Publié par Christian Larnet le 28 juillet 2020

Dans un entretien avec le journal qatari, Ismaïl Haniyeh, chef du groupe terroriste au pouvoir à Gaza, affirme que l’offre provient de « parties payées par les grandes puissances » dans le cadre du plan de paix controversé des États-Unis.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Le chef de l’organisation terroriste Hamas, Ismaïl Haniyeh, une des branches des Frères musulmans, a déclaré que son groupe terroriste avait refusé 15 milliards de dollars d’aide au développement à Gaza il y a deux mois, car elle conditionnée à la démilitarisation du groupe terroriste basé à Gaza afin d’atteindre la paix qu’il ne veut pas.

Haniyeh a déclaré au journal qatari al-Lusail que l’offre avait été faite dans le contexte du plan de paix du président américain Donald Trump, qui allouerait 13,38 milliards de dollars à la bande de Gaza pour le développement s’il était mis en œuvre.

« Il y a des parties qui sont venues nous voir il y a deux mois, et dont nous savons qu’elles ont été payées par les grandes puissances.

Ils nous ont proposé de nouveaux projets dans la bande de Gaza pour une valeur d’environ 15 milliards de dollars. Bien sûr, nous avons dit que c’était excellent, nous voulons établir un aéroport, un port et des projets de développement économique dans la bande de Gaza », a déclaré M. Haniyeh.

Haniyeh, qui vit luxueusement à Doha, la capitale du Qatar, a précisé à Al-Lusail que l’offre comprenait la fin du blocus de Gaza par l’Egypte, qui a commencé après que le Hamas ait pris le contrôle de la bande en 2007 en jetant du haut des immeubles les cadres du Fatah, et le blocus sécuritaire israélien, qui interdit à Gaza de recevoir des armes, des bombes et des missiles.

Haniyeh a déclaré que l’offre était conditionnée à l’abandon par le Hamas de ses capacités militaires. Le plan de paix Trump stipule en effet que le désarmement du Hamas est une condition préalable aux négociations sur la création d’un État palestinien, bien qu’il semble peu probable que le groupe terroriste renonce au jihad, sa raison d’être.

« Nous avons appris qu’en échange de la création d’un Etat palestinien, nous devrions dissoudre nos factions militaires et les intégrer dans la police, et supprimer notre armement, en particulier les armes lourdes, les roquettes qui ont frappé Tel-Aviv et au-delà, et dissoudre la capacité d’autonomie guerrière de Gaza », a déclaré M. Haniyeh.

Selon M. Haniyeh, ces conditions rendent l’offre inacceptable.

« Ils veulent mettre fin à l’existence de la résistance [entendre par là terrorisme] et séparer Gaza du reste du mouvement national palestinien », a déclaré M. Haniyeh.

Haniyeh ne veut pas renoncer à la « résistance » tant qu’il n’y aura pas d’Etat palestinien, alors que la « résistance » n’a plus lieu d’être si les Palestiniens obtiennent leur Etat- ce qui n’est pas le cas : le Hamas veut la destruction de l’Etat juif, comme il le déclare un peu plus loin dans l’interview.

« Nous voulons briser le siège, et nous voulons des projets dans la bande de Gaza. Nous voulons un port à Gaza – mais comme un droit et non en échange de nos principes politiques ou du désarmement.

Notre principe est la Palestine du fleuve à la mer, le droit au retour, la libération des prisonniers et la création d’un État palestinien pleinement souverain avec Jérusalem comme capitale », a déclaré M. Haniyeh.

Le plan de paix Trump envisage Gaza comme une « ville métropolitaine moderne » sur le modèle de Singapour, et propose plusieurs projets de développement et zones économiques dans la bande de Gaza, dont un port.

Mais ce n’est pas ce que recherchent les Palestiniens : ils ne veulent absolument pas améliorer le sort de leurs citoyens, ils ne veulent pas la prospérité économique, ni créer un Etat moderne : ils ne veulent qu’une seule chose : la destruction d’Israël et l’expulsion ou l’égorgement des juifs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz