Publié par Guy Millière le 3 août 2020

L’information telle que diffusée en France sur les élections américaines qui auront lieu le 3 novembre prochain est si biaisée qu’elle relève, pour l’essentiel, de la désinformation et ne permet pas de comprendre quoi que ce soit.

Des faits sont totalement occultés. Des personnes sont présentées comme ce qu’elles ne sont pas. Des éléments faux, un temps disséminé par la presse de gauche américaine et que celle-ci a abandonnés parce qu’ils étaient devenus inutilisables, sont encore utilisés parce que le public français ne sait pas qu’il a été démontré que ce sont des éléments faux et que la presse de gauche américaine les a abandonnés. Les spécialistes omniprésents sur les plateaux de télévision français ont, au mieux, un regard hémiplégique sur les Etats-Unis et penchent tellement à gauche qu’on peut se demander comment ils font pour se tenir debout sans tomber sur le sol du côté gauche.

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Je vais publier un livre sur la situation aux Etats-Unis, sur les années Trump, sur les élections du 3 novembre et sur leurs enjeux futurs au mois de septembre prochain, aux fins d’expliquer ce qui doit l’être.

Ce livre présentera plusieurs graves défauts, je le sais : il décrira les faits, y compris ceux qui sont occultés, et le fera sans chercher à désinformer, il décrira toutes les personnes telles qu’elles sont, il n’utilisera aucun élément faux. J’ai moi-même de graves défauts, ce qui n’arrange rien : je connais extrêmement bien les Etats-Unis, où je vis en partie depuis plus de quarante ans, et où je vis totalement depuis plusieurs années maintenant, et je vais partout aux Etats-Unis, pas seulement à New York et Washington, DC., les seules villes que connaissent les journalistes français. Je connais personnellement les plus grands penseurs américains et nombre de politiciens importants (très peu de politiciens de gauche, j’en conviens). Je destine le livre à ceux qui veulent être informés, en pensant qu’il en existe encore.

En attendant la parution du livre, je pense utile de préciser certains points importants.

Il se dit largement en France que les Etats-Unis sont dans une “situation effroyable” en raison de la dissémination du coronavirus chinois : c’est totalement inexact. Trois Etats du pays ont été très touchés, l’Etat de New York, le New Jersey et le Connecticut, et ils ont été très touchés parce que la situation y a été très mal gérée par leurs gouverneurs (démocrates), qui ont obligé des maisons de retraite à accueillir des personnes malades en surnombre, sans fournir des moyens d’éviter la contamination. En a résulté une véritable hécatombe de personnes du troisième âge. Il y a une montée du nombre de cas en raison de deux phénomènes : la multiplication du nombre de tests, et la réouverture de l’économie dans les Etats gouvernés par des Républicains. L’essentiel des cas détectés sont des cas de “porteurs sains” ne présentant aucun symptôme. Une large part du nombre des morts supplémentaires concerne des gens placés sous respirateur depuis des semaines et qui n’y ont pas survécu. Les morts qui s’ajoutent aux morts qui étaient sous respirateur sont des gens âgés de plus de soixante-quinze ans atteints de comorbidités ou de maladies qui, hélas, les rapprochaient de la mort. Aucun hôpital n’est surchargé où que ce soit dans le pays, et la majeure part des gens hospitalisés en ce moment sont des gens qui ne s’étaient pas fait soigner pendant la crise du coronavirus et qui sont atteints d’autres maladies (entre autres des cancers, et des cancéreux, par peur du coronavirus ont interrompu leurs traitements, hélas). Les principaux problèmes découlant de la pandémie aujourd’hui aux Etats-Unis sont d’une part la volonté des grands médias de gauche de faire régner un climat de peur, climat visant tout à la fois à disséminer l’idée, totalement fausse, que Donald Trump a mal géré la situation (la situation a été gérée par les gouverneurs de chacun des cinquante Etats, qui ont chacun géré à leur manière, et Donald Trump conformément à la Constitution, n’a pas accaparé le pouvoir qui revient aux Etats [dixième amendement], Donald Trump a supervisé et donné des moyens en faisant fabriquer des tests et des respirateurs, ce qu’il a fait avec efficacité), et d’autre part une fermeture prolongée de l’économie dans les Etats gouvernés par des Démocrates, destinée à créer un désastre économique maximal qui, pensent les Démocrates, leur permettra de gagner les élections, ce qui est d’un cynisme absolu et répugnant car les Démocrates condamnent ainsi des gens à la misère et des entreprises à la faillite. Au deuxième trimestre 2020, une récession de 9,5 pour cent a pris place (le chiffre de 33 pour cent largement diffusé est un chiffre faux, reposant sur une extrapolation annuelle). Ce qui est effroyable est le cynisme des Démocrates et les mensonges des grands médias de gauche.

