Publié par Christian Larnet le 23 juillet 2020

Les éléments de l’enquête que la commission d’indemnisation des victimes a consulté confirment qu’Adama Traoré a bien commis de multiples agressions sexuelles contre son co-détenu.

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Contraint, plusieurs fois par jour, de pratiquer des fellations à Adama Traoré, qui le menaçait avec une fourchette

Le site 20 minutes.fr confirme les accusations du Point : l’ancien co-détenu d’Adama Traoré qui a porté plainte contre lui pour des viols répétés, a été indemnisé par la commission d’indemnisation des victimes d’infraction (Civi). Les viols ont eu lieu entre la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016.

Les éléments de l’enquête auxquels la Civi a eu accès ont permis de déterminer que « la matérialité des infractions d’agressions sexuelles dénoncées doit être considérée comme établie ». Le dossier a ensuite été transmis au fonds de garantie des victimes, qui a dédommagé la victime de Traoré. Ce fonds peut indemniser même en l’absence de condamnation pénale.

Les faits

  • Deux mois avant la mort d’Adama Traoré, la mère de son ancien co-détenu à la prison d’Osny confie aux policiers de Cergy-Pontoise que son fils est en « extrême souffrance » en raison des viols par Adama Traoré, tout en restant assez floue dans le détail des sévices que son fils subissait.

Celle-ci déclare à la police :

« Dès que je l’ai vu, il s’est mis à pleurer. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a répondu par deux fois : « Il m’a violé. »

Je lui ai demandé qui ?

Il m’a dit : « Mon ancien codétenu, Adama Traoré. » 

Adama “l’empêchait de dormir” et “l’enroulait dans un drap” la nuit, précise la mère.

  • Mais Adama Traoré meurt, et l’action publique s’éteint le 14 septembre 2016.
  • Cependant, l’ancien co-détenu est entendu par les enquêteurs – deux mois plus tard.
  • Le 6 septembre 2016, il révèle à la commission avoir été victime de viols et agressions sexuelles : il a été contraint, plusieurs fois par jour, de pratiquer des fellations à Adama Traoré, qui le menaçait avec une fourchette.
  • Selon la Civi, la victime de Traoré avait remis « une lettre à un surveillant » où il évoque les sévices sexuels qu’il subit « de façon particulièrement circonstanciée, lors d’un entretien avec un chef de détention, ajoutant qu’il avait déconseillé à sa mère de dénoncer les faits par peur de représailles ».
  • Placé à l’isolement à sa demande le 17 mai 2016, le jeune, alors âgé de 23 ans, a tenté de se suicidé, « en dépit d’une surveillance et d’un suivi par l’unité sanitaire ».
  • La Civi concluait : « Il résulte de ces considérations de fait que la matérialité des infractions d’agressions sexuelles dénoncées doit être considérée comme établie. » 
  • Le 28 décembre 2018, le co-détenu d’Adama Traoré demande à la Civi de Pontoise l’indemnisation de son préjudice, non seulement pour les faits d’agressions sexuelles de mai 2016, mais aussi pour l’expédition punitive de février 2017.
  • Réunie en décembre 2019, la Civi n’a rendu sa décision que le 12 mars 2020. 

Expédition punitive par un frère d’Adama Traoré pour avoir dénoncé l’homosexualité d’Adama

Le fonds de garantie des victimes a accordé une idemnité de 15.000 euros à la victime de Traoré, précisant que « le retentissement psychologique de ces faits commis sur une personne fragile et vulnérable au sein d’un établissement pénitentiaire justifie l’allocation d’une indemnité de 15.000 euros ».

Puis il a reçu près de 29.000 euros d’indemnité, après avoir été violemment agressé par trois des frères d’Adama, dont Yacouba, un homophobe, quelques mois après avoir révélé les agressions sexuelles q’il a subies.

  • En février 2017, Yacouba Traoré accompagné de deux de ses frères, Youssouf (ou Yssouphou), Cheikne, et d’un de leurs amis, Mamadou K. a passé à tabac avec des armes, dont une plante en bois, l’ex-co-détenu de son frère, lui fracturant notamment le nez.
  • Les faits, qualifiés par le procureur de « véritable guet-apens » et de « sauvage agression », ont valu 18 mois de prison ferme au frère exemplaire.

Les preuves retenues

L’avocat de la famille Traoré a fait remarquer qu’Adama n’avait jamais été convoqué dans cette affaire, et n’avait donc pas pu donner sa version des faits, ce qui selon lui, rendrait l’accusation caduque.

Cependant, la Civi s’est appuyée sur des éléments de preuve convaincants, dont le détail n’a pas été intégralement publié :

  • Les déclarations du plaignant,
  • Une lettre remise par lui à un surveillant,
  • Un entretien avec un chef de détention où les faits avaient été décrits par la victime de Traoré de façon «particulièrement circonstanciée».

Conclusion

Le hashtag #AdamaVioleur est le deuxième le plus utilisé en France depuis 24 heures.

Le clan Traoré n’a pas encore réagi aux révélations de l’homosexualité de leur frère, et l’on ne sait pas si les Traoré sont homophobes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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