Publié par Dreuz Info le 7 juillet 2020

La gauche radicalisée et fasciste, je l’ai rencontrée à deux reprises au début des années 20 (de ce siècle pas du dernier).

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J’étais dans la rue et passait près d’une manifestation pro-palestinienne. Un jeune homme, de ceux qui sont issus de la classe moyenne blanche, tenait en laisse un chien. Me regardant, il excitait son chien, l’incitant par la parole, lui disait : cherche, cherche le Juif.

Depuis, je me suis exilé Outre-mer où le quotidien ne reçoit qu’un écho amoindri des convulsions du siècle (toujours ce siècle pas le dernier qui en a connu des pires).

A la même époque, je faisais un stage de voile hauturière en internat en Bretagne avec deux douzaines de stagiaires. Un groupe de jeunes adultes, toujours aussi blancs et issus de la classe moyenne, s’est constitué par affinité, des gauchistes. Moi un mâle blanc de cinquante ans et juif, j’incarnais sans l’avoir choisi une forme de bourgeois profiteur. Aucune conversation, donc aucun échange ni désaccord ne s’est instauré.

Quelques jours après notre arrivée, j’étais blacklisté (ostracisé).

Dans mon dortoir, tous les soirs une partie des occupants quittait la chambre avec matelas et couvertures, et se rendait dans le réfectoire pour passer la nuit. Ils manifestaient leur refus de dormir dans la même pièce que moi.

Dans les deux cas, je n’étais plus une personne à part entière qui avait le droit de s’exprimer.

La violence devait s’exercer contre ce que je représentais malgré moi. Comme aujourd’hui, lorsqu’on crie « mort aux Juifs » à tout bout de champ dans les manifestations.

Le fascisme n’a pas de prise avec le réel et avec les êtres en chair et en os.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Philippe G. pour Dreuz.info.

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