Il se dit très largement en France que des “manifestants pacifiques protestent contre le racisme” à Portland, Seattle, Minneapolis, Chicago, New York, dans d’autres villes, et que Donald Trump envoie des forces fédérales qui n’ont “aucun droit d’intervenir” et qui “créent des tensions et des violences” destinées à servir sa campagne de réélection et à satisfaire un “électorat blanc”. C’est là non seulement inexact, mais odieux. Ce qui est exact est que Portland et Seattle sont des villes livrées par leurs maires (démocrates) aux émeutiers, qui y sèment le chaos, saccagent, mettent le feu à des bâtiments, agressent et, à Portland, tentent de s’en prendre à des bâtiments fédéraux, et ce qui est exact est qu’à Minneapolis, Chicago, New York, dans d’autres villes aussi (Milwaukee, Saint Louis), les maires définancent les forces de police et laissent délibérément proliférer les actions criminelles, rendant la vie des habitants intenable. Donald Trump, lui, entend rétablir la loi et l’ordre pour la population des villes concernées (et à Portland, protéger les bâtiments fédéraux). Trump a parfaitement le droit d’envoyer des forces fédérales : en situation d’urgence, et si localement les forces de police sont empêchées de faire leur travail, si les gouverneurs d’Etat ne rétablissent pas l’ordre, le Président est en droit d’agir. Une loi de 1807 lui donne même le droit d’envoyer l’armée. Ce n’est pas seulement l’électorat blanc qui veut le retour à l’ordre : et ce raisonnement raciste est infect. Les principales victimes du désordre sont noires, et on voit que, pour les Démocrates et les journalistes qui leur font cortège, certaines vies noires n’importent pas du tout. Dix enfants noirs au moins ont été tués depuis le début du mois de juillet, en raison de l’insécurité voulue par les maires démocrates. Un noir soutenant Donald Trump a été assassiné à Milwaukee : parce qu’il soutenait Trump.

 Il se dit enfin en France que Trump monte le ton face à la Chine “parce que les élections approchent” et “parce qu’il veut trouver un bouc émissaire” en raison de son “échec” face à la pandémie. Outre le fait qu’il n’y a pas d’échec de Trump face à la pandémie (Trump ayant laissé chaque Etat gérer la situation, c’est vers les gouverneurs d’Etat qu’il faut regarder pour évaluer les choses), Trump a une attitude constante face à la Chine depuis le début de sa présidence :  limiter les prétentions hégémoniques chinoises, combattre les pratiques économiques prédatrices chinoises. Il faut être ignorant ou lire le New York Times (ce qui est pire qu’être ignorant) pour ne pas le savoir. Gordon Chang, l’un des grands spécialistes américains de la Chine, Research Fellow au Gatestone Institute, comme moi, pense que la Chine a utilisé le coronavirus comme une arme de guerre biologique contre les Etats-Unis, parce que la politique de Trump avait plongé la Chine au bord de la récession, et l’avait contrainte à plier. C’est aussi l’avis de Michael Pillsbury, de Steven Mosher (deux autres grands spécialistes américains de la Chine) et de Peter Navarro, qui s’occupe du dossier au sein de l’administration Trump depuis Janvier 2017.

Il se dit aussi en France que les Démocrates sont “aussi déterminés que Trump face à la Chine” : les Démocrates tiennent quelques discours fermes sur la Chine, mais leur programme est un programme d’apaisement vis -à-vis de la Chine, et pour l’ignorer il faut ne pas avoir lu le programme démocrate. Les réactions démocrates à l’écrasement de la liberté à Hong Kong et à la fermeture du consulat chinois de Houston ont été très favorable au gouvernement chinois, et les journalistes français, pour la plupart, ne semblent pas le savoir. Etrange… Des représentants démocrates ont écrit dans le Washington Post qu’on pouvait toujours “faire des affaires à Hong Kong” et qu’il ne fallait pas s’en priver et ils ont dit que fermer le consulat de Houston était “raciste”.

Fort peu d’écho a été donné en France à l’audition du Ministre de la justice William Barr à la Chambre des représentants. C’est regrettable, car les Démocrates ont montré leur vrai visage, grimaçant, hideux, hargneux, haineux, totalitaire. Ils détestent William Barr. Ils ont déversé sur lui un torrent d’insultes. C’était censé être une audition. Il a à peine pu parler. Ils craignent le rapport que doit rendre le procureur John Durham. Ils savent que leur parti et nombre de ses membres éminents ont commis des crimes fédéraux. Ils réagissent comme des êtres venimeux, et à regarder cette audition, on aurait pu croire être face à un procès de Moscou au temps de Staline.

Quasiment aucun écho n’a été donné en France au discours prononcé par Barack Obama aux funérailles de l’ancien militant des droits civiques devenu militant gauchiste appelé John Lewis. Barack Obama a prononcé des paroles incitant à la haine contre Trump, traité de racistes les forces de police (comparées par lui aux policiers du Sud ségrégationniste d’il y a un demi-siècle).  Et ajouté des paroles de soutien aux émeutiers de Portland et Seattle, qualifiés par lui de “militants pacifiques”. Il a défendu la généralisation du vote par correspondance et du vote sans présentation d’une pièce d’identité. Autrement dit, il a défendu la possibilité de frauder massivement. J’ai décrit Obama dès 2008 comme le politicien américain le plus crapuleux à avoir accédé à la Maison Blanche. Je persiste et je signe.

Il n’est, bien sûr, dit nulle part en France que Joe Biden est sénile et est utilisé comme un pantin par des gauchistes qui tirent les ficelles dans les coulisses. Il n’est dit nulle part en France non plus que les Démocrates nouent des liens de plus en plus étroits avec des organisations islamiques aux Etats-Unis. Biden a dit voici peu (ceux qui tirent les ficelles lui ont fait dire) qu’il voulait que l’islam soit enseigné dans les écoles et les lycées américains, et qu’il prendrait les mesures dès son très hypothétique accès à la présidence.

Les élections du 3 novembre seront, je l’ai déjà dit un choix entre l’ordre et l’émeute, entre les institutions américaines et le totalitarisme, entre le respect des institutions et le crime. En choisissant le camp de l’émeute, du totalitarisme et du crime, et en désinformant, nombre de journalistes français se conduisent en ennemis de la civilisation, et en ennemis du peuple français, car ils trompent ceux qui les lisent et les écoutent.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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PS : Un entretien avec Rod Dreher vient de paraitre dans le Figaro. Rod Dreher y est présenté comme un conservateur. C’est en réalité un paléo-conservateur, et il appartient à une aile très marginale du conservatisme américain. Il dirige une revue déclinante appelée (de manière trompeuse) The American Conservative, revue qui a 5000 lecteurs, autrement dit quasiment pas de lecteur du tout à l’échelle américaine. Il dit des choses pertinentes sur Black Lives Matter et sur quelques autres sujets, mais dès qu’il s’agit de Trump, il dit n’importe quoi, ment, et désinforme. Et il dit qu’il ne veut pas vivre quatre années de plus sous Donald Trump, ce qui signifie qu’il veut la Victoire de ceux qui se tiennent derrière Joe Biden, et qui sont un mélange de gauchistes, d’islamistes et d’écologistes radicaux. Quel conservateur ! Il dit qu’il veut un Président conservateur fort dans le futur : il en a un maintenant, et il ne le voit pas, et il ne voit pas non plus que si le sénile Joe Biden est élu, des millions d’immigrants clandestins seront immédiatement naturalisés, ce qui changera radicalement les Etats-Unis et exclura les républicains du pouvoir pour très longtemps. Un conservateur qui souhaite la victoire de Biden est un imposteur. Publier l’entretien en le qualifiant de “conservateur” peut laisser penser que des conservateurs rejettent Trump, et ne peut qu’égarer les lecteurs français. Si Le Figaro veut donner la parole à de grands penseurs conservateurs américains, il est très facile de les contacter : ce sont des amis personnels, je peux m’en charger, et j’ai le téléphone. Je pourrais aussi écrire des articles pertinents pour le Figaro. Je ne propose rien. Je sais ce qu’est le contexte français. Un débat pluraliste à la française sous Obama se déroulait entre ceux qui aiment Obama, ceux qui adorent Obama et ceux qui admirent Obama. Un débat pluraliste à la française sous Trump se déroule entre ceux qui détestent Trump, ceux qui méprisent Trump et ceux qui ont de l’aversion pour Trump. Si je me trompe sur le pluralisme à la française, j’attends qu’on me le montre. Je ne demande pas mieux en ce cas que découvrir que je me trompe. Je pense que si on procédait à un simulacre de vote dans les rédactions françaises, Biden dépasserait les 99 pour cent, et Trump n’atteindrait pas 1 pour cent. 

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