Publié par Dreuz Info le 12 août 2020

Dire que BigPharma est la cause de l’interdiction de la chloroquine implique théorie du complot. Il faut trouver autre chose.

Il est, depuis la fin des années 1990, mille pour cent certain que la vieille nivaquine (chloroquine) a des effets antiviraux, notamment contre les coronavirus (1).

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Il est, depuis 2003, mille pour cent certain que cette même vieille nivaquine a été prouvée efficace contre le premier covid (sras-cov-1, 2003-2004), à condition d’être prise au début de l’infection voire de façon préventive (2).

Il est, depuis février 2020, mille pour cent certain que cette même bonne vieille nivaquine, et sa nouvelle forme moins toxique (hydroxychloroquine), ont été prouvées efficaces contre le second covid (sras-cov-2 ou covid-19), toujours à condition d’être prises au début de l’infection (3) (4).

Il est enfin clair que l’Institut marseillais contre les infections, et le Pr Raoult lui-même, suivaient et déclaraient suivre les recommandations des savants de Chine et de Corée su Sud lorsqu’ils ont courageusement généralisé les tests et l’emploi de l’hydroxychloroquine à Marseille (5).

« Pourquoi donc a-t-on dressé de si grands obstacles l’utilisation de la chloroquine ? » demande Mme Li-Meng Yan, ce médecin virologiste qui a fui la Chine et qui, réfugiée aux États-Unis, révèle que le médicament interdit chez nous est utilisé par les notables du parti communiste chinois et ses affidés (6).

La réponse communément admise est que BigPharma, que les grands groupes pharmaceutiques mondiaux seraient la cause de cet état de fait (qui frise le crime contre l’humanité puisque rien qu’en France les morts de cette épidémie se comptent déjà par dizaine de milliers – 30.327 à ce jour -, sans compter les ravages induits par les confinements et autres distanciations sociales qui imposent l’interruption de l’activité humaine).

Mais BigPharma est une abstraction. Peut-on croire que l’industrie pharmaceutique serait devenue le Maître du monde ? Va-t-on chercher les Protocoles des sages pharmaceutiques qui tirent les ficelles ? Par quel complot BigPharma pourrait-il exercer une telle influence sur tous ceux, très nombreux, qui répètent le mantra anti-chloroquine, et dont beaucoup sont d’un niveau culturel élevé ?

Ce point mérite attention car il contient toute la question de l’organisation de la pensée unique. Et si le fascisme est justement cela, l’organisation de la pensée unique par les mass média, il en va de la compréhension des moyens de s’en protéger.

« BigPharma est la cause », cette explication est trop simple, insuffisante. Elle a cette faiblesse majeure, avoir recours à une causalité diabolique. La plupart des gens diront : Je ne peux pas croire que cette entité abstraite puisse avoir de tels effets planétaires, c’est une théorie du complot. Puis, ayant rejeté l’explication trop facile, ils se soumettent à la doxa.

Il faut présenter les choses autrement. Il faut trouver une autre cause efficace.

Cette autre cause immédiatement efficace, c’est dans notre tête qu’il faut la trouver, et c’est le paradigme dominant.

Un paradigme est une notion-type guidant nos raisonnements, une idée-force qui détermine un schéma de pensée orienté, voire biaisé (7). Avec cela on peut comprendre ce qui s’est passé. Hier, le paradigme en médecine était : Soigne, débrouille-toi, ne laisse pas le malade sans soin, soigne-le comme si c’était pour toi.

Aujourd’hui, le paradigme est devenu : Fais des recherches avant tout, ne prends pas de risque, établis scien-ti-fi-que-ment d’abord, vérifie tout ce que tu affirmes avant de prendre une décision, demande l’avis des sociétés savantes, tout doit être prouvé avant de décider. – Ne pas agir mais étudier.

Avec un tel schéma gravé dans la tête des décideurs, il peut advenir ce à quoi nous assistons, sans besoin d’une hydre occulte achetant toutes les consciences.

