Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 juillet 2020

Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de renoncer à tout projet « d’annexion de territoires palestiniens ».

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Très mal informé sur la situation réelle – il n’existe aucun territoire palestinien dans le monde, à part peut-être en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a donné une leçon adaptée au bas niveau de connaissances du président français.

« C’est une entreprise qui nuirait à la paix » a dit le président Macron d’après l’Élysée, comme si la paix dépendait de territoires palestiniens ! Si Macron avait pris les bonnes informations, pas celles de son ministère des Affaires étrangères, il saurait que la guerre des Arabes contre Israël remonte à bien avant les revendications de territoires pour les Palestiniens. Bref.

Lors d’un entretien téléphonique jeudi, Emmanuel Macron a «rappelé» à Benjamin Netanyahu «l’engagement de la France pour la paix au Proche-Orient – un gros mensonge historique, puisque la France s’est contentée d’exiger des concessions de l’Etat juif et n’ai jamais voulu que l’OLP assouplisse ses demandes afin d’arriver à un compromis – et il lui a demandé de s’abstenir de prendre toute mesure « d’annexion de territoires palestiniens », guillemets de rigueur, puisqu’il n’y a pas annexion mais réaffirmation de souveraineté sur des terres juives, et pas de territoires palestiniens.

La réponse de Netanyahou

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a d’abord rappelé au président Macron qu’Israël agissait conformément au droit international – je confirme : les traités internationaux font office de lois internationales, et elles donnent à Israël la souveraineté sur la région concernée.

Il a ensuite souligné que les formules du passé ont conduit à 53 ans d’échec, mais là, je ne suis pas certain que Macron ait compris de quoi parlait Bibi. Parler de la réalité avec un président français socialiste qui ne voit le monde qu’en termes abstraits et vagues, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Netanyahou a ajouté qu’un retour à ces formules conduirait à un nouvel échec. Einstein n’était pas Français mais Juif, il expliquait que la définition de la folie est de « faire la même chose encore et encore et s’attendre à des résultats différents ». Pardonnez-moi, mais c’est exactement ce que dit Macron.

Enfin, le Premier ministre israélien a dit à son homologue (tournure rhétorique parce qu’il n’arrive pas à la cheville de Bibi) qu’il est prêt à tenir des négociations de paix sur la base du plan du président Trump, qui a des idées nouvelles permettant de véritables progrès.

Il a aussi rappelé ce fait que les médias ont passé trente ans à effacer, mais que les Israéliens ont présent à l’esprit, que « c’est le refus des Palestiniens de mener des négociations sur la base de ce plan et des plans du passé qui empêche tout progrès » vers la paix.

Mais Macron s’en tient à la formule d’Einstein… on ne transforme pas un bourrin en cheval de course.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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