Publié par Guy Millière le 12 août 2020

Je ne me livrerai à aucune spéculation sur les causes de l’explosion qui a détruit le port de Beyrouth et une part importante de la ville. On ne saura très vraisemblablement jamais la vérité.

On ne sait pas toujours la vérité quand un cataclysme se produit dans une société démocratique. On ne la sait quasiment jamais quand un cataclysme survient dans une société non démocratique, et le Liban doit être classé dans la catégorie des sociétés non démocratiques.

La Constitution du pays est la même qu’au moment où celui-ci a proclamé son indépendance en 1943, mais elle n’est plus qu’un spectre. Le Président est chrétien, le Président du conseil des ministres est sunnite, et le Président du parlement est chiite, mais chacun d’eux est choisi par le Hezbollah, et aucune décision ne peut être prise dans le pays sans l’aval du Hezbollah. Le pays est totalement sous la coupe du Hezbollah.

Lorsqu’on parle de corruption au Liban, on parle de Hezbollah : quiconque veut faire de la politique ou des affaires au Liban doit avoir l’aval du Hezbollah, et payer. Quiconque n’a pas l’aval du Hezbollah et ne paie pas est condamné à être exclu, ou à disparaitre. L’aval peut, bien sûr, être accordé indirectement par quelqu’un qui ne sera pas directement membre du Hezbollah, mais aura les contacts qu’il faut et se fera payer au passage. Même les actes de corruption impliquant Chrétiens, druzes, Musulmans sunnites, et se faisant sans participation du Hezbollah, se font sous le regard du Hezbollah.

Lorsqu’on parle de réforme politique au Liban et qu’on ne parle pas du Hezbollah, ou qu’on prétend le considérer comme un” parti politique”, on se conduit en imposteur.

Et dès lors que le Hezbollah est une organisation terroriste islamique antisémite qui se donne pour but primordial la destruction d’Israël, et qui est entièrement au service de la République islamique d’Iran, prétendre considérer le Hezbollah comme un “parti politique” est en fait bien plus grave que se conduire en imposteur: c’est se conduire en complice d’une organisation terroriste islamique antisémite ayant pour but primordial la destruction d’Israël et en complice de la République islamique d’Iran.

En se rendant au Liban, Emmanuel Macron a prétendu pouvoir contribuer à la réforme politique du Liban, mais n’a pas parlé ouvertement du Hezbollah. Il a, par contre, rencontré des membres de celui-ci et les a traités comme des membres d’un “parti politique”, ce qui a montré une fois de plus que c’est un imposteur, un complice d’une organisation terroriste islamique antisémite vouée à la destruction d’Israël, et un complice de la République islamique d’Iran.  

Il a promis de l’argent que la France n’a pas (car elle est ruinée) et a brassé de l’air pour rassembler des fonds : si les fonds servent strictement à une aide humanitaire, ce sera un moindre mal, mais néanmoins, des Occidentaux viendront remédier aux dégâts dont les responsables sont le Hezbollah et la République Islamique d’Iran.  Ce moindre mal peut se comprendre : les Libanais ne sont pas tous responsables des crimes du Hezbollah et de la République islamique d’Iran.

Si les fonds devaient aider à reconstruire ce qui a été détruit, ils serviront directement le Hezbollah et la République islamique d’Iran. Macron veut des fonds qui aideront à reconstruire ce qui a été détruit, et il s’emploie à ce que le Fonds Monétaire International “prête” de l’argent au Liban, donc au Hezbollah (je mets “prête” entre guillemets car l’argent ne sera jamais remboursé si jamais il est “prêté”). Macron se place donc au service du Hezbollah et de la République islamique d’Iran.

Deux issues, et deux seulement se présentent face à la situation actuelle.

Ou bien la reconstruction se fera en laissant le pays sous la coupe du Hezbollah, et ce sera une reconstruction au service du Hezbollah et de la République islamique d’Iran.  Ce sera dès lors aussi une reconstruction au service de la Chine, qui vient de passer un accord avec la République islamique d’Iran, et une reconstruction résolument hostile envers Israël, et dangereuse pour le monde occidental tout entier.