À trop dénoncer BigPharma, on n’aperçoit pas le piège, qui est le système même des « études » et « essais ». Quand le sujet est encore mal connu, multifactoriel et complexe, aucune étude ne peut être décisive. Surtout, l’exigence de tout prouver, de vérifier chaque détail, est faussement scientifique car impossible. Voilà le piège : acceptez le principe des études préalables et c’est sans fin, ce système est inépuisable. Il conduit à repousser toujours le moment de la décision, le moment de l’action. Le public est laissé dans l’attente de promesses qui ne se réalisent jamais, ébloui de fausse science, d’un spectacle de scientificité d’autant plus indiscutable qu’elle lui est inintelligible.

Dans le changement du paradigme médical, entre l’exigence d’hier, soigner, et celle d’aujourd’hui, étudier, BigPharma a certes tenu un grand rôle. Son premier moteur est la Recherche. Ses nouvelles molécules ont des effets de plus en plus pointus, les tests doivent l’être aussi, d’où la surmultiplication des études sur humains cobayes, avec émoluments aux médecins et professeurs qui s’en chargent. Le docteur Perronne en témoigne, il a vu cette transformation, l’argent des laboratoires a transformé les grands médecins en Chercheurs corrompus. « La collusion avec les laboratoires s’est développée depuis plus de vingt ans. Tout est alors parti aux États-Unis dans les grandes multinationales. Les sommes versées aux experts ont décuplées, la corruption a été multipliée par dix » (8).

C’est alors que le paradigme a changé. Non plus soigner mais é-tu-dier. Dans la tête des professeurs et mandarins devenus chercheurs surpayés ; dans la tête des médecins préférant la noble Recherche au contact ennuyeux avec les malades ; dans la tête des fonctionnaires du ministère obsédés par le Principe de précaution, la peur du Risque, leur crainte pour leur carrière et celle du ministre qu’ils doivent protéger ; dans toutes ces têtes le besoin d’études préalables a surpassé en priorité l’urgente nécessité de soigner dès le début de l’infection. Et les média popularisant ces thèmes, ils sont entrés dans la tête des autres décideurs, puis le public lui-même finit par accepter la supposée nécessité des fumeux ultra-scientifiques «essais aléatoires en double aveugle ».

Une fois le nouveau schéma de pensée gravé dans les têtes, puis répété, martelé par les mass média, il se trouve toujours une multitude d’individus grégaires prompts à pousser à la roue, et peu pour lutter contre le courant. Ainsi germe une pensée unique qui conduit à cette « honte absolue, une première au monde, que l’État interdise aux médecins de prescrire » (9) sans que l’Ordre des médecins ne dise rien, et que presque qu’aucun médecin ne s’insurge. Puis le public accepte, passif, terrorisé. 

L’industrie pharmaceutique a joué un rôle dans ce changement de paradigme, mais avec d’autres facteurs (montée du principe de précaution accompagnant le vieillissement des populations, gestion des peurs collectives, etc.). Mais au moment de la crise, c’est le schéma de pensée dans la tête des élites et des journalistes, c’est la pensée unique cristallisée, c’est le préjugé induit par le paradigme dominant qui devient le moteur.

Il est vrai que beaucoup des élites médicales ont touché de l’argent de BigPhama. Mais il est aussi exact que la plus grande partie des autres et plus nombreux acteurs de cette tragédie n’ont jamais eu de relations avec les laboratoires.

La cause efficace aura donc été un changement conceptuel accepté. Lui seul permet d’expliquer que, comme le dit Sidney Touati, « la soumission volontaire est le fait saillant du drame du Covid-19 » (10), ou comme le dit Claude Brasseur, que l’on ait subi une gigantesque expérience de Milgram sans broncher (11).

Patrick Vallois

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Notes
Attention : La liste d’études scientifiques ci-dessous ne doit pas conduire à croire qu’il faut faire des études pharmacologiques avant de soigner. Sous cette réserve, on peut aussi consulter c19study.com qui liste plus de 65 études sur la chloroquine et le covid-19.

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