Publié par Gilles William Goldnadel le 30 juin 2020

Par peur d’être accusé de racisme, le leader mondial du cosmétique va débaptiser ses produits faisant référence à la blancheur. Pour le chroniqueur et avocat, cette décision aberrante illustre les dérives d’un antiracisme devenu fou.

La décision de L’Oréal de bannir le mot «blanc» dans la présentation de ses produits de beauté n’est pas seulement inepte mais surtout profondément révélatrice du phénomène névrotique auquel nous assistons.

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Peut-être fallait-il cette énième sottise pour aider à comprendre que derrière cette dernière folie, sous couvert d’antiracisme épidermique, ce qui se trame inconsciemment en profondeur, est l’effacement du blanc.

Passons vite sur l’ineptie: interdire le blanc dans son vocabulaire, tel un mot sale et honteux, pour désormais progressivement renoncer au blanchiment dermique qui incarnerait la gêne d’être noir, est privé de tout sens, sinon celui de la pénitence.

Remarquons néanmoins que la maison de beauté n’a pas eu la bonté, dans un bel esprit de réciprocité, de proscrire pour les blancs, malheureux de leur pâleur, les produits à bronzer.

L’être futile sent mieux que quiconque l’air du temps, fût-il ténébreux.

Dans la réalité, il faut replacer l’élimination lexicale du blanc dans un irrésistible mouvement de mode -dans la pire acception du concept d’entraînement de la foule médiatique- qui saisit toutes les grandes firmes internationales pour des raisons de stratégie commerciale, dans la foulée frénétique de l’affaire George Floyd.

L’être futile sent mieux que quiconque l’air du temps, fût-il ténébreux. Mais il faut à présent situer l’éradication sémantique du blanc dans le contexte de repentance maladive actuel pour bien comprendre combien L’Oréal est dramatiquement à la mode.

Ce qui caractérise avant tout l’irrationnelle folie-au sens psychiatrique- de l’actuelle période asymétrique est alors que l’heure est à la précaution à l’égard des populations noires et assimilées, l’indifférence est de mise à l’égard des blancs dont la douleur ou la sensibilité n’est pas reconnue, dans ce monde antiraciste censé ignorer la race.

Tous sont mauvais. Napoléon, Faidherbe ou Colbert.

Exemple les plus récents à l’appui :

Des ligues noires racistes qui se disent africaines, des individus que l’école gratuite et ouverte à tous n’ont pas rendus lettrés, détruisent ou salissent les statues des grands hommes ou des grands militaires de France. Tout est bon, car tous sont mauvais. Napoléon, Faidherbe ou Colbert.

L’autre jour, quelques hurluberlus s’en sont pris à Jacques Coeur. Peu importe que le bourgeois de Bourges n’ait pas connu le colonialisme. Il importe qu’il fût viscéralement français par son nom et blanc par sa peau.

Certains faibles d’esprit de La Ligue Noire Africaine vont même jusqu’à nous expliquer que De Gaulle n’était pas résistant puisqu’il avait fui la France. Ou comment, très exactement, le faux antiraciste prend pour argument celui préféré de l’authentique pétainiste.

Je veux dire ici que, profondément enfoui, cela est idéologiquement parfaitement cohérent: les destructeurs de statues détestent les Français qui résistent aux éléments racistes frénétiquement déchaînés. Ils détestent les Français, ils détestent les blancs.

En détruisant leurs statues, ils arrachent leurs racines et leurs mythes. Ils veulent ainsi détruire le statut et la stature de la France et de la majorité de ses habitants.

Prenez à présent les derniers attentats survenus en Grande-Bretagne. Le plus récent, celui de Glasgow commis vendredi par un migrant soudanais est passé littéralement à la trappe.La question d’un éventuel racisme à l’égard de ses victimes blanches -dont un policier- ne sera pas posée, au risque d’obscénité. Mais la manière dont a été médiatiquement traité l’attentat de Reading qui l’a précédé est encore plus significative.

Le blanc n’existe que lorsqu’il est coupable.

Qui connaît James Furlong, David Walls et Joe Ritchie Benett? Personne. Ce sont pourtant les trois Britanniques massacrés au couteau par le terroriste islamique et réfugié libyen Khairi Saadallah, il y a un peu plus d’une semaine.

Leurs morts ne sont en rien moins insupportables que celle de George Floyd. Elles s’inscrivent, par leur mode d’action et leur fréquence, dans un phénomène systémique islamiste récurrent. Mais ces trois martyrs là sont condamnés à l’anonymat. En tant que victimes, ils ne sont pas blancs, ils sont indicibles et transparents.

Le blanc n’existe que lorsqu’il est coupable. Ainsi du policier américain Derek Chauvin. Innommable, il peut être nommé en qualité de blanc. En raison de ses défauts. J’ai gardé le meilleur -ou plutôt le pire- pour la fin, afin de montrer comment la mise en cause du blanc, l’insolence envers lui et la liberté de l’exprimer est la seule aversion qui a d’autant plus bonne presse qu’il est interdit de s’en plaindre. Sous peine de racisme…

Ici encore notre audiovisuel de service public s’est illustré pour raisons idéologiques. J’avais évoqué la semaine dernière l’interview par France Inter du fondateur de la tribu Ka, réputée pour son antisémitisme et son racisme anti-blanc. Des excuses s’en sont suivies.

Cette semaine, récidive aggravée. France Télévision n’a en effet pas hésité à publier sur son site de Martinique 1 les extraits de la tribune d’un ancien député martiniquais de gauche, Guy Lordinot que l’on trouve au demeurant en entier avec son lien.

L’extrême gauche a renoncé à défendre les travailleurs pauvres en tant que tels, et la lutte des classes a été remplacée par la lutte des races.

Morceaux de bravoure assumés sans réserves par la radio d’État:

«L’arrivée régulière d’une population de race blanche montre qu’un génocide par substitution est en marche»… «Une population métissée qui diminue, une population de race blanche, culturellement différente qui augmente, voilà le signe que notre identité de martiniquais est en déclin régulier.».

De tous les syndicats de journalistes, seul FO Médias a eu l’intelligence et le courage d’exprimer son indignation. Pour être juste, notons que la Martinique n’a pas le monopole de cette thématique décomplexée.

En 2007, une certaine Christiane Taubira, députée, dont l’antiracisme lyrique est depuis célébré, n’avait pas craint de déclarer sur la chaîne publique RFI: «Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre».

Mon imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique si, par hypothèse hardie, un député de la Creuse osait un tel discours identitaire et la thématique du grand remplacement en identifiant expressément «la race noire». Sa mort civile serait immédiatement programmée.

Manuel Valls, il y a peu, a été voué aux gémonies pour avoir osé évoquer «une guerre des races» qui succéderait à la lutte des classes. L’expression de «guerre» était impropre, mais ce que voulait dire l’ancien ministre de l’intérieur socialiste était pertinent. L’extrême gauche a renoncé à défendre les travailleurs pauvres en tant que tels, et la lutte des classes a été remplacée par la lutte des races.

Le clientélisme servile à l’égard des populations d’origine étrangère ne suffit pas à expliquer un tel abandon moral et intellectuel. Dans le creux de celui-ci vient se nicher également cette sourde honte d’être blanc qui confine à la détestation.

Qu’il s’agisse des maisons de beauté, qu’il s’agisse des partis extrémistes, le racisme anti blanc pour être esthétique et mondain, n’en est pas moins vilain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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