Publié par Guy Millière le 14 juillet 2020

Je voudrais m’intéresser encore à la France. Je n’y parviens pas vraiment. J’écrirai peut-être un article sur le changement de gouvernement, mais c’est à mes yeux un événement insignifiant. Je devrai revenir sur la pandémie, car tant d’éléments dans ce qui s’est passé relèvent de l’imposture et de la manipulation qu’il importera de dire ce qui doit l’être, mais il manque encore quelques éléments du puzzle pour le décrire dans son ensemble.

Je reviendrai donc une fois de plus sur l’élection présidentielle américaine, car rien, strictement rien n’importe davantage en ce moment. Du résultat qui prendra forme le 3 novembre prochain au soir dépendra non seulement le sort des Etats-Unis, mais, au vu du fait que les Etats-Unis sont et restent la première puissance économique, politique, géopolitique et militaire du monde, le sort de la planète entière.

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Je dois d’autant plus revenir sur l’élection présidentielle américaine que ce qui se dit et s’écrit sur le sujet en langue française ne s’améliore pas et reste absolument consternant. Je l’ai dit dans des articles récents, et je dois, hélas, le redire. Non seulement les mensonges, les approximations et les calomnies abondent, mais les traces d’ignorance sont innombrables et dès qu’ils parlent de Trump, des commentateurs qui pourraient sans cela paraitre raisonnables semblent céder au délire. Aux Etats-Unis, on appelle cela le syndrome de dérangement anti-Trump, et cela semble, chez journalistes et intellectuels en France et en Europe occidentale, plus contagieux que le coronavirus de Wuhan.

Disons dès lors ce qui doit l’être. Sauf retournement très improbable, Donald Trump sera réélu. Sa réélection ne sera pas aussi ample qu’elle devrait l’être parce que la population du pays a changé, parce que des millions d’immigrants latinos ont été naturalisés sous Obama et votent Démocrate en espérant toucher davantage d’allocations sociales du gouvernement et faire venir aisément leur famille dans le pays sous un président démocrate, parce que l’éducation est aux mains de gens de gauche et de gauchistes qui s’emploient à laver le cerveau des jeunes gens qui leur sont confiés, et parce que la désinformation aux Etats-Unis est presque aussi intense qu’en France et en Europe occidentale, mais elle aura lieu.

Dans leur frénésie hystérique, les Démocrates sont allés beaucoup trop loin. Le recours au dossier “collusion avec la Russie”, lancé par eux pour cacher leur utilisation du dossier Steele aux fins d’obtenir frauduleusement les moyens d’espionner la campagne de Donald Trump en 2016, était déjà un coup très risqué, et s’est terminé pour eux par un fiasco lorsque Robert Mueller a rendu un rapport vide. L’invention grotesque d’un “Ukrainegate” ne reposant sur rien, et leur volonté de mener une procédure de destitution infondée était un coup plus risqué encore, et les a conduits à un autre fiasco. L’exploitation par eux de la panique créée autour de la pandémie Covid 19, et leur tentative de pousser l’économie américaine vers l’effondrement tout en attribuant à Trump l’effondrement qu’ils voulaient était absolument cynique, mais susceptible de mieux marcher : le fait que l’économie américaine après trois ans et demi de présidence Trump est plus solide qu’ils ne l’imaginaient a néanmoins pour partie déjoué leur plan, qu’ils n’ont pas totalement abandonné cependant puisque les médias à leur solde continuent à faire peur en soulignant le nombre de personnes testées positives et donc le nombre de “cas”, et en omettant soigneusement de dire que le nombre de morts tend vers zéro (et que sont comptés désormais comme morts du coronavirus des gens morts d’autre chose, mais morts “avec” le coronavirus).

Leur soutien aux émeutes menées par Antifa, qui ont ravagé des quartiers entiers des grandes villes américaines, leur soutien à Black Lives Matter et à l’affaiblissement ou à la destruction des forces de police, leur consentement à la destruction ou au retrait de statues, qui touche maintenant les statues de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, Christophe Colomb, et même Frederick Douglass, militant noir abolitionniste courageux du milieu du 19ème siècle, un authentique grand homme, les a placé dans un engrenage destructeur qu’ils auront beaucoup de mal à arrêter. Des commerçants noirs par centaines ont été victimes des émeutes, des noirs ont été tués au nom de Black Lives Matter, qui est prêt à se révolter pour la mort de truands noirs, mais ne trouve pas un mot à dire quand les morts sont des noirs impeccablement honnêtes, ou sont des enfants tués par une violence aveugle qui en ce moment atteint des niveaux qu’elle n’avait jamais atteint depuis plusieurs décennies. L’insécurité remonte à une vitesse vertigineuse et vient montrer que lorsque la police n’est plus là, le chaos s’installe vite. La tentative de dépeindre toute l’histoire des Etats Unis comme une abomination qui impliquerait de faire table rase déplait, très visiblement, à la frange modérée de l’électorat qui ne perçoit pas la vie aux Etats-Unis comme l’enfer sur terre.

Même trafiqués pour avantager le candidat démocrate et décourager et démoraliser les électeurs républicains, les sondages ne peuvent cacher davantage que le candidat démocrate voit les intentions de vote censées être exprimées en sa faveur s’éroder.

