Publié par Piotr Stammers le 4 juillet 2020

Une peine de cinq ans de prison vient d’être confirmée en appel pour l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah.

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Adelkhah a été condamnée en mai dernier pour « raisons de sécurité, notamment pour conspiration contre la sécurité nationale », et doit « purger cinq ans » de prison, y compris le temps passé depuis son arrestation, a déclaré le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Esmaili lors d’une conférence de presse.

Directrice de recherche à l’université de Sciences Po à Paris, Adelkhah a été arrêtée en juin de l’année dernière et est en détention depuis.

Elle a la double nationalité franco-iranienne, un statut que l’Iran ne reconnaît pas.

Son collègue et partenaire français Roland Marchal a été détenu à la même époque alors qu’il lui rendait visite à Téhéran. Marchal est également chercheur au Centre d’études internationales (CERI) de Sciences Po.

Il a été libéré lors d’un échange de prisonniers contre l’ingénieur iranien Jallal Rohollahnejad, qui risquait d’être extradé vers les États-Unis en raison d’accusations de violation des sanctions américaines contre l’Iran.

Les affaires Adelkhah et Marchal sont une épine dans le pied des relations entre Téhéran et Paris depuis des mois.

« Nous condamnons cette décision des autorités iraniennes qui persistent à ne détenir Mme Fariba Adelkhah qu’à des fins politiques, en l’absence de toute preuve ou fait sérieux », a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

« Nous restons déterminés à obtenir la libération de notre compatriote », a-t-il ajouté.

Le comité de soutien d’Adelkhah a exprimé son inquiétude quant à sa vulnérabilité à toute apparition du nouveau coronavirus en prison, suite à une grève de la faim de 49 jours qu’elle a menée entre fin décembre et février.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Piotr Stammers pour Dreuz.info.

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