Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 15 août 2020

La télévision ça rend con ! Michel Onfray : TF1 ? C’est Coca-Cola !, selon les mots du patron de la chaîne. La télévision n’existe que par les annonceurs privés qui font la loi.

L’argent est le maître mot et toutes les télévisions s’alignent sur TF1. Chacun sait que la télévision du type de TF1 n’est pas un instrument d’éducation populaire, comme elle le fut à ses débuts avec le Général de Gaulle, celui que la gauche présentait comme fasciste. La formule été donnée clairement par Patrick Le Lay, PDG de TF1 dans son livre : Les Dirigeants face au changement, Éditions du Huitième Jour, 2004, où, cynique, il a écrit :

« II y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réalistes : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages.

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« Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau disponible. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est par le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, dans un contexte où l’information s’accélère et se banalise.

« La télévision, c’est une activité sans mémoire. Si l’on compare cette industrie à celle de l’automobile, pour un constructeur d’autos, le processus de création est bien plus lent et si son véhicule est un succès, il aura le loisir de le savourer. Nous, nous n’en aurons même pas le temps !

« Tout se joue chaque jour, sur les chiffres d’audience. Nous sommes le seul produit au monde où l’on « connaît » ses clients à la seconde, après un délai de 24 heures. »

En clair : la télévision ça sert à vendre des produits publicitaires ! Les annonceurs font la chaîne, la chaîne doit rendre à l’annonceur qui la rend possible un bénéfice sur son investissement.

Le contenu de la chaîne vise à faire place nette dans le cerveau du téléspectateur. Par conséquent, pas question de le rendre intelligent, de le faire réfléchir, de le distraire avec des spectacles qui en appellent à sa culture et à son savoir qui seraient augmentés. La chaîne choisit le divertissement et la détente et, pour ce faire, elle cherche à reproduire ce qui marche déjà, pas question d’inventer, de créer, de produire en prenant des risques. Il suffit de copier les chaînes commerciales américaines. L’audience fait la loi, la mémoire est inutile. Les ennemis de TF1 sont la raison, l’intelligence, le savoir, la culture, la mémoire, l’histoire.

Pour parvenir à ses fins, il s’agit tout simplement pour TF1 d’inverser les choses : pas de raison, mais de la déraison, avec au choix : bêtise, folie, hystérie, sottise, idiotie, etc.

Pas d’intelligence, mais : violence, sexe, scatologie, sarcasme, rire gras, déguisements et cotillons, travestissements et ritournelles pitoyables, névroses personnelles exhibées sous couvert d’humour.

Pas de savoir, mais de l’ignorance : nul besoin d’avoir une culture ni un bagage intellectuel, car, en ce qui concerne la matière grise, on s’adresse au plus petit dénominateur commun, trois neurones suffisent.

Pas besoin de mémoire donc : pour quoi faire ? Ni de connaissance historique : à quoi bon ?

Pour obtenir un maximum de gens devant leur écran au moment où la publicité pour Coca-Cola est envoyée, il faut un programme qui retienne les gens affalés dans leur canapés : il suffit de zapper, n’importe quel jour, à n’importe quelle heure en soirée, pour voir les images qui apparaissent à l’écran : des scènes de crimes, de meurtres, de carnage, des gens qui tuent et d’autres qui se font tuer, des armes à feu qui crachent la mort, du sexe brutal, de la chair sans âme, des cris, des larmes, des scènes de guerre, des cascades bruyantes et des effets spéciaux sidérants, de la science-fiction avec scénarios apocalyptiques de fin du monde, des univers en sursis attaqués par des ennemis venus d’ailleurs, des guerres bactériologiques, des explosions nucléaires, des invasions de créatures d’outre-monde. Du sang, du sexe et de la mort.

Mais on a aussi la mise en abyme de la vie minable du téléspectateur moyen transformé en héros, bénéfice narcissique assuré : tomber amoureux, se marier, acheter une maison, faire des enfants, se tromper, divorcer, vendre la maison, se battre pour la garde des enfants, tomber en déprime, retrouver un partenaire, tomber amoureux, vivre ensemble, refaire des enfants, etc. Du banal vendu comme si c’était du merveilleux.

Sous prétexte de divertissement, TF1vend des distractions bien grasses, des chansons de salle de garde, les variations sur Quand il pète, il troue son slip chantée par Patrick Sébastien, les tartes à la crème, les jeux de mots scabreux et les plaisanteries scatologiques de Cyril Hanouna et ses rires sur commande. Du glaireux comme l’un des beaux-arts où l’on voit que TF1 donne la mesure à toutes les autres chaînes !

C’est donc l’argent qui fait la loi à TF1 et TF1 qui fait la loi dans le service public. Par conséquent, l’argent fait désormais la loi à peu près partout comme sur LCI le pire de TF1 avec BFM-Macron où l’on invite les bons clients incapables de débattre, mais ceux qui ont de la repartie, qui font le spectacle, au détriment de ceux qui, non bateleurs, mais plus et mieux informés, ne sont pas invités à faire le spectacle de la médiocrité.

Après la télévision, la presse écrite n’est pas en reste. La presse collabo fait la plupart du temps la loi avec Libération, Le Figaro, Le Monde, Le Point, L’Express, L’Obs, qui vendent tous le même produit !

