Publié par Gaia - Dreuz le 5 août 2020

Source : Jforum

Le Journal du Dimanche a réalisé une enquête choc sur Argenteuil. La commune serait envahie de réseaux islamistes et pourrait devenir le nouveau “laboratoire” du gouvernement pour la lutte contre les séparatismes. 

L’enquête est hallucinante. Le Journal du Dimanche de ce 2 août a mené de lourdes recherches sur la commune d’Argenteuil dans le Val-d’Oise. La ville serait encline à plusieurs réseaux islamistes, dont celui du courant salafiste. Le rédacteur mentionne des « salles de prière officieuses » où l’on peut y voir chaque mercredi un « prédicateur, bientôt suivi par une dizaine d’enfants des environs, vêtus à l’afghane ». Il explique qu’un « caïd local » hébergerait des hommes venus « clandestinement de Libye et d’Afghanistan ». Ces individus viendraient dans cette même salle.

La commission d’enquête du Sénat sur le radicalisme islamiste avait publié un rapport le 7 juillet dernier. Elle avait expliqué la situation : « Aujourd’hui, les salafistes représenteraient environ 40 000 personnes sur le territoire national. Ils disposeraient, selon les travaux de recherche qualitative menés par l’équipe du professeur Bernard Rougier, d’un ancrage territorial significatif dans certains territoires. » Notamment « à Argenteuil, dans le Val-d’Oise », rapporte le JDD. Bernard Rougier précise d’ailleurs au média qu’« il existe à Argenteuil une librairie et une école qui sont des références à l’échelle nationale pour les réseaux et les structures partisans d’un islam extrémiste ».

Une école radicale…

Le JDD a suivi les indices de l’universitaire Bernard Rougier. Une école a bien été trouvée, mais elle apparaît fermée… Il s’agit de l’établissement Hanned. Le journal révèle alors : « Une note émanant de la direction de l’urbanisme révèle que l’école s’est implantée en décembre 2011 à la faveur de passe-droits accordés par l’ancien maire Philippe Doucet (PS). L’autorisation de mener ici des activités scolaires ainsi qu’un permis de construire ultérieur “ont été illégalement délivrés par la Ville », pouvait lire l’enquêteur. Étant donné que le projet était « manifestement contraire aux règles posées par le plan local d’urbanisme », le permis avait été retiré. Cependant, l’école aurait formulé un « recours en excès de pouvoir à l’encontre de cette décision ». Toutefois, cette demande de permis a été « refusée par arrêté du 5 août 2016 ». Le JDD a tenté de joindre les dirigeants de l’école, mais jamais aucune réponse ne leur a été communiquée. Il s’agit de la directrice, Yvonne Fazilleau, la responsable pédagogique, Jelel Oueld, et le directeur des ressources humaines, Abdelkader Bensaber. Malheureusement, l’école Hanned inspirerait « des évolutions dans les commerces et les services de proximité ». Un fort communautarisme s’engrènerait à Argenteuil. Le salon de coiffure Perles et bien-être situé dans le centre-ville s’adresse ainsi « aux femmes appliquant strictement le port du voile », d’après le JDD. Les vitrines sont occultées pour empêcher tout hommes de voir les cheveux des clientes.

Des vues sur la politique locale

Pire encore, l’imam Ahmed Benrezoug, plus connu sous le nom d’Abou Omar – ancien prof de maths d’origine marocaine et père de sept enfants – veut « entraîner son auditoire vers des considérations électorales », à l’approche des élections municipales. « Ce jour-là, le second tour des municipales approche », écrit le rédacteur du JDD. Abou Omar aurait déclaré lors d’un prêche hebdomadaire : « Utilisez votre bulletin de vote et choisissez le candidat le plus favorable aux intérêts des musulmans pour que les choses changent. » L’enquêteur réussit à s’entretenir avec l’imam. S’il se défend d’appartenir au courant salafiste, il assure qu’ils « ne sont plus dans l’opposition bête et méchante » mais qu’« ils savent composer avec les autorités locales. » À l’approche du second tour des élections municipales, Abou Omar avoue : « Je suis sollicité par plusieurs partis. »

Afin de « contrecarrer les emprises du radicalisme », Chems Akrouf, un spécialiste en renseignement et en intelligence stratégique – après une carrière à la DGSE et à la DRM – a rejoint l’administration municipale. « À ce jour, nous avons formé près de 1 500 agents municipaux contre les risques de radicalisation. Pour que chacun soit respectueux des croyances des autres, mais sans naïveté, en sachant repérer les premiers signes de dérive. », assure-t-il. Cette mobilisation aurait permis de renforcer les référents « prévention de la radicalisation et citoyenneté ». Mais surtout d’en placer sur différents secteurs, notamment dans des clubs de sport, des activités scolaires… Ces « initiatives » ont été suivies par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. La nouvelle ministre de la Citoyenneté Marlène Schiappa sera d’ailleurs chargée de présenter à la rentrée le projet de loi « contre les séparatismes ».

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