Publié par Dreuz Info le 19 juin 2020

La dialectique gauchiste n’est rien d’autre que la mise en application généralisée de mots politiquement instrumentés : la Novlangue annoncée par Orwell en 1949 dans son roman 1984.

Le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sanchez, en Espagne, à l’instar des partis de gauche en Europe, est passé maître dans l’utilisation de slogans qui finissent par imprégner les esprits, comme une pellicule est impressionnée par « un flash », déclenchant chez le citoyen une réaction s’apparentant à celle de Pavlov mais encensée comme la défense de valeurs indiscutables.

Le gouvernement de Pedro Sanchez (PS) se gargarise d’être féministe

En conséquence, si vous êtes dans l’opposition, c’est que vous vous opposez au «féminisme». Donc vous êtes »machiste», ce qui est très mal, vous êtes contre l’égalité des femmes, contre la liberté sexuelle, contre l’avortement, contre le mariage entre personnes du même sexe et le droit d’avoir des enfants pour les couples «homos». En somme un détestable «fasciste». CQFD.

Progessiste

Dès lors dans l’opposition, vous vous opposez également au «progressisme» de ce gouvernement, ce qui signifie que vous êtes donc contre le progrès, contre les avancées de la société dans son ensemble parce que vous vous accrochez à des concepts dépassés pour conserver vos privilèges. En fait, vous refusez «l’égalité». Vous êtes donc réactionnaire, avec un relent de fascisme. CQFD.

Et quand le gouvernement de Pedro Sanchez (PS) s’adresse à la Droite

Dans la foulée, il qualifie les partis à droite du PS, le PSOE (Parti socialiste ouvrier d’Espagne) de «ultra droite» et de «ultra-ultra droite».

Comme ces gens sont des «ultras», point n’est besoin d’une grande démonstration pour comprendre qu’ils ne sont pas des vrais démocrates, qu’ils sont extrémistes et que la défense des libertés exige leur mise hors jeu, sans mettre des gants.

L’enjeu de la défense de nos libertés ne nous laisse d’autre choix que de les mettre hors d’état de nuire, sinon ce serait le retour du franquisme, de la dictature avec ses camps de concentration.

Cela justifie que toutes les véritables forces démocratiques, socialistes, communistes, anarchistes etc. se rejoignent pour faire face au péril. Et ensuite qu’on utilise tous les moyens légaux, et autres que on légalisera si nécessaire, pour assurer la défaite des «ultras». Ainsi, par exemple, on réformera le Code Pénal pour réduire les sanctions pour sédition, motif sur base duquel les honnêtes républicains de gauche catalans ont été condamnés. Avec effet rétroactif, bien entendu, ce qui leur permettra de sortir de prison pour appuyer le combat progressiste.

Le gouvernement de Pedro Sanchez (PS), conduit le peuple :

La séparation des pouvoirs

il faut éviter la «judicialisation» de la vie politique qui a vu ces gens «en toge» se mêler des actions des représentants du peuple, en prétextant qu’il s’agissait de délits. La volonté du peuple est supérieure aux lois et il faudra s’assurer que ses représentants, qui en sont les détenteurs, puissent mieux contrôler l’action du pouvoir judiciaire.

La légitimation

C’est l’existence de ces «extrémistes» qui justifie l’action du gouvernement de PS, le forçant, devant l’imminence du péril, à faire fi des « fioritures » démocratiques. Aux grands maux, les grands remèdes et la fin justifie les moyens : donc la mise en place d’un indispensable cordon sanitaire pour ces partis infectés par l’extrémisme, étant entendu qu’il s’agît d’une lèpre qui affecte – exclusivement – la Droite. «L’adversaire est diabolisé. Pas question de discuter pour convaincre : il s’agit d’intimider, de disqualifier, de culpabiliser, on pourrait même dire de mitrailler avec les mots « qui tuent ».» (Jean Sévilla, dans Le Terrorisme Intellectuel).

