Publié par Magali Marc le 24 juillet 2020

Dans un article récent du New York Post, Michael Goodwin, souligne que c’est toujours la famille Ochs qui possède le New York Times et qui a permis que le journal devienne un leader dans le mouvement visant à diaboliser la fondation de l’Amérique et à réécrire l’histoire pour placer l’esclavage en son centre. Le Times a dépassé la partisanerie flagrante pour se déclarer le décideur de tout ce qui concerne la race. Son «Projet 1619» insiste sur le fait que l’esclavage a été la clé de la fondation de la nation américaine et que la guerre pour l’indépendance visait principalement à perpétuer la suprématie blanche.
Mais il semble que le New York Times a oublié de balayer devant sa porte …

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Raheem Kassam et Nick Regan, publié par The National Pulse, le 21 juillet.

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Les propriétaires du New York Times, des descendants d’une famille propriétaire d’esclaves, ont publié jadis des articles pro-lynchage de Noirs, affirmant que le « Parti républicain a commis un grand crime public » en donnant le droit de vote aux Noirs

La famille qui possède le New York Times était propriétaire d’esclaves et pro-Confédération. Le National Pulse peut aujourd’hui révéler la couverture médiatique complaisante du New York Times d’une conférence portant sur l’opposition au droit de vote des Noirs à laquelle participaient des partisans du lynchage. Le journal titrait le lendemain: « Le suffrage des noirs est un échec ».

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Dans un article publié dans le New York Post ce weekend, le chroniqueur Michael Goodwin a expliqué que le New York Times, sous la direction d’Arthur Ochs, avait publié un éditorial en 1900 disant que le Parti Démocrate « pourrait à juste titre insister sur le fait que les maux du suffrage des Noirs leur ont été infligés sans scrupule ».

La famille Ochs-Sulzberger est toujours propriétaire du journal, Arthur Ochs Sulzberger Jr en étant le président, et son fils, A.G. Sulzberger, l’éditeur.

De nouvelles révélations

Une enquête approfondie du National Pulse révèle une histoire bien plus horrible de sentiment anti-noir dans les pages du New York Times – le torchon qui maintient la devise d’origine, affichée dans le coin supérieur gauche de la première page, créée par M. Ochs : « All the News That’s Fit to Print » (« Toutes les nouvelles qui méritent d’être imprimées »).

Cette même devise apparaît au-dessus d’un éditorial du jeudi 10 mai 1900. L’éditorial intitulé : « L’avenir politique du Sud », déplore le «vote des Noirs», fait référence aux « horreurs de la domination par les Noirs », et reproche aux Républicains de promouvoir et d’adopter une loi qui deviendra le Quinzième Amendement de la Constitution des États-Unis, lequel stipule que « la race, la couleur ou une condition antérieure de servitude » ne peuvent pas être utilisées pour empêcher quelqu’un de voter.

« Le Parti Républicain a commis un grand crime public en donnant le droit de vote aux noirs », a déclaré le Times en page six, qualifiant les « obstacles au suffrage des noirs » comme étant issus de « conseils plus sages ».

Un jour avant, le 9 mai 1900, le journal avait fait un reportage élogieux concernant l’ancien secrétaire de la Marine Hilary A. Herbert, qui avait organisé une conférence intitulée « Le problème racial ».

M. Herbert, un Démocrate qui avait servi sous le président Grover Cleveland, avait déclaré que le vote des Noirs avait « apporté la faiblesse au lieu de la force », et le New York Times avait copié le titre du discours « Le suffrage des noirs est un échec ».

« Les hommes blancs dans chaque État ont obtenu le contrôle et ils doivent le garder », écrivait M. Herbert, ajoutant : « L’oisiveté des Nègres augmente sans aucun doute, et la criminalité semble augmenter. »

M. Herbert, dont l’article avait été publié dans son intégralité et sans critique ni contexte ajouté par le Times, avait aussi déclaré le jour de l’ouverture de la conférence intitulée «Race Problem»: « Il y a d’autres graves questions qui vous attendent. L’une d’entre elles concerne la pureté des urnes ».

Dans une suite, le vendredi 11 mai, le Times a publié un résumé de ce qui était clairement une conférence importante à leurs yeux, en commençant par les proclamations du statisticien, le professeur W. F. Willcox, qui déclarait à l’époque « Il y aura une diminution rapide du taux de natalité et une lente augmentation du taux de mortalité jusqu’à ce que la race noire soit dans la même situation que les Indiens d’Amérique aujourd’hui. »

L’article de synthèse poursuivait par une réflexion sur « la pertinence du lynchage », telle qu’elle avait été exposée par un certain nombre d’intervenants lors de l’événement.

Ceux qui seraient portés à suggérer que le Times ne faisait que refléter le langage ou les attitudes courantes de l’époque, se trompent.

Leur propre page de lettres a cédé la place, un jour plus tard, au pasteur Pierce Butler Thompkins, fondateur de l’église presbytérienne Saint James de New York, qui reprochait au Times sa couverture de l’événement.

« Vous semblez être prêt à sacrifier les principes par opportunisme », écrivait M. Butler Thompkins qui faisait porter sa réflexion sur la couverture du journal dont le but semblait être d’approuver tacitement des mesures visant à supprimer le vote des Noirs dans l’espoir que cela aiderait le Parti Démocrate.

La célébration des Confédérés

En plus de cette série de reportages «anti-noirs», le Times a publié un portrait du président confédéré Jefferson Davis à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance, le présentant comme « le grand leader du Sud ».

Selon Michael Goodwin, Adolph Ochs est allé plus loin dans son soutien aux dirigeants confédérés en apportant d’importantes contributions à des monuments commémoratifs tels que le Stone Mountain Memorial en Géorgie qui célèbre Jefferson Davis, Robert E. Lee et Stonewall Jackson.

Ce don est particulièrement remarquable car, pour un coût de 1 000 dollars (environ 31 000 dollars aujourd’hui), il a pu faire figurer le nom de sa défunte mère parmi les noms des fondateurs du mémorial, ainsi qu’une lettre indiquant que « Robert E. Lee était son idole ».

La lettre a été remarquée par les historiens en 2015, lorsque des tuiles sur lesquelles figurait le drapeau confédéré ont été repérées dans la station de métro sous Times Square.

Ochs a clairement indiqué que son soutien au Sud n’était pas un euphémisme. Selon le magazine Civil War Times, il avait écrit dans un éditorial :

« Je ne concède à aucun éditeur de journaux du Sud un plaidoyer plus loyal, sincère, enthousiaste et assidu en faveur des meilleurs intérêts, du bien-être et de la prospérité du Sud que celui dont j’ai fait preuve dans le Chattanooga Times et le New York Times. Je suis convaincu que tous ceux qui me connaissent attesteront que le Sud, ses intérêts et son bien-être ont été et font partie de ma religion, de ma profession et de mon hobby ».

Sa mère, Bertha Levy Ochs, a activement aidé la Confédération tout au long de la guerre civile.

Elle a été prise à faire de la contrebande de médicaments destinés aux citoyens de la Confédération en les dissimulant dans une poussette.

L’engagement qu’elle avait pris envers le Sud était une chose qu’elle avait acquise auprès de son oncle, John Mayer. Avant la guerre civile, on pense que Bertha a vécu avec M. Mayer à Natchez jusqu’en 1853.

Enrichis par l’esclavage

Les archives montrent qu’en 1860, M. Mayer a déclaré qu’il possédait 5 esclaves. Bien que les archives n’indiquent pas les noms de ces personnes, M. Goodwin rapporte que deux étaient des hommes, âgés de 70 et 26 ans, et trois étaient des femmes, âgées de 65, 45 et 23 ans.

La mère du propriétaire du New York Times, Adolph Ochs – dont la famille possède toujours le journal – a participé à la traite des esclaves alors qu’elle était chez son oncle.

Ses activités ne se sont pas arrêtées là.

Plus tard, Bertha est devenue membre fondateur d’une section des Filles de la Confédération et a demandé qu’un drapeau confédéré soit placé sur son cercueil. Ce qui fut fait.

Adolph Ochs, à qui l’on attribue la transformation d’un journal local en faillite en une publication mondialement reconnue, a des liens à la fois pro-confédérés et pro-esclavagistes dans presque toutes les parties de sa famille.

Que ce soit par l’intermédiaire :

  1. du frère de sa mère, Oscar Levy, qui a combattu aux côtés de ses cousins pour les États confédérés ;
  2. de l’oncle de sa mère, John Mayer, qui possédait au moins 5 esclaves et a organisé une unité de garde à domicile tout au long de la guerre;
  3. ou de Bertha Levy Ochs elle-même, qui a fait orner son cercueil avec le drapeau confédéré lorsqu’il a été mis en terre.

Le New York Times, qui fait de nos jours la promotion du très controversé «Projet 1619», a, en vérité, une relation profonde et documentée avec les personnes mêmes qu’il prétend mépriser.

* Note de l’éditeur : bien que le National Pulse ne croit pas à la Cancel Culture, ni à l’effacement de l’histoire américaine, nous pensons qu’il est important de souligner l’hypocrisie de ceux qui ont adopté une attitude moralisatrice et voudraient nous faire la leçon.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Sources :

https://thenationalpulse.com/news/new-york-times-slavery-conference-editorials/

https://nypost.com/2020/07/18/the-family-that-owns-the-new-york-times-were-slaveholders-goodwin/

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