se poser en donneur de leçons.

Que pense-t-il de la hausse vertigineuse des persécutions envers les minorités non musulmanes dans son pays, notamment les Chrétiens et les Juifs?

Comment explique-t-il cet environnement haineux qui émerge dans son pays et l’enveloppe dans un épais manteau d’animosité, d’aversion, d’intolérance, d’inimitié à l’égard des communautés chrétiennes et juives?

La haine des chrétiens en Turquie a atteint un point tel que les «infidèles» sont même poursuivis au-delà de la tombe. La multiplication des attaques contre les cimetières chrétiens en Turquie ont profondément attristé, ébranlé et angoissé la communauté chrétienne ces derniers mois. Elle ne se sent plus en sécurité.

Les auteurs de ces actes de vandalisme, quand ils sont par hasard arrêtés, sont rapidement relâchés.

Oguzhan Akdin, le meurtrier du prêtre missionnaire italien Andrea Santoro, assassiné en 2006 à Trabzon, remis en liberté surveillée dix ans plus tard, déclara avoir été traité «comme un roi» pendant son séjour en prison. Autorisé à assister aux funérailles de son père en 2013, il fut chaleureusement accueilli pas sa famille, qui l’embrassa sur le front. C’était le retour du «héros»! Il a ôté la vie à un mécréant, un prêtre missionnaire de surcroît! Un acte de bravoure qui l’honore lui et sa famille! Le sens de l’honneur et l’héroïsme selon l’islam!

«Je suis comme un roi. J’ai ma PlayStation, je ne m’ennuie jamais. Ils font toujours ce que je veux. Qui diable était Santoro? Quand je serai libéré, je tuerai le Pape.»

En relâchant le meurtrier d’un prêtre chrétien, traité comme un roi par les autorités carcérales, quel genre de message le gouvernement turc envoie-t-il aux musulmans, qui sont impatients de saisir une «occasion» de tuer des Chrétiens pour plaire à Allah?

Don Santoro était en train de prier dans son église, quand le fondamentalise musulman l’abattit de deux balles. Ces dernières transpercèrent également la Bible en turc que Don Santoro tenait entre ses mains.

Orhan Kemal Cengiz, un avocat turc spécialisé dans les Droits de l’homme, a déclaré à l’agence de presse Bianet que le meurtre de Santoro en 2006, le meurtre du journaliste arménien Hrant Dink en 2007 et le massacre de la maison d’édition Zirve Bible à Malatya en 2007 devraient être analysés ensemble.

Selon Cengiz, l’État turc – y compris la police, l’armée et les services de renseignement – sont impliqués dans les meurtres de chrétiens en Turquie.

«Il semble que le JITEM (acronyme de l’Organisation des services de renseignement de la gendarmerie turque) ait joué un rôle dans ces meurtres, et si la police n’avait pas fermé les yeux, ils ne se seraient pas produits. Et si les services de renseignement avaient voulu les empêcher, ils l’auraient fait, mais ils ont choisi de fermer les yeux.»

«Le dossier judiciaire du meurtre de Don Santoro fut clos extrêmement rapidement, sans que personne ne comprenne quoi que ce soit à propos de ce meurtre.» ajouta Orhan Kemal Cengiz.

Diaboliser les missionnaires chrétiens commes des «menaces nationales.

D’après O.K. Cengiz, les forces de l’Etat turc ont pour mission de cibler et de diaboliser les missionnaires chrétiens en Turquie. Mais l’Etat turc exige des pays occidentaux qu’ils accueillent à bras ouverts les imams turcs, favorisent la construction de mosquées, interdisent toute critique de l’islam et accèdent à toutes les requêtes de la communauté musulmane.

Les attaques physiques et verbales contre les Chrétiens et la Croix à travers toute la Turquie ne sont pas des incidents isolés.

«Ces attaques contre les cimetières rendent la communauté chrétienne de Turquie incroyablement triste et désespérée. La haine des Chrétiens en Turquie est profondément enracinée dans la Société. Les Chrétiens sont vus comme des étrangers et des ennemis.» a déclaré le pasteur Ihsan Özbek , un ex-musulman converti au christianisme, basé à Ankara.