Tous ces slogans sont relayés par la Presse et la majorité des gens les assimilent tels quels.

Le poids des mots ou la novlangue

La transparence

Le « sésame ouvre-toi » donnant accès au contrôle de la vie privée.

Au départ, la transparence, était une exigence citoyenne pour contrôler l’action des pouvoirs publics. Mais, à travers toutes les époques, la tentation inverse a toujours existé car empiéter sur la vie privée des citoyens facilitait l’exercice de leur contrôle pour organiser la vie de la collectivité.

Très curieusement, le contrôle de la vie privée s’est accentué avec la disparition de l’Ancien Régime et l’émergence des régimes dits démocratiques.

Rappelons la création des sociétés de «vigilants» chez les colons protestants d’Amérique du Nord, les 20000 comités de surveillance mis sur pied lors de la Révolution française par les Représentants du Peuple, sous la conduite éclairée de Robespierre, habilités à délivrer les indulgences les certificats de civisme, le sauf-conduit permettant de ne pas être suspecté.

Et de nos jours, foisonnent les mesures ou projets, tels la suppression de l’argent en espèces, les contrôles des réseaux sociaux, l’encouragement de la délation (vive les « lanceurs d’alerte »), la lutte contre la fraude fiscale avec la stigmatisation des « paradis fiscaux », l’exigence d’une égalisation des taxations, bien entendu vers le haut, en oubliant soigneusement de mentionner que si le Paradis existe, l’Enfer également, les lois sur les délits d’opinion (négationnisme, homophobie, xénophobie, islamophobie, loi sur la vérité historique), la censure de l’information camouflée sous le prétexte d’éviter les fausses nouvelles qui alimentent le « populisme », le traçage du citoyen par voie électronique, etc., le contrôle de la vie du citoyen dépassant tout ce qui a existé auparavant.

Mais, selon ses instigateurs, la transparence est une exigence démocratique pour protéger la collectivité. George Orwell, dans son livre 1984, décrit très bien le système, dans lequel le rôle de « Big Brother » est essentiel.

La redistribution

Justifiée par l’Etat Providence, la redistribution, présentée comme juste, vise à aider les «défavorisés» au nom de l’égalité, pas seulement de l’égalité des droits mais de l’égalité matérielle, l’égalitarisme. Cela se fait au détriment des «favorisés», en fait ceux qui ont le «privilège» de travailler de façon rémunératrice ou de bénéficier de ce que leurs parents leur ont laissé , grâce à leurs efforts.

Mais, pour qu’il y ait « redistribution », il faut qu’il y ait eu d’abord une « distribution », toujours de la part de l’Etat. Que je sache l’Etat n’a jamais rien distribué, l’argent devenu public procédant de l’argent qui était privé. Il est évident que l’utilisation du terme « redistribution » sert à justifier la confiscation par l’Etat d’une portion du fruit du travail d’une partie donnée de la population au profit d’une autre partie de cette même population. Que ces prélèvements ou impôts soient nécessaires n’est pas mon propos.

C’est l’usage du terme « redistribution » qui, à mon sens, est hypocrite, visant à masquer une opération pénalisante et discriminatoire pour une partie de la population.

L’interruption volontaire de grossesse – IVG

L’IVG est justifiée par « le droit des femmes à disposer de leur corps ». Ceci est tout à fait discutable, l’enfant à naître n’est pas partie du corps comme le sont le foie ou le sein. Si on prenait cette affirmation au sérieux, on serait conduit à la proposition que la femme enceinte se prépare à accoucher de son corps. Ainsi n’est-ce pas un hasard si les féministes présentent les lois sur la contraception et la loi sur L’IVG, comme deux lois équivalentes, deux étapes d’un processus d’émancipation, également légitimes et inattaquables. (Laurent Fidès : Face au Discours Intimidant)

Et que dire du mot « interruption ». Lorsque on interrompt, cela signifie également qu’il est ensuite possible de continuer. Tuer le fœtus est un avortement provoqué et la grossesse ne pourra être reprise. Parler d’interruption relève de l’hypocrisie intellectuelle la plus absolue. Mais une fois de plus, le choix des mots cherche à masquer la réalité.

La discrimination positive

Ici, on fait très fort ; c.-à-d. vendre qu’il est justifié de discriminer certains pour en favoriser d’autres. Le comble, c’est que cela fonctionne. La notion de mérite n’entre plus en ligne de compte.

La nouvelle normalité

La machine à laver les cerveaux fonctionne toujours à plein régime. La Vertu de Covid 19, c’est d’avoir incontestablement établi qu’après la pandémie, rien ne serait plus comme avant. Donc, le retour à la normale est tout simplement exclu.

Certains des « sachants » vont même jusqu’à dire « retour vers la nouvelle normalité », dernière version de retour vers le futur.

Sur base des valeurs qui ont permis de vaincre le Covid19, valeurs qui sont discipline, solidarité, respect de la collectivité, conscience de la nécessité de l’union entre citoyens, une nouvelle normalité verra le jour. En d’autres mots de nouvelles normes pour une société régénérée dans laquelle le citoyen responsable se pliera aux exigences collectives en rompant avec la normale antérieure. Le collectivisme totalitaire avance masqué. Et ce qui est consternant, c’est d’entendre ses prétendus adversaires tomber dans le panneau en utilisant sans retenue la même expression.

Voila donc quelques exemples du poids des mots qui participe au lavage des cerveaux. Orwell, toujours lui, écrivait dans 1984 que « la révolution sera parfaite quand le langage sera parfait ».

Nos socialistes et gauchistes, en bon élève, en ont bien compris l’importance et participent allègrement à la création de la Novlangue.

L’utilisation de ces slogans ou de la novlangue, en fait de mots qui tuent style « facho » ou « facha », est l’expression d’un d’un terrorisme intellectuel visant à ôter la parole au contradicteur, devenu une bête à abattre (Jean Sevilla, dans Le Terrorisme Intellectuel)

Un mécanisme totalitaire qui a son impact sur la scène politique.

Gauche et Droite

Origine de la classification Gauche et Droite.

Cette notion vient du fait que lors de la mise en route de l’Assemblée Législative qui remplaça l’Assemblée Constituante (1er octobre 1791) lors de la Révolution française, les révolutionnaires les plus radicaux (Jacobins, Girondins) s’installèrent à la gauche du Président, à l’extrémité gauche des rangées. Les députés se regroupant par affinités, s’assirent à leurs côtés des révolutionnaires moins « enragés », au centre des plus modérés (le Marais) qui votaient au gré des circonstances, à leur droite les Feuillants qui considéraient que la révolution était achevée et aux extrémités des rangées, à droite, les partisans de la Royauté Constitutionnelle ou absolue.

Ces termes « gauche-droite » proviennent donc de leur position par rapport à la position centrale du président de l’Assemblée.

« Les partis se nomment «clubs», ce sera la lutte des «clubs» et, dans une logique qui se vérifiera souvent, ce sont les plus radicaux qui vont l’emporter » (Jean Sévilla, dans Historiquement Correct).

Considérant que la classification résulte de leur distribution physique dans un hémicycle, il était donc tout aussi impossible que les extrêmes se touchent et se rejoignent physiquement, comme l’affirment les analystes objectifs qui ne résistent pas à la tentation de l’amalgame. Il en est de même pour affirmer comme une évidence indiscutable que le fait de se situer aux extrémités des rangées fait de vous un extrémiste. Une façon de justifier les uns en amalgamant les autres. Le simple bon sens devrait suffire pour accepter d’évaluer les positions des uns et des autres sur base de leurs idées et surtout de leurs actes et du respect des lois et règlements. Et, comme le démontre le Covid19, l’éloignement physique réduit les risque de contagion.

Ceci établi, on pourrait rétorquer que il s’agit d’idéologies qui, théorisées par les partis extrémistes ou ultras, auraient beaucoup de points communs

Les idéologies

La Révolution française engendra deux philosophies concurrentes, celle de la liberté et celle de la contrainte.

La première produisit l’idéal libéral, la seconde des régimes révolutionnaires totalitaires de type marxiste ou fasciste.

J-J Rousseau, l’inspirateur.

« La philosophie de la contrainte reprit la pensée de J-J ROUSSEAU sur le caractère absolu de la République qui refusait toute distinction entre le pouvoir   politique et le pouvoir religieux (la laïcité, un idée chrétienne). Il ne devait en exister qu’un seul, le pouvoir politique. Dès lors l’Etat acquérait un rôle central, intégral sur les personnes qu’il éduquait . L’existence de l’individu en dépendra comme l’auteur du Contrat Social l’avoue sans détours : « sa vie n’est plus seulement un bienfait de la nature mais un don conditionnel de l’Etat » (Frédéric Le Moal)

De là émerge le dessin de régénération des êtres humains, expression qui trouvera un puissant écho dans le projet de l’homme nouveau cher au totalitarisme. Cette entreprise reposait sur la nécessaire docilité des citoyens obtenue soit par le consentement, soit par la contrainte, d’où la terreur. (Frédéric le Moal, dans Histoire du Fascisme). Le brave Jean-Jacques écrivait même que l’existence de réfractaires n’était pas compatible avec l’application du contrat social et, donc, qu’il fallait que soit l’Etat, soit eux, périssent.

Le projet révolutionnaire

Mettre fin immédiatement à un système sociétal injuste, en le remplaçant par une nouvelle société dans laquelle l’État, institution unique et détenteur du pouvoir, contrôlerait sans partage les moyens de production pour assurer le bonheur d’un citoyen qu’il éduquerait.

En d’autres mots, le programme de la gauche radicale ou révolutionnaire, instaurant une République en faisant disparaître, si nécessaire par la violence, le pouvoir religieux, l’aristocratie, la bourgeoisie, la propriété industrielle ou terrienne privée , faire table rase des lois et règlements en vigueur et mettre l’Etat, maître des moyens de production au service d’une collectivité dans laquelle se fondrait le citoyen.

« La terreur est liée à la Révolution, séisme qui renverse brutalement les rapports sociaux parce qu’elle procède directement d’un dessein explicite de rupture avec l’univers antérieur, quel qu’en soit le coût humain. Une réforme peut choquer les êtres humains, une Révolution les pulvérise. (François Furet). »

Aujourd’hui, une dimension supplémentaire a été ajoutée par les partis néocommunistes, les radicaux américains, les adeptes de l’écologisme. Ce n’est pas une société qu’il faut faire disparaître mais une civilisation, la civilisation occidentale, celle de l’homme blanc, cause de tous les maux, de la création d’un monde injuste avec répartition inéquitable des richesses.

« No borders », plus de frontières, effacement de l’Histoire antérieure à la Révolution française, nationalisation des moyens de production et suppression du capitalisme. Culpabilisation des occidentaux. Comme St Greta l’a déclaré, les coupables du réchauffement climatique, ce sont le racisme, le colonialisme et le patriarcat (= machisme), bien entendu tares spécifiques du monde occidental. Dans les Universités américaines, on supprime des cours de philosophie et d’Histoire car faisant la part trop belle à la civilisation occidentale.

Mais, par exemple quelle part réserver à la civilisation africaine, alors que « la plupart des grands spécialistes ne reconnaissent pas la spécificité de la civilisation africaine » (Samuel Huntington, dans Le choc des Civilisations.)

Mais les organisations féministes manifestent à Rome et pas à La Mecque, les femmes occidentales étant victimes d’un machisme épouvantable. Les pays européens ont participé à la traite des nègres – qu’ils soient maudits – à l’époque où l’esclavage était répandu dans le monde entier et où ils achetaient la marchandise sur la côte africaine, vendue par des tribus esclavagistes locales qui n’avaient aucun scrupule à vendre leurs frères de couleur.  Et ce sont les pays européens qui ont été les premiers et les seuls à leur époque (19ème siècle) à décréter l’abolition de l’esclavage. Mais dire que dans les pays musulmans, aujourd’hui, l’esclavage existe parce que autorisé par le St Coran, c’est de l’islamophobie. Quant aux méchants colonisateurs, comme l’étaient les Anglais, comment qualifier le fait qu’ils aient interdit aux Indes la coutume de brûler la veuve avec le corps de son défunt époux ?

La gauche modérée

On ne peut que constater que la gauche dite « modérée » (partis socialistes espagnol, français, italien) a d’incontestables affinités avec la gauche radicale, n’hésitant pas à faire cause commune avec elle, en oubliant soigneusement sa nature violente. Ici, il n’est pas question d’extrêmes qui se rejoignent mais bien de proches qui se trouvent ou se retrouvent. On peut en déduire que c’est leur proximité idéologique qui permet ce rapprochement.

Le nouveau socialisme s’associe aux modèles totalitaristes qui n’ont cure de l’État de Droit, des libertés individuelles et qui rêvent d’un Etat Providence tout puissant qui transformera notre monde en paradis. A propos de la violence, rappelons le gourou de l’intellectualisme de la gauche après la deuxième guerre mondiale, Jean-Paul Sartre qui avait benoîtement déclaré que « les révolutionnaires français n’avaient pas suffisamment utilisé la guillotine ».

Serait-ce donc que le gène de la violence est inscrit par nature dans l’ADN des organisations de gauche, d’une façon plus ou moins marquée en fonction de leur formule génétique particulière ? Poser la question, c’est y répondre.

La Droite ultra, c’est-à-dire les partis qualifiés d’extrême-droite, peuplés selon la Gauche « d’ultras » : Fascistes, Nazis, Franquistes).

  1. Le Fascisme

A tout seigneur, tout honneur, le qualificatif de « facho » ou « fâcha » étant particulièrement à la mode et attribué immodérément à l’ensemble de la droite. Ce que ne fut pas le fascisme, contrairement à ce qu’affirment les historiens marxistes qui prétendent y voir une idéologie conservatrice et réactionnaire, un héritier de la contre-révolution et de son immobilisme.

Le fascisme fut « contre » et aussi « pour ». Contre le marxisme, contre la démocratie en général et le parlementarisme en particulier, contre l’individualisme, l’égalité et le pacifisme, et pour un régime d’un type nouveau, construit autour d’un parti unique subordonné à l’État auquel est confié la mission de faire naître un homme nouveau à travers du contrôle total de la vie des individus et la formation d’une communauté nationale unie et militarisée. »(Frédéric Le Moal)

« Le fascisme appartenait à l’univers politique de la gauche révolutionnaire, par son aspiration à transformer l’homme, par son anticléricalisme, par son républicanisme, par sa volonté de dépasser le capitalisme et de soumettre l’économie à la politique, par ses combats culturels au service du remodelage de l’individu. On n’a pas affaire à une réaction mais à une révolution. » (Frédéric Le Moal, dans Histoire du Fascisme).

La plupart des chefs fascistes, y compris le plus fameux d’entre eux, furent des produits du mouvement socialiste. Pour le nommer, Mussolini, de communiste évolua vers le socialisme pour finalement rejoindre le mouvement fasciste, un socialisme national italien.