On fait semblant d’être opposés, mais le propos reste le même : l’argent fait la loi là-aussi. La presse collabo fait l’éloge de ce qui la rend possible : le monde libéral de Macron dans lequel le marché fait la loi et rien d’autre. Toute cette presse va dans le même sens : éloge de Macron, de l’euro, de l’Europe libérale, des marchés libres et de la dérégulation, de la révision du droit du travail comme horizon de la politique, du monde libéral et de l’entreprise, stigmatisation des fonctionnaires et aujourd’hui intensification des sanctions contre ceux qui ne portent pas de masque mais pas dans le Califat du 93, et instauration de l’état d’urgence sanitaire pour tous, sauf pour les assistés Une chance pour la France et les profiteurs dans le Califat du 93 !

Philippe Arnon, Riposte laïque : « La naïveté de Michel Onfray et la Boétie. La Boétie est un Français qui  a écrit un livre  extraordinaire intitulé Discours de la servitude volontaire qui démontre, en termes simples, que « si nous sommes asservis par des tyrans (Macron), c’est parce que nous avons consenti à le devenir« .

« Il y a d’abord la peur des faibles vis-à-vis des forts qui les dissuade de remettre en cause le pouvoir du tyran. Il y a aussi et surtout l’habitude qui se répète instinctivement dans l’histoire, bien sûr !

« Michel Onfray crée un faux espoir chez les Français, car ce n’est pas parce que demain les gens ne seront pas résolus à servir le tyran Macron qu’on aura enfin le paradis sur terre. Les Gilets jaunes en savent quelque chose ! Macron est toujours là et ils n’ont même pas réussi à obtenir le référendum d’initiative civique (RIC). Michel Onfray devrait lire un livre fondamental Psychologie des foules écrit en 1895 par Gustave Le Bon, bien avant les apocalypses des Guerres mondiales, quand les pacifistes du genre Jaurès s’adressaient à tous les peuples des belligérants, leur demandant d’être résolus à ne plus servir pour devenir libres !

« Il faut lire Gustave Le Bon pour saisir la naïveté de La Boétie et d’Onfray : « Ce n’est pas le besoin de la liberté, mais celui de la servitude qui domine l’âme des foules. Les foules ont une telle soif d’obéir qu’elles se soumettent d’instinct à qui se déclare leur maître« . La Boétie déplore « de voir des millions d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non pas qu’ils soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et comme ensorcelés par le nom d’un seul (comme Macron) qu’ils ne devraient pas écouter, puisqu’il est seul, ni chérir, puisqu’il est, envers eux, inhumain et cruel ».

TF1 avec les sous-fifres de LCI, c’est la machine à décerveler les abrutis, mais pas que !

Thibault Roques, Acrimed : « Patrick Le Lay, TF1 et la culture ». Comme chacun le sait, la disparition de Patrick Le Lay, emblématique PDG de TF1 pendant 20 ans, n’a pas suscité le bilan qu’il méritait.

Rapidement propulsé à la tête de la chaîne par Francis Bouygues, il fut en première ligne dès sa privatisation en 1987. On a trop vite oublié combien il avait promis en matière de culture. Et surtout, combien il a déçu. Retour sur un mirage et une méprise. Lors de l’audition devant le CNCL qui décida qui présiderait aux destinées de TF1, Bouygues déclara bien imprudemment : « Il n’est pas vrai de dire qu’une télévision privée soit condamnée à être une télévision mercantile. Cette télévision-là, elle n’a pas d’avenir » avant de dérouler le programme : « informer, divertir, cultiver« . Tapie, appelé à la rescousse, affirma vouloir « relever la production française« , refusant « d’acheter les feuilletons à l’étranger » et de « gaver les enfants de séries débiles« .

Encore plus fort : « Tapie souhaitait que TF1 célèbre l’année Ravel ou l’anniversaire d’Olivier Messiaen dans le souci d’associer la noblesse du son et de l’image sur TF1 ». Ben voyons ! TAKAYCROIRE !

À l’époque, le ministre de la Culture François Léotard attend de la privatisation de TF1 qu’elle incarne le mieux-disant culturel. Il n’en sera évidemment rien et les promesses passeront vite par pertes et profits !

« J’ai un peu honte » avouera François Léotard près de 20 ans après devant l’inanité des programmes culturels ou éducatifs proposés. Car le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola à vendre son produit !

Le mieux-disant culturel céda rapidement la place au plus offrant économique(ment). La promotion en trompe-l’œil de la culture sur TF1 s’apparenta à une immense tromperie sur la marchandise. Dans la course à l’audimat, pas deplace pour la quête de sens pour un public à qui l’on a promis monts et merveilles culturels, à un téléspectateur assailli et abruti de publicités entrelardées de programmes sans ambition culturelle…

Marie Bénilde, Acrimed : « Publicité, l’industrie du boniment ! » Dans On achète bien les cerveaux, Marie Bénilde expliquait comment la publicité entretient une culture de l’avidité qui perpétue l’ordre marchand.

Pour Marie Bénilde : « La pub, c’est d’abord un marché de 66 000 annonceurs qui a représenté 15 milliards d’euros en France en 2019, en hausse de 2,6 % par rapport à 2018. Les annonceurs rémunèrent les médias comme supports publicitaires, les médias traditionnels (télévision, etc.) mais surtout les géants de l’Internet, Google, Facebook, et Amazon. Et la publicité ne se déploie pas seulement dans les médias…

« