Publié par Magali Marc le 2 juillet 2020

Joe Biden a enfin tenu sa première conférence de presse en 89 jours, hier, à Wilmington, dans le Delaware, dans un lycée non loin de chez lui.

On a pu constater comment les journaleux, soigneusement sélectionnés, le prenaient avec des gants et des pincettes, lui évitaient les questions embarrassantes, bref le ménageaient. Malgré cela, l’ex- Vice Président, avait parfois l’air perdu, hésitait dans ses réponses, lisait ses notes pour répondre aux questions et suivait consciencieusement la liste des journalistes, désignant par leurs noms ceux que ses aides lui avaient fournis.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Tim Graham, paru sur le site de Townhall, le 1er juillet.

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Les médias posent des questions complaisantes à Joe Biden

La conférence de presse du 30 juin tenue par Joe Biden a montré comment les journaleux, bouledogues grincheux et vicieux envers l’Administration Trump, se transformeront en gentils caniches si Joe Biden est élu président.
Biden a commencé par un discours de 20 minutes, que CNN et MSNBC ont retransmis en direct.

Ces réseaux refusent souvent de diffuser les points de presse de la Maison Blanche et essaient de ne pas donner de temps d’antenne gratuit au président Donald Trump … tout comme CNN et MSNBC ont refusé de diffuser 96% de son rassemblement de Tulsa.

Puis sont venues les questions des «journalistes».

Celle qui devrait vraiment pousser le président à s’arracher les cheveux est venue de Mike Memoli de NBC News.

On pourrait la résumer ainsi :

« Vous jouissez d’une avance considérable. Comment faites-vous pour continuer à gagner ? » Par ces questions faciles, les médias laissent entendre qu’ils demandent réellement : « Que pouvons-nous faire pour vous aider ? ».

Mais voici la question telle que réellement formulée par M. Memoli:

« Les sondages d’aujourd’hui vous montrent avec une avance considérable au niveau national, une avance dans beaucoup d’États critiques pour remporter le Collège électoral. Je me demande, où pensez-vous que la course se situe en ce moment ? Qu’est-ce qui vous empêche de dormir la nuit en regardant vers l’avenir? Et pouvez-vous maintenir cet avantage sans faire campagne de manière traditionnelle, surtout cet automne, lorsque les électeurs commenceront à se mettre vraiment à l’écoute ? »

Il n’y avait pas moyen de poser une question plus facile et plus ouverte du genre : « Où en est la course électorale? »

Il s’agissait d’une question tout à fait différente de celle que Peter Alexander de NBC avait posé lors du point de presse à la Maison Blanche. Le 19 juin, il avait balancé à l’attachée de presse de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, en citant les tweets de Trump portant sur le poignardage dans le dos qu’il subit de la part d’anciens collaborateurs qui écrivent des livres «révélateurs» :

« Pourquoi le Président continue-t-il d’engager des gens qui sont « bêtes comme leurs pieds», « à la réputation surfaite», « incapables», «fous» et «incompétents» ? »

Le quotient d’agressivité de ces deux questions se compare comme on compare un lion à un agneau. Ou encore une meute de lions enragés et mangeurs d’hommes à des marionnettes agneaux.

La journaliste de l’Associated Press, Alexandra Jaffe, est arrivée en premier et a simplement régurgité les propres paroles vicieuses de Joe Biden concernant le président:

« Nous avons rapporté hier que le président Trump a été informé dès mars 2019 que la Russie avait ordonné ou offert des primes aux Talibans pour le meurtre de soldats américains. Vous avez qualifié son inaction sur cette question de « trahison ». Donc, de manière générale, quelles devraient être les conséquences de cette trahison, pensez-vous, pour le président? Plus précisément, que pensez-vous que le Congrès devrait faire ? »

En d’autres termes : comment Trump devrait-il être puni ?

Les journalistes adorent présenter Donald Trump comme étant le caniche du président russe, Vladimir Poutine… ou comme un traître.
Biden a accusé Trump de « manquement absolu à son devoir ».

Mme Jaffe voulait quand même qu’il punisse Trump quand elle lui a demandé:

« Quelles conséquences devrait-il subir si ces allégations sont vraies ou si ces reportages sont vrais ? »

La réponse évidente aurait du être sa défaite en novembre.

Arlette Saenz de CNN a posé une question vague concernant la «reconnaissance» du racisme qui provoque le déboulonnage de statues et a demandé à Joe Biden :

« Que pensez-vous quand vous voyez qu’on retire certaines de ces statues ? »

C’était mieux que la question de M. Memoli, mais elle est loin de jouer le rôle d’un Jim Acosta pour Joe Biden ( NdT: Jim Acosta est le correspondant en chef à la Maison-Blanche pour CNN, connu pour son attitude agressive envers le Président Trump) .

Ed O’Keefe, de CBS, a rappelé à M. Biden qu’il s’était vanté en disant « J’affronterais Poutine » concernant la question de son ingérence dans les élections américaines et lui a demandé :

« Pouvez-vous nous dire ce que vous feriez à Poutine ? »

Il n’y a eu aucun contexte d’établi sur la façon dont la politique de l’Administration Obama-Biden envers la Russie pendant huit ans se compare à celle du Président Trump.

MM. Obama et Biden ont-ils «confronté» Poutine à l’époque ?

N’ont-ils pas manifestement échoué à empêcher cette ingérence russe anti-démocratique en 2016 ?

Les responsables dans les médias disent qu’il est absurde de prétendre qu’il y a une grande différence entre leur traitement des Républicains et des Démocrates.

Ils devraient regarder à nouveau cette conférence de presse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source:
https://townhall.com/columnists/timgraham/2020/07/01/bidens-puffballs-from-the-press-n2571660

* Tim Graham est directeur de l’analyse des médias au Media Research Center et rédacteur en chef du blog NewsBusters.org.

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