Ce candidat, Joe Biden, après avoir passé trois mois cachés dans le sous-sol de sa maison, doit sortir un peu, et chacune de ses sorties est désastreuse. Même quand il doit lire sur un téléprompteur ce qui a été écrit pour lui aux fins qu’il le dise, il a souvent des problèmes de lecture, et, lorsque le téléprompteur s’arrête inopinément, en est réduit à bredouiller des mots qui ne composent pas une phrase cohérente. Il est incapable de répondre à la moindre question d’un journaliste et la seule “conférence de presse” qu’il ait tenue était un lamentable simulacre : une dizaine de journalistes avaient transmis leurs questions à l’avance, et les réponses étaient écrites : il a invité les journalistes un à un, dans l’ordre où les réponses étaient écrites sur son téléprompteur, à lire les questions, très complaisantes et très aseptisées. Il a lu les réponses, puis est retourné dans son sous-sol, sur ordre de son médecin, a-t-il dit. Tous ceux qui se tiennent dans l’ombre derrière lui sont gauchistes et beaucoup viennent de l’équipe qui travaillait pour Bernie Sanders, et ils ont repris l’essentiel du programme de Bernie Sanders pour en faire le programme de Joe Biden. Pour que le programme ait une façade, ceux qui ont écrit ce que Joe Biden devait dire sur le sujet ont carrément utilisé des phrases tirées d’un récent entretien accordé par Donald Trump à Sean Hannity sur FoxNews, et Donald Trump a dit que ceux qui sont dans l’ombre de Biden ont tellement peu de mots présentables à lui proposer qu’ils en sont réduits à utiliser des mots de Donald Trump pour cacher un message gauchiste. Joe Biden est incapable de prononcer un discours, incapable de tenir une réunion publique, incapable de débattre avec Donald Trump. Les Démocrates n’ont pu trouver un candidat plus présentable et l’ont choisi parce qu’il a l’image d’un Démocrate d’avant la marée gauchiste, et parce que, espèrent-ils, il peut faire illusion. Mais un vieillard sénile aura des difficultés à faire illusion longtemps. Ils cherchent une femme noire présentable pour être candidate à la vice-présidence : celles qui sont présentables déplaisent aux gauchistes qui tiennent le parti, celles qui ont l’assentiment des gauchistes ne sont pas du tout présentables. Il se murmure que les Démocrates veulent jouer la carte Michelle Obama : ce n’est pas impossible, mais je suis très sceptique, et il semble que Michelle Obama n’ait pas envie de s’embarquer à bord d’un navire qui prend l’eau et d’avoir à assumer le programme de Bernie Sanders.

Beaucoup de choses peuvent se passer encore, et, on l’a vu depuis 2016, on l’a vu bien plus encore depuis mars : le Parti Démocrate entend ne reculer devant rien pour parvenir à ses fins. C’est désormais un parti totalitaire qui ne dit pas son nom, et un parti totalitaire ne recule devant rien. C’est un parti qui n’a pas les moyens d’assumer pleinement le totalitarisme dont il est porteur, mais qui entend s’en donner les moyens. Et l’équipe de campagne de Donald Trump en a conscience. Des îlots de totalitarisme sont déjà créés dans le pays : les campus universitaires, nombre de salles de classe, nombre de salles de rédaction. Trump en a pris la mesure et son discours du Mont Rushmore l’a montré.  Une victoire démocrate en novembre serait la victoire d’un ramassis de crapules sans aucun scrupule qui veulent que le totalitarisme règne partout. Ce ne serait pas un totalitarisme qui ressemblerait à celui qui a régné sur l’Union Soviétique, bien sûr, ce  serait un totalitarisme plus insidieux qui ne s’installerait pas pleinement tout de suite, mais ce serait, à terme, un totalitarisme quand même : la liberté de penser ne subsisterait que sous forme de dissidence, la liberté d’aller et venir serait restreinte (ceux qui ignorent ce qu’inclut le Green New Deal devraient s’informer), la liberté d’entreprendre serait asphyxiée au profit des tenants du crony capitalism, la liberté de choix dans quasiment tous les domaines, y compris dans le domaine politique serait réduite à quasiment rien. 

Le choix qui se présentera aux électeurs américains le 3 novembre sera on ne peut plus clair. Ce sera l’Amérique, la démocratie, les institutions, la prospérité, la loi et l’ordre, ou ce sera une chute à la vénézuélienne. Et en cas de victoire démocrate, ce serait sans doute la dernière élection présidentielle américaine, car onze millions d’immigrants illégaux seraient rapidement naturalisés, auraient le droit de vote dans quatre ans, et voteraient pour ceux qui leur ont donné le droit de vote : le scénario s’est déjà déroulé en Californie, dans le Colorado, au Nouveau Mexique, dans le Nevada.

Je pense qu’il reste des millions d’Américains qui ne veulent pas que l’élection du 3 novembre soit la dernière élection présidentielle américaine et qui ne veulent pas d’une chute à la vénézuélienne, et je pense qu’ils seront suffisamment nombreux pour l’emporter.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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