Publié par Dreuz Info le 24 juillet 2020

Un homme à la voix masculine clairement identifiable qui chante « Un jour mon Prince viendra » pour une publicité télé destinée aux familles à l’occasion de la réouverture de Disneyland Paris. L’intégration de l’idéologie transgenre a un « impact corrosif » sur la société et une influence négative sur le bien-être des enfants, révèle le très sérieux quotidien conservateur britannique The Daily Telegraph.

Alors que l’on croyait mort le marxisme et sa dictature du prolétariat, c’est l’hégémonie du marxisme culturel et sa « politique des identités » qui s’invitent désormais dans l’industrie, via le dictat des minorités, qui depuis 68, gangrènent les universités occidentales.

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Disneyland, l’emblématique parc d’attraction familial, va mal, mais ce n’est pas dû aux effets économiques collatéraux de la Covid-19. L’idéologie politiquement correcte issue de la « politique des identités » ravage peu à peu l’esprit familial qui régnait dans ses parcs d’attractions. Plus question de faire mention de son film de 1946 “Song of the South” jugé raciste dans le célèbre manège “Splash Mountain”. 

Pirates des Caraïbes, une attraction mythique bien avant la fameuse série de films, présente dès 1967 dans le parc Disneyland originel, celui de Californie, l’une des dernières supervisées par le maître, Walt Disney lui-même, figurait à la quasi-identique, depuis vingt-cinq ans, dans le parc Disneyland de la région parisienne avec cette vente aux enchères de femmes-esclaves, surmontée de la bannière « Prenez une fille pour épouse ». Elle est désormais remplacée par la vente aux enchères d’objets dérobés par les pirates lors de leurs fameux abordages. Exit donc les esclaves sexuelles, conformément à la version récente du blockbuster.

La nouvelle gauche bien-pensance éco-socialiste non contente d’user de méthodes dignes des soviétiques pour imposer sans vergogne une réécriture des histoires traditionnelles, impose ses nouveaux standards.

Aujourd’hui c’est un homme à la voix masculine clairement identifiable qui chante « Un jour mon Prince viendra » pour une publicité télé destinée aux familles à l’occasion de la réouverture de Disneyland Paris – décidément de plus en plus gay friendly. Le parc à thème n’a-t-il pas célébré la marche des fiertés en 2019 lors de sa Magical Pride ? Allusion à la sexualité d’un personnage lesbien, dans le film En avant. Dans Avengers Endgame, un personnage secondaire confie sa tristesse à la perte de son compagnon. « Très attendu », le discret baiser homosexuel dans Star Wars : l’Ascension de Skywalker. Tandis que la plateforme Disney + travaillerait sur une série tirée des comics Dr Aphra, un spin-off de l’univers de la guerre des étoiles mettant en scène en héroïne principale une archéologue ouvertement lesbienne. Publicité et produit – avec Disney on ne distingue plus vraiment le produit, de la promotion du produit – revêtent désormais un rôle d’agit prop, selon un nouveau code politiquement correct qui peu à peu subvertit les fondements de notre civilisation. Au risque de déplaire commercialement à son public familial. Tout se passe comme si, il fallait imposer un modèle alternatif à la famille traditionnelle, non par anticonformisme – nous sommes loin du « Famille, je vous hais ! Foyer clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur » gidien – mais à des fins révolutionnaires. C’est la raison pour laquelle ce n’est jamais assez pour les minorités en question puisque l’agenda caché est la subversion de notre civilisation par la déconstruction de ses ressorts anthropologiques. Même si nous sommes certains que beaucoup des « personnes différentes » enrégimentées malgré elles, dans cette « politique des identités » se sentent instrumentalisées et préfèreraient le simple « droit à l’indifférence ».

De notre côté, nous sommes d’autant plus fondés à réagir que l’impact s’avère plus profond qu’il n’y parait. Cette idéologie extravagante, dont l’apparente toute puissance n’est dû qu’à la pusillanimité d’une société déchristianisée qui a perdu ses repères historiques, a un réel impact physiologique.

En effet, l’intégration de l’idéologie transgenre a un « impact corrosif » sur la société et une influence négative sur le bien-être des enfants, révèle le très sérieux quotidien conservateur britannique The Daily Telegraph du 30 juin dernier, selon une étude du think tank Civitas[1] basé à Londres et concernant la société britannique.

Le Docteur Joanna Williams, écrit dans son rapport intitulé The Corrosive Impact of Ideology[2] que le transgendérisme a quitté son « créneau » spécifique pour devenir une question politique centrale au cours des deux dernières décennies, comme dans beaucoup d’autres sujets, c’est la marge qui remplace la page. « Les personnes occupant des postes de pouvoir dans les domaines des médias, de l’éducation, du milieu universitaire, de la police, du travail social, de la médecine, du droit et des autorités locales et nationales sont prêtes à se regrouper derrière les demandes d’une minuscule communauté transgenre », précise l’ancienne directrice du Centre for the Study of Higher Education de l’Université de Kent. Cela souvent au détriment des droits des femmes et de la protection de l’enfance.