«Les attaques contre les cimetières nous ont rendus inquiets et anxieux », a affirmé Ali Kalkandelen, le pasteur d’Istanbul Yasam Aile Church et président de l’Association des églises protestantes

«De nombreux chrétiens se sentent menacés. Mais nous, les chrétiens, nous essayons aussi de vivre notre vie conformément aux enseignements de la Bible. Nous désirons que la bonté et l’amour grandissent et que la haine et les combats prennent fin. C’est pour cela que nous prions. Nous savons aussi qu’être Chrétien signifie que nous devons faire face à des défis et même pendant ces défis, nous devons aimer tous les gens et glorifier Dieu.»

A. Kalkandelen a aussi suggéré que les Autorités devraient renforcer la sécurité des cimetières et des églises et faire en sorte que les responsables de crimes rendent des comptes.

«Le plus plus important, toutefois, c’est d’enseigner aux gens à aimer, à respecter et faire preuve de tolérance envers ceux qui n’appartiennent pas à leur groupe religieux. C’est pourquoi il ne s’agit pas seulement d’une question de sécurité, mais également d’une politique et d’une attitude de l’État dans son ensemble. Les gens de ce pays devraient apprendre les valeurs universelles, les droits de l’homme et les vraies libertés. Ils devraient savoir que les personnes de différentes confessions, et en particulier les Chrétiens, ne sont ni des monstres ni des ennemis. Nous sommes des gens de ce pays et des citoyens égaux de ce pays. Nous aimons notre pays et nous avons les mêmes responsabilités, devoirs et droits que n’importe qui d’autre.

Les autorités de l’État devraient donner l’exemple et ensuite enseigner ces valeurs au public de manière stratégique et planifiée, par le biais des livres, du système éducatif, du système judiciaire et des médias.» a déclaré A. Kalkandelen.

Quand un musulman se convertit au christianisme, il devient un homme de paix, le coeur rempli d’amour et de compassion pour son prochain.

Quand un non musulman ou un ex-Chrétien se convertit à l’islam, la haine du mécréant envahit son coeur et son esprit est dévoré par l’envie de semer la mort autour de lui. Islam: religion de paix?

Que se cache derrière toutes ces attaques à l’encontre de tout ce qui est chrétien?

«L’environnement de haine en Turquie est la raison de ces attaques.» répondit le journaliste Seyfi Genç.

«Mais cet environnement haineux n’a pas surgi de nulle part. Les semences de cette haine se répandent dès l’école primaire, via des livres pour enfants imprimés par le Ministère de l’Education nationale, dépeignant les Chrétiens comme des ennemis et des traîtres. L’endoctrinement se poursuit par le biais des journaux et des chaînes de télévision en phase avec la politique gouvernementale. Et n’oublions pas les pieux semons à la mosquée et les discussions dans les cafés, qui attisent encore plus cette haine envers les mécréants.»

Dans la Turquie autrefois laïque, la haine des Chrétiens imprègne aujourd’hui tous les segments de la Société: du citoyen musulman moyen au plus haut niveau du gouvernement.

De nos jours, sous la férule du Sultan d’Ankara, les Turcs sont éduqués à haïr les Chrétiens et à rêver à la gloire passée, cette fabuleuse épopée de l’Empire ottoman, où les têtes des infidèles tombaient par millions sous le tranchant de l’élégant sabre ottoman pour la glorieuse cause d’Allah: conquérir les terres des infidèles et les soumettre à la seule vraie religion, celle d’Allah.

Espérons que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE soient réellement au point mort et qu’elles ne se poursuivront pas en catimimi à l’avenir, dès que le charme diabolique d’Erdogan opérera à nouveau. Espoir fragile, car l’UE est obsédée par son élargissement. En plein Covid, elle a donné formellement le feu vert à l’ouverture des discussions en vue de l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie, ce dernier pays à majorité musulmane est dévasté par la corruption de ses dirigeants et gangrené par le crime organisé, dont les cruelles tentacules mafieuses ont déjà envahi nos pays.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Sources :

  • «Europe must stop treating islam as a security threat.» Turkey – TRT World
  • «Attacks on Christian cemeteries alarm Turkey’s Christians.» (Ahvalnews.com Uzay Bulut)
  • «Turkey released killer of Catholic priest: what it means» (CBNNEWS.com Uzay Bulut)

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