Publié par Magali Marc le 8 août 2020

Les Démocrates de la Chambre des Représentants veulent poursuivre les négociations pour parvenir à un plan d’aide économique qui inclurait leurs exigences. Mais Donald Trump s’est dit prêt à agir par décret pour aider les millions d’Américains menacés d’expulsion et frappés par le chômage à cause de la pandémie de coronavirus si aucun accord n’est trouvé au Congrès d’ici vendredi soir ou samedi matin.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Mike Ford, paru sur le site de Red State, le 7 août.

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Donald Trump a tendu un piège à Nancy Pelosi et à Chuck Schumer

La première tranche de l’aide autorisée par le Congrès, le projet de loi intitulé «Wuhan China Virus relief», est sur le point d’arriver à échéance.

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La Chambre des Représentants contrôlée par les Démocrates est actuellement en discussion avec le Sénat contrôlé par les Républicains afin d’en arriver à un compromis législatif pour la prochaine tranche.

La Chambre, dirigée par la présidente Nancy Pelosi, a adopté sa version du projet de loi qui va coûter plus de 3 000 milliards de dollars.

L’énorme mesure démocrate coûterait plus que les quatre projets de loi précédents pour l’aide au coronavirus réunis.

Elle permettrait de dégager près d’un trillion de dollars pour les gouvernements des États et les collectivités locales, une autre tranche de 1 200 dollars de paiements directs aux particuliers et une aide aux chômeurs, aux locataires et aux propriétaires, aux étudiants endettés et aux services postaux en difficulté.

Les Républicains considèrent ce projet de loi comme une bévue politique de la part des Démocrates. Ils estiment que des allocations de chômage trop généreuses décourageront le retour au travail des gens et ils dénoncent les aides prévues pour les immigrants aux États-Unis qui obtiendraient illégalement des prestations fédérales. Ils ont également critiqué des dispositions destinées à aider les États à mettre en place le vote par correspondance et facilitant l’accès au système bancaires de l’industrie de la marijuana.

« Ce projet de loi va peut-être aider l’industrie du cannabis, mais cela n’aidera pas monsieur et madame Tout-le-Monde. », a déclaré le leader de la minorité à la Chambre des Représentants, Kevin McCarthy, (Républicain de Californie).

Le Sénat à majorité républicaine travaille sur sa propre version et fait preuve d’une rare audace en essayant de limiter cette nouvelle appropriation.

L’équipe de Mitch McConnell (le leader de la majorité républicaine au Sénat) cherche à réparer les erreurs du passé en empêchant que les allocations de chômage ne dépassent ce que les travailleurs gagneraient en travaillant.

Qui aurait pu prédire que si vous payez quelqu’un plus cher que ce qu’il gagnerait dans son emploi habituel, pour rester assis sur son arrière-train, il restera volontiers à la maison ?

Pour une fois, notre équipe semble également regarder vers l’avenir dans d’autres domaines.

Les conseils déroutants – et souvent contradictoires – concernant la propagation et le traitement du virus de Wuhan, ont le potentiel de changer le paysage des litiges. Sous la direction de M. McConnell, la partie républicaine du Sénat cherche à inclure une formule visant à limiter les poursuites civiles, en protégeant les employeurs contre les efforts des employés pour les tenir responsables des infections dues au virus de Wuhan qui peuvent ou non résulter du retour au travail.

Cela n’a de sens que pour les employeurs. Sans une telle législation, les avocats spécialisés dans les poursuites pour blessures d’employés, qui ont longtemps fait partie de la machine politique démocrate, se multiplieraient, freinant ainsi considérablement la reprise économique. Bien entendu, Mme Pelosi, M. Schumer et autres s’opposent violemment à cette disposition particulière.

« Cette approche partisane d’un projet de loi identique à celle qui a retardé l’adoption de la loi CARES et de la législation intérimaire sur l’aide d’urgence qui a suivi, qui a échoué en ce qui a trait à la réforme de la police, et qui ne fonctionnera pas non plus cette fois-ci », a écrit M. Schumer, en faisant référence au programme d’aide aux victimes du coronavirus de 2,2 milliards de dollars que le Congrès a adopté en mars après une première impasse entre les deux partis.

M. Schumer s’oppose à la proposition d’un bouclier juridique de cinq ans que M. McConnell veut inclure dans le prochain plan d’aide qui limiterait la responsabilité des entreprises, des écoles et des églises en ce qui concerne les infections dues au coronavirus.

Ce sont là les lignes de bataille.

Les Républicains veulent que le nouvel effort reste modeste. Les Démocrates veulent l’alourdir avec leurs exigences favorites, dont la plupart n’ont absolument rien à voir avec la tâche à accomplir.
Entrée en scène du Président Trump :

Beaucoup de gens vont être expulsés, mais je vais y mettre un terme parce que je peux le faire moi-même s’il le faut », a déclaré M. Trump aux journalistes lors d’un événement à la Maison Blanche. « J’ai beaucoup de pouvoir en ce qui concerne les décrets, et nous examinons cela très sérieusement en ce moment.

Avant d’aller plus loin, je dois dire que je ne suis généralement pas favorable à l’utilisation des décrets pour subvertir la volonté législative du Congrès. Dans cet article, je ne fais qu’émettre une opinion sur l’effet politique dans le cas présent.

Voici le piège. Le Président Trump a dit au Congrès (lire aux Démocrates) que s’ils ne font pas de compromis, il agira.

Il utilisera probablement un décret interdisant les expulsions et/ou le retrait des fonds déjà alloués pour continuer à verser les allocations de chômage, éventuellement à un taux inférieur.

Note : La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi a déjà refusé une offre du leader du Sénat Mitch McConnell visant une prolongation temporaire de cette allocation.

Voici donc comment cela va probablement se dérouler.

Le Président Trump va émettre un décret qui maintiendra l’interdiction actuelle des expulsions. Il ordonnera également de continuer le mouvement de fonds afin de maintenir les allocations de chômage.

À ce stade, une grande partie de la pression sera relâchée par l’Administration et le Sénat dirigé par les Républicains.

Les Démocrates ne pourront pas accepter cela, mais ils ont peu d’options… et aucune d’entre elles n’est bonne.

Voici comment ça se présente :

  • Option 1 : Ils ne font rien. C’est toujours possible. Dans ce cas, c’est peut-être la meilleure option. Le Président Trump obtient ce qu’il veut, les Démocrates perdent un peu de leur influence et les négociations continuent.
  • Option 2 : Les Démocrates poursuivent l’Administration en justice et tentent d’obtenir d’un tribunal la suspension du décret, obtenant l’un de deux résultats probables :
  • A) Ils gagnent le procès et le décret du Président est suspendu. Mais cela donne au Président et à son équipe un argument solide selon lequel les Démocrates ôtent le pain de la bouche de leurs électeurs (en effet, la plupart des bénéficiaires se trouvent dans des enclaves démocrates). Les zones républicaines se sont déjà remises au travail.
  • B) Les Démocrates perdent le procès et le décret du Président est valable jusqu’à la fin des négociations. C’est une autre victoire pour le Président.

Récapitulons

Quoi qu’il arrive, le Président sort gagnant. Si les Démocrates ne font rien, le Président Trump est considéré comme s’occupant des gens tout en négociant de bonne foi.

Si les Démocrates perdent leur procès, le résultat est le même. S’ils le gagnent, le président Trump n’est pas celui qui sera allé devant un tribunal pour prendre l’argent dans les poches des gens.

Avantage : Trump. Applaudissements polis.

* Mike Ford est un officier d’infanterie à la retraite. Il écrit sur les affaires militaires, les affaires étrangères et s’intéresse occasionnellement aux questions politiques et économiques.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://www.redstate.com/darth641/2020/08/07/opinion-trump-sets-a-trap-for-pelosi-and-schumer/

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