Ou bien la reconstruction se fera en agissant pour que vienne la chute du Hezbollah. Et elle sera positive pour Israël et pour le monde occidental tout entier.

Macron a choisi la première reconstruction.

Un seul dirigeant peut choisir la seconde. Ce dirigeant est Donald Trump, qui, depuis deux ans, mène une politique d’asphyxie du régime des mollahs à Téhéran, qui conduit à l’asphyxie des organisations terroristes que le régime des mollahs finance et arme, parmi lesquelles le Hezbollah.

Si Donald Trump est réélu le 3 novembre, la politique menée par Trump contre l’Iran continuera à s’appliquer, se renforcera, s’accompagnera d’une politique très dure contre la Chine, et la chute du Hezbollah deviendra concevable, une reconstruction éliminant le Hezbollah deviendra envisageable et se fera sous l’égide des Etats-Unis. Ce que veut Macron sera balayé comme un fétu de paille.

Si Joe Biden devait l’emporter, ce serait très différent.  L’action d’asphyxie du régime des mollahs et des organisations que le régime des mollahs finance cesserait. Le Liban resterait sous la coupe du Hezbollah, la reconstruction servirait donc le terrorisme islamique antisémite, la menace qu’il fait peser sur Israël, la République Islamique d’Iran et la Chine, qui serait la grande gagnante. Macron pourra continuer ses mauvaises actions.

On voit une fois de plus à quel point l’élection présidentielle américaine de novembre prochain est cruciale.

Dois-je dire que Macron, comme l’essentiel des dirigeants politiques français, a une nette préférence pour Biden, donc pour tout ce qui découlerait de l’élection de ce dernier ?  C’est inutile, je pense. 

Les pays du monde arabe Sunnite observent. Ils attendent le 3 novembre. Si Trump est réélu, je pense qu’ils trouveront un moyen de faire savoir à la France ce qu’ils pensent : ils ne sont pas du tout amis du régime des mollahs, et pas du tout amis du Hezbollah. Israël n’avait déjà aucune illusion sur Macron, et le peuple israélien n’a dès lors guère d’illusions à perdre lorsqu’il s’agit de Macron.

Je ne me livrerai à aucune spéculation sur les causes de l’explosion qui a détruit le port de Beyrouth et une part importante de la ville, non. Je dirai juste qu’il y avait dans l’entrepôt davantage que du nitrate d’ammonium (des experts parlent de lithium, qui dégage en se consumant une fumée rouge brique, et disent qu’il y avait là du carburant pour missiles, du matériel de guerre et un souterrain, ce qui explique le cratère creuse sur le lieu de l’explosion, et le fait qu’il y a eu, en fait, plus qu’une seule explosion, apparemment trois explosions successives). Je dirai que le port était contrôlé que le Hezbollah, que tout ce qui s’y trouvait était détenu par le Hezbollah et que tout ce qui s’y trouvait avait des buts terroristes et anti-israéliens : tous les discours disant le contraire sont faux.

La seule bonne nouvelle est que ce qui se trouvait dans l’entrepôt et le souterrain se trouve désormais détruit. Il est regrettable qu’il y ait eu des morts libanais. J’aimerais qu’il y ait autant de compassion internationale quand les morts sont Israéliens et victimes du terrorisme islamique antisémite d’organisations telles que le Hezbollah.

Les mouvements de colère de Libanais ces derniers jours n’ont aucune chance d’aboutir sans un appui extérieur, et aucun appui ne viendra dans les circonstances présentes.

Une phrase tirée d’un journal français, pour conclure : ”Lors d’un appel téléphonique avec le président américain, Emmanuel Macron a accusé les Américains de chercher à étouffer le financement du Hezbollah au lieu de l’aider car il doit être partie prenante dans la reconstruction du Liban.”  Tout commentaire me semble inutile.

Si j’ajoutais que la politique étrangère de la France suscite mon dégoût, et que sous Macron mon dégoût s’est accentué, j’utiliserais une litote.  

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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