Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 juillet 2020

Un nouveau maccartisme a frappé Hollywood, secoué par la vague raciste de Black Lives Matter.

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Alors que les studios reprennent lentement vie, Hollywood est traversé d’une secousse politiquement correcte extrême facilement prévisible.

D’abord, Hollywood a été secoué par le mouvement #MeToo – qui n’a pas fait disparaître le problème, loin de là, vous vous en doutez bien. Avant cela, et depuis une quinzaine d’année, les Républicains et conservateurs avaient été purgés du milieu, où s’étaient auto-censurés, dans ce monde fier de sa diversité, son ouverture et sa tolérance. Puis l’industrie cinématographique a été paralysée par le coronavirus de Wuhan. Elle sort enfin d’un verrouillage de quatre mois des salles de cinéma. Et pour trouver quoi ? Un monde où la tension anti-blanc, anti-homme blanc de 50 ans, monte aussi sûrement que le thermomètre et les demandes de « réparations » pour l’esclavage.

On croit rêver : il faudrait que je donne aujourd’hui une partie de mon argent à des Noirs, parce que leurs ancêtres ont été des esclaves il y a deux siècles. Mais Hollywood, c’est du rêve, n’est-il pas ?

Cette révolution est en cours dans cette industrie bling bling qui a déjà connu son maccartisme. Des acteurs blancs sont licenciés. Les ordres des patrons des studios sont clairs : seules les gens issus de la minorité – raciales et sexuelles – peuvent obtenir des rôles et des emplois.

La vague raciste des préjugés anti-blancs et de la culpabilité automatique « parce que blanc », fait craindre aux écrivains, aux réalisateurs et aux producteurs de ne plus jamais travailler. Les principaux acteurs ont peur de s’exprimer de peur d’être qualifiés de racistes.

  • Javicia Leslie est la première actrice noire à jouer Batwoman. Le directeur de casting a été chargé de remplacer un acteur blanc par un acteur noir.
  • En juin, les producteurs des « Simpsons » ont déclaré qu’ils arrêtent d’utiliser des acteurs blancs pour doubler les personnages non blancs de la série animée.
  • Mike Henry, un acteur blanc qui depuis 20 ans fait une voix dans la série animée « Family Guy », a déclaré dans un tweet qu’il ne jouerait plus le rôle de Cleveland Brown, un personnage noir qui existe depuis le début de la série en 1999.
  • Début juin encore, les actrices Jenny Slate et Kristen Bell, qui sont toutes deux blanches, ont déclaré qu’elles cesseraient de jouer des personnages biraciaux dans les dessins animés.
  • Jenny Slate a même déclaré qu’elle « se livrait à un acte d’effacement des Noirs » en jouant des rôles de Noirs.
  • Scarlett Johansson s’est retirée du prochain film Rub & Tug – qui devait voir l’actrice endosser le rôle d’un transsexuel – suite aux attaques sur les réseaux sociaux.
  • Dans Altered Carbon 2, le héros n’est plus un blanc, incarné par Joel Kinnaman, mais un noir, Anthony Mackie…

Le premier signe est apparu avec l’un des plus puissants réalisateurs noirs d’Hollywood, Jordan Peele, lauréat d’un Oscar – l’homme derrière des succès au box-office tels que Get Out and Us – a déclaré en public qu’il ne voulait pas engager un acteur principal qui était blanc.

Je ne me vois pas confier le rôle principal de mon film à un blanc, a déclaré Jordan Peele. Ce n’est pas que je n’aime pas les Blancs. Mais j’ai déjà vu ce film.

Un directeur de studio a répondu en privé :

Si un réalisateur blanc disait cela à propos de l’embauche d’un acteur noir, sa carrière serait terminée en un clin d’œil.

Peele est plus loquace que la plupart des gens sur sa politique d’embauche, mais son point de vue est de plus en plus répandu. Des dizaines de producteurs, d’auteurs et d’acteurs ont parlé sous couvert d’anonymat de la vague de « racisme inversé » qui déferle sur l’industrie.

Car si les manifestations très publiques de Black Lives Matter ont polarisé l’Amérique, les retombées silencieuses ont maintenant atteint Hollywood.

Conclusion

Pour vous faire partager le fond de ma pensée : je ne vais pas pleurer sur le sort des acteurs, réalisateurs, écrivains et producteurs qui vont perdre leurs emplois : ça leur pendait au nez, et ils le méritent probablement, car ils n’ont pas protesté lorsque leurs collègues conservateurs ont été éjectés parce qu’ils portaient une casquette MAGA ou avaient osé dire qu’ils voteraient Trump en 2016.

En revanche, ce qui me dérange, c’est qu’il est impossible de publier un tel article sans être accusé de racisme.

Je n’aime pas les fascistes, et utiliser cette ficelle pour imposer l’auto-censure et empêcher d’exprimer une opinion qui n’a rien de raciste, parce qu’elle ne plaît pas aux activistes, voilà l’extrémisme et le totalitarisme qu’il faut éradiquer par la parole libérée.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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