Publié par Magali Marc le 19 juillet 2020

Hier, lors de l’émission The Five sur Fox News (17 juillet), Jesse Waters a dit que les Démocrates ne sont pas dupes des sondages qui donne Joe Biden en avance sur le Président Trump.

Ils savent qu’il y a un manque d’enthousiasme de la part de ceux qui disent vouloir voter pour lui. Donc, ils lui font défendre un programme très à gauche pour susciter l’enthousiasme des gauchistes, surtout des jeunes, partisans de Bernie Sanders, en espérant que leurs votes feront la différence.

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Ce faisant, Jesse Waters a pratiquement répété la thèse que je défends depuis des mois, à savoir que les Démocrates savent que Joe Biden ne sera pas élu (peu importe qui est sa colistière).

Voici les raisons pour lesquelles je persiste à croire que les Démocrates ne croient pas à la victoire de Joe Biden en novembre :

  1. Premièrement, il est toujours difficile de battre un Président sortant surtout quand l’économie va mieux ou quand les gens lui font davantage confiance qu’à son adversaire pour relever l’économie. Or un sondage de HarrisX effectué entre le 7 et 10 juillet pour le journal The Hill, révèle que 54 % des électeurs inscrits approuvent la façon dont Donald Trump gère l’économie, soit une augmentation de deux points de pourcentage par rapport au sondage des 22 et 23 juin. Un autre sondage a révélé que les électeurs ont un sentiment similaire sur la question des nouveaux emplois pour les Américains, avec 42 % qui préfèrent Trump et 36 % qui préfèrent Biden.
  2. Les Démocrates ont tout fait pour écarter Bernie Sanders qui étaient sur le point de remporter la nomination parce qu’ils voulaient un candidat plus au centre. Mais en même temps, ils souhaitaient lui épargner l’humiliation d’être battu à la Convention Démocrate de façon à rester dans les bonne grâces de ses supporters qui, eux, étaient très enthousiastes.
  3. Si les Démocrates pensaient que Joe Biden a de bonnes chances d’aboutir à la Maison Blanche en novembre, ils s’empresseraient de lui trouver une colistière noire, pas trop à gauche, susceptible d’enthousiasmer les électeurs démocrates modérés, les Indépendants et les Républicains Never Trumper. Or, on ne sait toujours pas qui sera la colistière de Joe Biden, on sait seulement qu’elle sera une femme noire.
  4. Plus ils tardent à lui trouver une colistière et plus les analystes dans les médias ont tendance à croire que les Dems vont convaincre Michelle Obama se se présenter parce qu’elle est très «populaire» (chez les Démocrates), parce qu’elle est connue et parce qu’ils sont certains que les Noirs américains (même ceux qui penchent vers M. Trump) se feront un devoir de voter pour elle. Le problème, c’est que, pour l’instant, Michelle Obama se fait prier et chacun sait que si Joe Biden était élu président, il lui céderait rapidement la place et son mari Barack serait là pour la guider, car elle n’a aucun sens politique et aucune expérience de gouvernement.
  5. Les Démocrates ne peuvent pas ne pas savoir que le programme très à gauche que Joe Biden défend en ce moment va aliéner la plupart des Américains qui ne sont pas du tout attirés par le socialisme.

Concernant le socialisme :

Un nouveau sondage de Pew Research révèle qu’« une part beaucoup plus importante d’Américains a une impression positive du capitalisme (65%) que du socialisme (42%) ». L’écart entre les partis est cependant important : « Près de huit républicains et indépendants sur dix (78%) à tendance républicaine expriment des réactions assez ou très positives envers ce terme, tandis qu’un peu plus de la moitié des démocrates et des indépendants à tendance démocrate (55%) disent en avoir une impression positive »
L’intensité du sentiment anti-socialiste (63 % des républicains ont une opinion très négative) éclipse celle du sentiment pro-socialiste (seuls 14 % des démocrates ont une opinion très positive du socialisme).

Concernant l’immigration

Joe Biden souhaite mettre fin aux restrictions imposées par l’Administration Trump en matière d’immigration et d’accueil des réfugiés, et offrirait l’amnistie aux immigrants clandestins dans le pays.

Un sondage du Pew Research Center a révélé que 81 % des Américains considèrent l’immigration massive comme une menace alors qu’ils sont confrontés aux défis posés par le virus de Wuhan.

En Pennsylvanie, par une majorité de 64 % à 36 %, les électeurs ont déclaré qu’ils donneraient la priorité à la réduction de l’immigration globale, au renforcement de l’application des lois sur l’immigration et de la sécurité aux frontières, et à l’expulsion des étrangers en situation irrégulière du pays, plutôt qu’à l’augmentation de l’immigration, l’amnistie des étrangers en situation irrégulière ou à la dépénalisation de l’immigration clandestine.

