Publié par Manuel Gomez le 9 août 2020

Abdelmajid Chikhi, directeur des Archives nationales et de la mémoire auprès de la présidence algérienne, a été désigné par le Président Abdelmajid Tebboune « pour une écriture commune d’une histoire entre l’Algérie et la France » en collaboration avec le représentant d’Emmanuel Macron, le remarquable historien de l’Algérie, Benjamin Stora. Il estime cependant que « cette écriture mémorielle » n’est ni souhaitable, ni possible ».

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Chikhi déclare que les Algériens veulent « Une histoire nationale homogène et chronologique et qu’ils ne veulent pas que l’on dissimule que le peuple algérien a été victime d’une période coloniale féroce ».

Il devrait pourtant être totalement rassuré, sur ce dernier point, car il est en total accord avec le représentant de la France, Benjamin Stora.

Période coloniale féroce ? Celle qui a permis à l’Algérie d’avoir la démographie la plus rapide du monde, durant ces 120 années. Celle qui lui a permis de passer de moins de deux millions d’habitants à plus de dix millions en un siècle.

Abdelmajid Chikhi devrait « exercer sa mémoire » sur les crimes et les massacres des Arabes « avant la période coloniale », des « crimes et des massacres » des Algériens « pendant la période coloniale » et, enfin, des « crimes et des massacres » des musulmans « après l’indépendance et le cessez-le-feu ».

Chikhi a ensuite rendu un vibrant hommage à Gisèle Halimi, récemment disparue, cette avocate qui fut celle des assassins du FLN, des « porteurs de valise » et des « poseuses de bombes », responsables de la mort de milliers de nos enfants, de vos enfants.

Abdelmajid Chikhi devrait mettre son intelligence au service, non pas de la « mémoire de ce qui s’est passé en Algérie », mais de la situation actuelle de son pays, plus que lamentable, et de la jeunesse algérienne qui, par tous les moyens, tente de le fuir.

Il devrait s’étonner qu’un quotidien, comme « ObserAlgérie », en date du 5 août 2020, explique largement aux chômeurs algériens, environ 50 % de la population, chômage qui touche plus particulièrement les jeunes de moins de 20 ans, comment ils peuvent « toucher 1000 euros par mois en se rendant en France, même s’ils n’ont jamais travaillé, et donc jamais cotisé, à l’assurance de l’ex-pays colonialiste qui les a “massacrés” !

Ils ne toucheront pas de pension de retraite (fort heureusement !), mais en revanche ils peuvent bénéficier de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) qui atteint 903,20 euros/mois.

Il suffit, pour les Algériens, de fournir un certificat de résidence pour postuler à cette pension mensuelle.

Pension qui est destinée aux personnes âgées à faibles ressources, de 65 ans et plus, ou de 62 ans, en cas d’inaptitude au travail ou d’incapacité permanente d’environ 50 %, selon le site de l’assurance maladie.

Il s’agit, leur explique-t-on, d’une pension non contributive de la Sécurité sociale, c’est-à-dire que l’ASPA n’est pas financée par des cotisations, mais pas nos impôts (ceux que nous payons, nous qui travaillons !).

D’autre-part, l’ASPA est cumulable avec d’autres ressources, tant que le montant total ne dépasse pas le plafond établi pour percevoir l’allocation.

Pour une personne seule, et sans aucune ressource, qu’elle soit française ou étrangère, le montant maximum de l’ASPA, en 2020, est de 903,20 euros/mois, mais un couple peut recevoir jusqu’à 1402,22 euros, selon ses ressources.

Pour les ressortissants algériens, un certificat de résidence est suffisant pour justifier une demande ASPA.

Le service-public.fr, précise : “un réfugié apatride peut bénéficier de la protection subsidiaire (par exemple pour les personnes en danger dans leur pays d’origine, mais ne remplissant pas les conditions pour obtenir le statut de réfugiée.)

-Etre algérien et avoir un certificat de résidence, ou avoir un passeport monégasque mentionnant une autorisation de séjour, ou un titre d’identité andorran.

*Il est bien évident que ce genre d’article est destiné à diriger vers la France, des jeunes afin qu’ils s’y installent définitivement, régulièrement ou clandestinement, et des personnes âgées afin de libérer, de soulager, l’économie algérienne totalement moribonde.

A la place de tels articles, qui ne peuvent que faire croire, à la population algérienne, que la France c’est l’Eldorado actuel, alors qu’elle était ‘criminelle’ pendant la période coloniale.

Le gouvernement français aurait le plus grand intérêt à suivre l’exemple allemand, en ce qui concerne l’expulsion des migrants clandestins : ils sont renvoyés dans leurs pays où ils bénéficient sur place d’une allocation de rétablissement.

Allocation qui coûterait bien moins que ce que nous coûte un migrant clandestin chez nous.

Dans une étude récente, commandée par les Français, l’Allemagne a été classée premier pays que les ‘faiseurs d’opinions’ africains apprécient, suivie par le Japon et la Chine.

La démographie étant négative, en Allemagne, le pays aura besoin d’une main d’œuvre importante au cours des prochaines décennies. Elle espérait que cette main d’œuvre viendrait de l’Europe de l’Est, mais ces pays-là auront également besoin de travailleurs étrangers, donc cette immigration viendra inévitablement d’Afrique et sera majoritairement musulmane.

*Quant à l’Histoire mémorielle de l’Algérie, Abdelmajid Chikhri devrait se référer aux derniers articles que ‘Dreuz.Info’ a publiés tout récemment, comme réponse aux déclarations du président algérien Abdelmajid Tebboune.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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