Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 juin 2020
Audition d’Eliane Houlette devant la commission de l’Assemblée

Maintenant que Macron a été élu, Éliane Houlette, ancienne patronne du parquet national financier, déclare – alors que ça ne sert plus à rien – qu’elle a été victime de pressions hiérarchiques.

Éliane Houlette était entendue le 10 juin dernier par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux «obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire».

Je vous rassure, cette commission d’enquête n’a aucune intention d’apporter le moindre remède au problème. Il s’agit d’une commission de façade. Beaucoup, parmi ses membres, n’ont aucune illusion.

Houlette :

«J’ai été convoquée au parquet général […]. On m’engageait à changer de voie procédurale, c’est-à-dire à ouvrir une information judiciaire. J’ai reçu une dépêche du procureur général en ce sens», témoigne-t-elle.

J’ai reçu de «très, très nombreuses demandes» du parquet général qui s’ingérait «au quotidien dans l’action publique».

Elles étaient «d’un degré de précision ahurissante […] Je les ai ressenties comme une énorme pression».

«Les demandes de précisions, de chronologie générale – tout ça à deux ou trois jours d’intervalle -, les demandes d’éléments sur les auditions, les demandes de notes des conseils des mis en cause… Les rapports que j’ai adressés, je les ai relus (…). Il y a des rapports qui étaient circonstanciés, qui faisaient dix pages, précis, clairs, voilà», a soutenu l’ex-magistrate devant les députés interloqués.

Et d’ajouter: «On ne peut que se poser des questions. C’est un contrôle très étroit…».

Amusante, cette hypocrisie qui consiste à « se poser des questions » quand les réponses n’ont plus aucune importance.

C’est surtout «la pression du parquet général» qui a marqué Éliane Houlette durant l’affaire Fillon. Ah ? On ne peut donc pas faire confiance à la justice ?

Le parquet général voulait des «remontées d’informations» le plus vite possible sur les derniers actes d’investigation, des demandes qui lui étaient parfois adressées pour «les actes de la veille», et qu’elle devait synthétiser «avant 11 heures le lendemain».

Des aveux bien commodes

Houlette parle aujourd’hui d’une réunion lors de laquelle on lui demandait d’ouvrir une information judiciaire contre François Fillon, alors que les investigations avaient lieu jusque-là dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Le 15 février 2017, à Paris, elle s’est exécutée. 

«J’ai été convoquée au parquet général – j’y suis allée avec trois de mes collègues d’ailleurs – parce que le choix procédural que j’avais adopté ne convenait pas.

On m’engageait à changer de voie procédurale, c’est-à-dire à ouvrir une information judiciaire. J’ai reçu une dépêche du procureur général en ce sens», a-t-elle dit devant les députés.

Conclusion

Rien ne dit que sans cette affaire de corruption, François Fillon aurait remporté l’élection. Les socialistes – Macron est un socialiste ne l’oublions pas – n’ont pas un grand respect pour la démocratie, c’est peu de le dire, et ils ont mis toutes leurs chances de leur côté.

Aux Etats-Unis, une tentative juridico-policière et d’espionnage de la gauche a tenté de faire tomber le président Trump une fois qu’il a été élu. En France, c’est avant son élection possible, que la gauche s’est organisée dans l’ombre pour empêcher Fillon d’être élu.

Avouons-le, la soif du pouvoir absolu donne de la force à la gauche.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Voici la vidéo intégrale de l’audition d’Eliane Houlette :

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