Concernant le définancement de la police :

Dans une interview récente, on a demandé à M. Biden s’il était d’accord pour réorienter une partie des fonds [des services de police], et un Joe Biden enthousiaste a répondu : « Oui, absolument !»

Près des deux tiers des Américains s’opposent aux appels au dé-financement des services de police, contre 34% qui soutiennent le mouvement, et 60% s’opposent spécifiquement à la réduction du budget de la police pour le réaffecter à d’autres programmes sociaux et de santé publique, tandis que 39% soutiennent ce mouvement.

Concernant le virus de Wuhan et le déconfinement:

L’inquiétude des Américains a diminué de près de 10 points de pourcentage par rapport à il y a trois semaines, 69 % des Américains étant toujours inquiets de contracter le virus, contre 78 % qui disaient la même chose à la mi-mai.

Néanmoins, la majorité des Américains sont maintenant prêts à manger au restaurant (59 %), à demeurer dans un hôtel (57 %), à aller à l’église (57 %), à aller dans un centre commercial (53 %) et à envoyer leur enfant à l’école (54 %).

Une majorité écrasante est toujours prête à faire les courses (94 %), à se faire couper les cheveux (69 %) et à aller travailler (82 %).

En juin, malgré les manifestations nationales qui ont eu lieu dans des dizaines de villes, seuls 26 % des Américains se sont dits prêts à participer à une manifestation.

Le Plan Vert d’AOC et le changement climatique

M. Biden a augmenté les dépenses globales du Green New Deal, a avancé la date à laquelle le secteur de l’électricité doit être exempt d’émissions de carbone et a réorienté le plan vers la création d’«emplois verts», qui remplaceront à terme l’exploitation minière, le fracking (pour extraire le gaz naturel) et d’autres industries liées aux combustibles fossiles.

Les travailleurs de la Pennsylvanie, dont beaucoup dépendent de l’industrie des combustibles fossiles, sont nerveux face à la dérive de Joe Biden vers la gauche.

« M. Biden doit se sortir du fossé de l’extrême gauche et revenir au milieu s’il veut que nous le soutenions », a déclaré Shawn Steffe, agent d’affaires pour la section locale 154 des Chaudronniers à Pittsburgh et démocrate de longue date. « … Je ne vois pas mes membres voter pour quelqu’un qui va leur enlever leur emploi et leur pension pour quelque chose qui comporte beaucoup de demi-vérités ».

Joe Biden propose un plan climatique d’un montant de 1 700 milliards de dollars, qui visera à atteindre une énergie propre à 100 % et des émissions nettes nulles d’ici 2050.

Selon un sondage mené par les programmes sur les changements climatiques de Yale et George Mason, 70 % croient que les changements climatiques sont en train de se produire, et 57 % croient que les humains en sont la cause.

Tandis qu’une grande majorité de démocrates considèrent le changement climatique comme un problème, un sondage NBC News/Wall Street Journal a révélé que seulement 15% des républicains et – plus important – 47% des indépendants le considèrent comme un problème.

Mais les Américains ne sont pas prêts à débourser des milliards pour lutter contre le changement climatique. Un sondage AP/Université de Chicago a demandé aux gens combien ils étaient prêts à payer pour lutter contre le changement climatique, et 57 % ont répondu au moins un dollar par mois, ou même pas le coût d’une tasse de café au Starbucks.

Conclusion

La stratégie des Démocrates, avec les positions récemment énoncées par Joe Biden, est une stratégie perdante parce qu’elle est en collision frontale avec ce que souhaitent la majorité des Américains.

Ceux qui disent que l’élection présidentielle de novembre sera un référendum sur le Président Trump (ceux qui l’aiment contre ceux qui ne l’aiment pas), se trompent.

Le programme de Joe Biden, destiné à plaire aux gauchistes, ne plaira pas aux Américains. Même ceux qui détestent Donald Trump vont y penser à deux fois avant de voter pour un programme socialiste qui ne dit pas son nom. Au pire, ils s’abstiendront.

Ceux qui pensent que les supporters de Bernie Sanders vont se précipiter pour voter pour Joe Biden font fausse route. Ce sont pour la plupart des jeunes émotifs qui ne savent pas ce qu’est la réalité du socialisme et qui resteront bien tranquilles dans le sous-sol de maman le 3 novembre.

Je maintiens que les Démocrates veulent régler leurs comptes avec l’aile gauchiste radicale du parti, notamment le «Squad», qui fait beaucoup de bruit (et est traitée favorablement par les médias) mais n’attire pas nécessairement les électeurs ailleurs qu’à New York ou à Los Angeles.

Au mieux, Joe Biden sera élu président et l’Establishment Démocrate tirera les ficelles. Au pire, Joe Biden sera battu et les Dems pourront jeter aux poubelles le Green New Deal et autres idées gauchistes loufoques et se débarrasser une fois pour toutes des gauchistes radicaux qui gangrènent le parti.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Sources :

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