Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 juillet 2020

Les journalistes du média de gauche Vox sont fous que d’autres personnes chez Vox soutiennent la liberté d’expression. C’est là qu’on découvre que pour eux, la liberté d’expression ne sert qu’à dicter leurs idées et prendre le pouvoir.

Certains employés de Vox sont très en colère contre le fait que leurs collègues soutiennent la liberté d’expression, et leurs luttes intestines se sont répandues sur les médias sociaux mardi et mercredi.

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Les désaccords ont commencé après que le rédacteur en chef et co-fondateur de Vox, Matthew Yglesias, ait signé une lettre ouverte soutenant la liberté d’expression.

Plusieurs employés de Vox ont affirmé que la lettre, publiée dans le magazine Harper’s et intitulée « A Letter on Open Justice and Debate », était « anti-transsexuel » – ce qui n’était évidemment pas le cas.

  • La journaliste de Vox, Emily VanDerWerff, a écrit une lettre à la rédaction de Vox – et a ensuite posté une version de la lettre sur Twitter mardi – se plaignant que la décision d’Yglesias de la signer lui donnait un « sentiment d’insécurité ».

    VanDerWerff a expliqué son point de vue dans un long fil de discussion sur Twitter. Elle a essayé d’expliquer que pour elle, la lettre de son patron contenait « des coups de sifflets anti-transsexuels ».
  • Puis la journaliste politique de Vox, Katelyn Burns, et la rédactrice en chef du contenu, Nisha Chittal, ont soutenu VanDerWerff.
  • Burns a écrit que « le nombre de signataires qui ont pataugé dans le débat sur les transgenres du côté des anti-trans est stupéfiant. J’ai trouvé dans le texte, de nombreuses références à des griefs spécifiques destinés aux critiques des trans ».

« Il s’agit d’un groupe de personnes, pour la plupart blanches, qui ont des plates-formes dans des médias prestigieux et qui se plaignent que les minorités les réduisent au silence… » a tweeté Chittal.

  • Leurs collègues ont poursuivi leurs attaques mercredi.
  • Le fondateur et rédacteur en chef de Vox, Ezra Klein, a écrit un tweet sur la liberté d’expression.

« Beaucoup de débats qui se vantent d’être sur la liberté d’expression sont en fait sur le pouvoir », a tweeté Klein.

« Et il y a beaucoup de pouvoir à gagner, lorsqu’on revendique et se drape dans le manteau de défenseur de la liberté d’expression. »

  • Matt Yglesias lui a répondu en demandant « dois-je répondre à cela par un exemple concret ou m’en tenir à mes engagements envers vous ? »

Diviser pour régner, les activistes avaient réussi à isoler Yglesias afin, de pratiquer ce qu’ils font partout : le faire licencier pour absence de pureté idéologique.

Mais Klein n’a pas plié.

« L’idée que j’essaie de faire virer Matt [Yglesias], littéralement mon co-fondateur et mon plus vieil ami dans le journalisme, à cause de cette lettre, est risible », a tweeté Klein mercredi.

« J’ai demandé à Matt, et à d’autres chez Vox, de ne pas débiner leurs collègues. »

  • Aja Romano, rédactrice de l’équipe culturelle de Vox, a également exprimé sa colère à propos de la lettre, la qualifiant de « réseau de chuchotements transphobes déshumanisants se faisant passer pour un débat intellectuel raisonné ».

    Elle a ensuite affirmé publiquement que « trois écrivains transsexuels de Vox » qui se sont prononcés contre « la liste de Harper » ont été « directement ciblés (et harcelés en conséquence) par l’un des auteurs qui y figuraient ».
  • Le journaliste Jesse Singal, également signataire de la lettre publiée dans Harper’s, a répondu à Romano, et lui a demandé de « fournir des preuves. Il sait qu’elle n’en a pas, puisqu’il s’agit d’un jeu pour la domination du discours et l’imposition d’une ultra-police de la pensée.

En réalité, la lettre publiée dans Harper’s évoquait également la possibilité d’un « désaccord de bonne foi », et a été signée par de nombreuses personnalités de gauche.

« La réaction à la lettre prouve littéralement le but de la lettre », a noté German Lopez, le correspondant principal de Vox.

Jennifer Williams, rédactrice en chef de Vox pour les Affaires étrangères, a également soutenu le contenu de la lettre publiée dans Harper’s et ce qu’elle exprimait, malgré les pressions de certains de ses employés.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  • https://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2020/07/08/vox-editor-besieged-for-supporting-free-speech-n2572062

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