Publié par Christian Larnet le 1 août 2020

Voilà une nouvelle attaque du pays des droits de l’homme contre la liberté de culte, un droit pourtant fondamental qui a dans le passé poussé des Européens à fuir vers l’Amérique.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Les subventions publiques aux associations vont être conditionnées à la signature d’une nouvelle charte, dit Marlène Schiappa la ministre de la Citoyenneté (ça sert à quoi, un ministre de la Citoyenneté, à part inventer des postes pour les copains et les copines ?)

  • La ministre Schiappa veut créer une nouvelle charte de la laïcité, qui devra être signée par toutes les associations recevant des financements publics.
  • Des associations s’inquiètent, et sentent que la finalité de l’opération est dissimulée.

On reprend les mêmes et on recommence : une charte de la laïcité sur le modèle créé par Marlène Schiappa dans le précédent gouvernement devra être signée par l’ensemble des associations demandant un financement public. Cette charte s’imposera à tout type d’associations : sportives, humanitaires, de loisir ou culturelles.

«Dans le projet de loi sur le séparatisme, nous allons étendre cette charte à l’ensemble des associations, dans les champs du sport, de la politique de la ville, etc. Pour qu’on ne puisse pas financer une association qui pratique la ségrégation entre les filles et garçons», explique au cours d’un entretien à 20 Minutes la nouvelle ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, alors que plusieurs villes ont décidé que les cours de récréation des établissements publics seront « genrés ».

Amalgame entre laïcité et croyances

La charte va donc s’inspirer d’un texte qui n’a pas d’existence, mais c’est pas grave. Rédigé par l’Observatoire de la laïcité pour le Secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes mi-octobre 2019, il voulait éviter de financer «des associations communautaristes dans le champ des droits des femmes qui feraient la promotion d’une forme de relativisme culturel», expliquait la secrétaire d’Etat. Les associations visées seraient islamistes et juives, ou catholiques ?

Police de la pensée

Le sujet de la laïcité sert de prétexte à tous les excès d’un gouvernement socialiste qui veut mettre la main sur les plus petits détails de la vie des gens. Le Planning familial était accusé en 2019 d’avoir voulu «retirer la laïcité de sa charte».

Selon Marianne, la subvention de 272.000 euros attribuée à l’association, que la Secrétaire d’Etat voulait leur supprimer.

«Il n’avait jamais été question d’enlever la laïcité, c’était simplement des échanges et débats qu’on avait déjà eus», avait précisé Sarah Durocher, coprésidente nationale du Planning familial.

Marlène Schiappa avait surpris parce qu’elle n’en avait pas après la charte, mais après les pensées des dirigeants, qui lui étaient intolérables. Elle était allée jusqu’à dire qu’elle n’avait rien contre la charte, mais se demandait « dans quel esprit a-t-elle été faite ? ».

Ce à quoi la présidente du Planning familial répond, se doutant que l’objectif réel est caché :

« J’aimerais pouvoir comprendre ce qui fait qu’on sort cette charte maintenant. Il y a une stigmatisation de certains récurrente au nom de la laïcité», se demande Durocher.

«Pourquoi insister à ce point-là ? On ne peut pas oublier qu’on est dans un contexte français avec une instrumentalisation parfois et une utilisation de la laïcité dévoyée», abonde Lydie Porée, une autre responsable du Planning familial.

«On met de plus en plus des clauses, c’est déjà quelque chose qui est entré en pratique. Ils vont juste le mettre plus en avant», se désole aussi de son côté Jawad Bachare, directeur du CCIF ou collectif contre l’islamophobie, une association fourre-tout de répression de la pensée.

«Dès qu’il y a des problèmes économiques, on remet en avant cette question pour les faire oublier. C’est une stratégie de communication au détriment de la question économique et sociale», tente d’argumenter Bachare.

La question du «séparatisme», un vilain mot inventé chargé par le gouvernement, existe depuis fin 2017, et elle a fait l’objet d’un discours du plus grand penseur de tous les temps, Emmanuel Macron en février 2020.

Spécialiste de la laïcité et féministe, Anaïs Leleux juge cette nouvelle usine à gaz gauchiste «équilibrée».

«C’est l’idée que nul ne peut se prévaloir de ses convictions philosophiques, politiques ou en l’occurrence religieuses pour opposer un traitement différencié à quelqu’un ou déroger aux lois de la République, explique-t-elle.

A partir du moment où il est question d’argent public, il serait problématique de subventionner des structures qui dérogeraient à ces valeurs et principes».

Si les indigénistes étaient soumis à la même règle, eux qui organisent dans les applaudissements des médias, des forums interdits aux blancs, nous pourrions discuter.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz