Publié par Jean-Patrick Grumberg le 30 juillet 2020

John Kass, qui est journaliste au Chicago Tribune depuis 23 ans, a écrit dans sa chronique du 22 juillet que c’est « dans les grandes villes dirigées par des maires Démocrates que les meurtres et les fusillades de gangs sont incontrôlables ».

Comment ose-t-il dire la vérité ? Il devrait savoir que le rôle d’un journaliste en 2020 n’est pas de rapporter les faits, mais de combattre l’extrême droite par tous les moyens, à commencer par l’insulte, la diffamation, le mensonge, la négation, l’occultation ou la minimisation des faits, et la Cancel Culture dont il vient d’être la victime.

Kass déclare que ces villes avaient autrefois une économie forte, et que les centres-villes dynamiques sont en passe de devenir des villes fantômes.

Mais ces villes Démocrates sont aussi celles où le milliardaire d’extrême gauche George Soros a dépensé des millions de dollars pour aider à faire élire des combattants d’extrême gauche pour mettre en œuvre son idéologie de « justice sociale » aux postes de procureurs.

Soros est en train de remodeler le système judiciaire dans les villes américaines, en passant sous le radar – et avant que ces demeurés de Républicains se réveillent, il sera trop tard, et ce sera bien fait pour les idiots utiles qui les élisent.

« Les procureurs financés par Soros, et non les maires, sont ceux qui aident à libérer les violents sans ou avec peu de caution, » a écrit Kass.

Lundi, le rédacteur en chef du Chicago Tribune, Colum McMahon, a annoncé qu’il « réorganiserait » le placement des chroniqueurs du journal et séparerait la couverture de l’actualité des colonnes d’opinion. Kass va également perdre son titre de chroniqueur principal.

« Ces changements montrent notre besoin et notre désir d’être transparents avec les lecteurs sur ce que nous faisons », a déclaré M. McMahon.

« Et, je crois qu’ils nous aideront à maintenir la crédibilité de notre couverture de l’actualité auprès de notre public en ligne, de nos lecteurs de la presse écrite et de nos communautés dans un environnement politique qui est, de l’avis général, brut et hyperpartisan ».

John Kass

Mais Kass n’a pas seulement raison, il a aussi raison d’un point de vue strictement factuel. Kass n’exprime pas une opinion. Son article n’appartient pas aux colonnes d’opinion. Kass s’est contenté de rapporter les faits : il est vrai, et c’est très bien documenté, que Soros a financé les campagnes électorales de juges d’extrême gauche, et il est vrai que les villes où la violence est la plus virulente sont dirigées par des Démocrates, souvent depuis des décennies.

  • Kass, 64 ans, apparaît en page 2 du Chicago Tribune depuis la mort du chroniqueur Mike Royko, lauréat du prix Pulitzer en 1997.
  • Il travaille pour le journal depuis 37 ans, et a commencé comme assistant.

Les articles de Kass, selon l’American Défense League (l’équivalent aussi gauchiste et biaisé que SOS Racisme), accusent sans preuve que Soros finance des émeutes dans tout le pays, et qu’il soutient Antifa, le réseau terroriste d’activistes fascistes.

Ce n’est pas ce que dit Kass. Mais depuis quand la gauche s’intéresse-t-elle à dire la vérité ?

La plainte contre Kass est arrivée après que la Guilde du Chicago Tribune a accusé Kass de diffuser des conspirations antisémites. L’explication est que la gauche n’ayant pas d’arguments, elle utilise toujours la diffamation et l’exclusion : si vous critiquez Barack Obama, vous êtes raciste, si vous critiquez Hillary Clinton, vous êtes sexiste, et si vous critiquez George Soros, vous êtes antisémite, et si vous critiquez la gauche et la presse, vous êtes la fachosphère.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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