« Le fascisme était un mouvement révolutionnaire aux racines jacobines, garibaldiennes, socialiste et nationaliste, ennemi implacable du libéralisme et de l’esprit bourgeois. Le Fascisme est bel et bien mort en tant que mouvement de masse dans les tragédies du second conflit mondial. » (Frederic Le Moal)

« L’héritage le plus pérenne du fascisme, c’est l’antifascisme, récupération politique opérée par les partis de gauche qui réussirent à briser le lien qui unissait une partie d’entre eux au fascisme pour réserver la passion révolutionnaire et le salut des masses aux mouvements d’obédience marxiste. Le fascisme a ainsi été travesti en fruit indigne de la bourgeoisie et en protecteur du capitalisme alors que la haine pour ce monde imprégna toute la vie de Mussolini et la majorité de ses disciples » (François Furet, dans Le passé d’une illusion. Essai sur l’Idée Communiste au 20ème siècle)

  • Le Nazisme

Hitler se considérait comme un véritable révolutionnaire. Et son programme était marqué par toutes les caractéristiques de la gauche révolutionnaire. Transformer l’homme pour en faire un homme nouveau au service de la nation allemande, anticléricalisme, anticapitalisme, anti-individualisme, antiparlementarisme, pouvoir total de l’Etat via un parti unique et contrôle total des citoyens. Projet totalitaire, similaire à celui des autres mouvement de gauche révolutionnaire mais réservé aux Allemands. Accessoirement, cela signifie que si vous n’êtes pas Allemand, vous ne pouvez être Nazi.

  • Le Franquisme

Mouvement conservateur en partie, réactionnaire certainement dans la mesure où la réaction est provoquée par l’action et, logiquement, plus violente l’action, plus forte la réaction. L’action, c’est celle de la gauche révolutionnaire et anarchiste espagnole anti-religieuse, antimonarchiste, anticapitaliste, anti-bourgeoise de façon sectaire et violente. Le Franquisme sera le défenseur de la Nation, de la religion, des traditions, de la propriété mais tentera d’éliminer les «ultras» du camp opposé après sa victoire, en faisant fusiller 80’000 et incarcérer 200’000 au travers d’une parodie de justice et d’imposer sa bien-pensance. Mais souci d’évolution en contrôlant la vieille droite traditionaliste et en créant les conditions d’émergence d’une véritable classe moyenne qui, jusqu’alors, n’existait pas en Espagne. Ce fut une réussite qui, par exemple, obligea le Parti Communiste espagnol à revoir sa position politique lors de la transition postfranquiste et, par exemple, d’accepter une Constitution avec une Monarchie.

Au delà d’accents nationalistes similaires, la différence fondamentale du Franquisme avec le Fascisme, c’est que d’un côté, il y a une idéologie basée sur des valeurs traditionnelles et de l’autre, une idéologie révolutionnaire de nouvelle société, avec un homme nouveau et tabula rasa des anciennes valeurs.

« les sentiments monarchistes de Franco lui firent même accepter la restauration de la Couronne qui assura une transition vers le pluralisme démocratique » (Frédéric Le Moal, dans Histoire du Fascisme)

Le Franquisme est mort avec Franco. Il y a certainement encore des        nostalgiques du Franquisme mais, en tant que parti ou organisation structurée, il n’existe plus. Et, à ma connaissance, aucun parti politique moderne ne se réclame du Franquisme.

Voila donc pour ceux que la dialectique gauchiste qualifie « d’extrême droite ». Fascisme et Nazisme, incontestablement des partis d’inspiration socialiste, donc des partis « de gauche ». Le Franquisme, parti de droite radicale, disparu.

Donc dire que les idéologies extrémistes de Droite et de gauche se rejoignent est un amalgame. En outre, lorsqu’il s’agît du communisme, parti de gauche, l’argument ne le concerne pas et est mis aux oubliettes. Une malhonnêteté intellectuelle par l’application consciente d’une double échelle de valeurs.

Le Nazisme et le Communisme sont également criminels (Alain Besançon). L’amnésie frappe les auto-proclamés démocrates de gauche qui s’allient sans scrupules aux partisans des idéologies totalitaires criminelles comme le Communisme.

La droite libérale

En principe, son idéal est basé sur l’importance de la liberté individuelle, l’égalité de tous devant la loi et la tolérance nécessaire – la fraternité ? – entre les individus pour faire partie de la même communauté. Elle est attachée à la séparation des pouvoirs, à la liberté d’entreprendre, au libre choix de l’éducation, à la liberté philosophique et religieuse, libertés qui doivent s’exercer dans le respect des normes établies et acceptées par la communauté. L’exercice de ces libertés ne peut être absolu.

Contrairement au collectivisme qui assume, sans complexe, l’utilisation de la contrainte, l’idéal libéral est, dès le départ, face à une contradiction majeure, c’est que l’exercice des libertés doit être contrôlé dans le but d’éviter les abus (part du lion), d’assurer sa conformité avec la norme acceptée par le groupe (critère collectiviste), étant entendu que cette dernière est fixée par la partie majoritaire du dit groupe (loi du plus fort).

Alexis de Tocqueville, dans Le Despotisme Démocratique avait mis en lumière non seulement ces contradictions mais également mis en évidence l’émergence d’un nouveau despotisme.

« Au dessus des individus, s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort… il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille à leur bonheur mais veut en être l’unique agent et le seul arbitre… C’est ainsi que tous les jours, il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace et dérobe à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et même à les regarder comme un bienfait »

L’analyse de Alexis de Tocqueville reste, à mes yeux, en grande partie toujours d’actualité. Il soulignait que libéralisme et individualisme pouvait s’exercer à ‘intérieur d’un espace bien circonscrit que les individus ne contestaient pas. Mais si vous franchissiez les limites malheur à vous. Le développement technique et social des sociétés modernes a fait que l’État, chargé par le citoyen de gérer le Bien Public est intervenu dans de plus en plus de domaines, réduisant sans cesse le champ d’action laissé libre pour l’individu .

Tocqueville écrivait encore : « Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : il sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres…Ils s’efforcent de les satisfaire à la fois toutes les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire , tout puissant mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation du pouvoir et la souveraineté du peuple. Ils se consolent d’être en tutelle en songeant qu’ils ont choisi eux-mêmes leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu’on l’attache, parce que ce n’est pas un homme ni une classe, mais le peuple lui-même qui tient la chaîne ».

De là découle, sans doute, ce qu’on appelle « la supériorité morale » de la Gauche sur la Droite. Le radicalisme propre à la gauche se traduit par un discours direct, sans fioritures, à coup de slogans, stigmatisant « l’adversaire » et assumant sans complexe l’objectif présenté comme idyllique. Par contre la droite « classique », en raison de son ambiguïté, tient un discours ménageant la chèvre et le choux, coincée entre sa proclamation du pluralisme de la liberté et sa tentation d’un pouvoir tutélaire contrôlant la vie collective.

Ce qui aujourd’hui différencie réellement les pays gérés par la droite Classique, qualifiés de libéraux, c’est le degré de l’intervention étatique. Dans les pays à racines culturelles catholiques, à tradition jacobine, comme par exemple peut l’être la France, le degré d’intervention est très poussé. Dans les pays de tradition culturelle protestante, ce degré d’intervention est moins marqué mais l’intervention du pouvoir étatique y est réelle.

Conclusions (qui dérangent…).

  • Fascisme et nazisme avaient des racines socialistes.
  • Fascisme et Nazisme avaient des programmes similaires à ceux de la gauche révolutionnaire, aujourd’hui le communisme, la différence étant le nationalisme d’une part et l’internationalisme de l’autre.
  • Nazisme et Communisme sont également criminels (Alain Besançon, Discours à l’Institut de France, 21 octobre 1997)
  • Une même chaîne sanglante relie Robespierre, Lénine, Staline, Hitler, Mao et Pol Pot, la motivation du bourreau important peu aux victimes (Jean Sevilla).
  • Le socialisme n’a aucun scrupule à s’allier avec l’idéologie criminelle communiste.
  • Les « combattants de la laïcité » sont hors sujet. Ils n’ont rien compris au scénario qui se déroule.

Le libéralisme pourra-t-il survivre au collectivisme ?

Jacques Ronsse

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