Le rapport demande au gouvernement britannique d’interdire la prescription de bloqueurs de puberté pour les enfants de moins de 18 ans, l’étude des revendications transgenres qui contredisent les réalités biologiques, et de ne plus permettre aux élèves de faire une « transition sociale » à l’école (être reconnu sous un autre genre) sans la permission des parents.

L’étude note que l’omniprésence du transgendérisme a entraîné une augmentation significative du nombre d’enfants « qui éprouvent des difficultés dans le développement de leur identité de genre », référés à la Tavistock, la clinique nationale britannique spécialisée dans le traitement des enfants.

« Le nombre d’enfants de 13 ans qui ont demandé de l’aide au cours de la dernière année a augmenté de 30 % pour atteindre 331, tandis que le nombre d’enfants de 11 ans a augmenté de 28 % par rapport à l’année précédente. Les plus jeunes n’avaient que trois ans. Les trois quarts des enfants qui veulent de l’aide pour changer de sexe sont maintenant des filles – la proportion la plus élevée jamais enregistrée », selon l’étude.

Le Dr Williams souligne que les inhibiteurs de la puberté sont fréquemment présentés aux jeunes comme une solution simple et temporaire au « problème » apparent de leur corps changeant, malgré le fait que ces drogues « peuvent causer un préjudice irréparable au corps en développement de l’enfant et avoir un effet néfaste sur la fertilité future ».  « La société interdit aux personnes de moins de 18 ans d’acheter des cigarettes ou de l’alcool, mais les juge capables de consentir à des drogues qui altèrent leur corps ».

L’étude a également décrié l’impact du mouvement transgenre sur le discours public en Grande-Bretagne. « L’expansion des droits des transgenres s’est accompagnée d’une expansion de la réglementation étatique et institutionnelle (publique et privée) de la parole et du comportement. Cela met en évidence une différence significative entre les activistes transgenres d’aujourd’hui et le mouvement pour les droits des homosexuels » des années 60, écrit encore le Dr Williams.

Contrairement au mouvement pour les droits des homosexuels qui cherchait à gagner sa liberté contre l’État, le mouvement des transgenres « réclame la reconnaissance et la protection de l’État sous la forme d’une intervention pour réglementer le comportement de ceux qui ne font pas partie du groupe d’identité ». Alors que dans le passé, être rebelle c’était exiger une plus grande liberté contre l’État et l’autorité institutionnelle, aujourd’hui être radical c’est exiger des restrictions de liberté d’expression au nom de la prévention de délits construits. Aujourd’hui, La cage aux folles ne fait plus rire.

L’éco-socialisme et l’écoféminisme (qui inclut les transsexuels) se perçoivent en tant que nouvelles « avant-garde » et « phare de l’humanité ». Qui retrouve-t-on parmi les femmes inspirantes qui ont marqué 2019 selon Marie-Claire du 10 janvier 2020 ? Que de jolies frimousses innocentes et juvéniles, à qui nous aurions donné le bon Dieu sans confessions, disait-on autrefois, qui s’avère de redoutables viragos. « How dare you ! » hurle la jeune activiste Greta Thunberg, la chanteuse Angèle qui dit « Non, c’est non » point barre, à la différence de la poupée de Michel Polnareff à qui personne n’avait « jamais appris qu’on pouvait dire oui », l’actrice Emma Watson, 30 ans, qui pour valoriser le célibat préfère parler de « partenaire de soi-même », la brésilienne Valentina Sampaio, mannequin transgenre pour Victoria’s Secret ou Adèle Haenel, icone en robe du soir de la mutinerie des enfants gâtés, lors de la cérémonie des César, qui se revendique lesbienne. Voilà donc les rôles modèles proposés aux jeunes filles. Le père tué, le mari exclu, l’homme remplacé. Aujourd’hui la soi-disant loi de « bio-éthique » qui va permettre cette monstruosité qu’est la fabrication d’orphelin de père en toute conscience, est-ce un pas supplémentaire vers le « meilleur des mondes possibles », le rainbow world ? Comment mieux contribuer à l’extinction de la civilisation, si ce n’est de l’espèce humaine.

La menace n’est pas vraiment perçue parce que la multiplication des « identités-ayant-droit-à » semble soluble dans le marché pour les managers globalistes qui n’y perçoivent qu’une nouvelle segmentation marketing, quant aux animateurs du globalisme, ils n’y voient qu’une demande de « droit à la différence » soluble dans le relativisme culturel. Pourtant cette menace aurait un caractère irréversible dès lors qu’elle s’institutionnaliserait en principes de gouvernance globale d’institutions supranationales. Nous tournerions alors radicalement le dos à l’idéal occidental d’émancipation individuelle et à nos racines.

Thierry Martin, Anthropologue de formation. Ancien doctorant de l’EHESS

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[1] https://www.civitas.org.uk/

[2] https://www.civitas.org.uk/content/files/2454-A-The-Corrosive-Impact-of-TI-ppi-110-WEB.pdf

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