Publié par Gaia - Dreuz le 23 juillet 2020

Source : Valeursactuelles

La procureur général de Paris Catherine Champrenault aurait demandé pas moins de 17 remontées d’informations dans l’affaire Fillon. Devant la commission d’enquête parlementaire, elle en avait mentionné… quatre. 

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Les remous autour de l’affaire Fillon se poursuivent. Plus d’un mois après ses révélations fracassantes devant la commission d’enquête parlementaire sur l’indépendance de la justice, face à laquelle elle avait dénoncé des « pressions » dans l’affaire de l’ancien candidat à la présidentielle, l’ex-patronne du Parquet national financier (PNF) Eliane Houlette a récidivé devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). D’après Le Canard enchaîné, l’ancienne procureur a notamment chargé sa supérieure hiérarchique, la procureur général de Paris Catherine Champrenault. 

Deux versions contradictoires

Après les déclarations d’Eliane Houlette, Catherine Champrenault avait elle-aussi été entendue par la commission d’enquête parlementaire. Elle s’y était défendue de toute influence sur le PNF en certifiant qu’elle n’avait réclamé que « quatre remontées d’informations » concernant l’affaire Fillon. Elle avait également souligné « beaucoup plus de remontées spontanées du PNF que de demandes du parquet général », rappelle Le Canard enchaîné. Seulement, devant le CSM, Eliane Houlette a radicalement contredit sa supérieure. En effet, l’ex-procureur financier a fait état de pas moins de « 17 rapports par messagerie électronique et synthèses d’audition, à la demande expresse du parquet général ». L’une des deux aurait donc menti sous serment. « A ces échanges par messagerie électronique s’ajoutaient des demandes orales et les réunions hebdomadaires avec la procureur général, consacrées pour l’essentiel à ce dossier », a également confié Eliane Houlette au CSM.

Par ailleurs, l’ancienne procureur du PNF a taclé devant le CSM l’enquête menée par l’Inspection générale de la justice contre son parquet, après que l’hebdomadaire Le Point a révélé que le PNF avait mené une enquête secrète sur Nicolas Sarkozy pendant plusieurs années. Convoquée, Eliane Houlette a refusé de s’y rendre. « Dans un climat de dénigrement et de violences verbales proférées à l’encontre du PNF, je n’entends nullement participer à une inspection susceptible d’aboutir à la déstabilisation d’une institution républicaine qui a totalement rempli la mission confiée par le législateur », a-t-elle fait valoir.

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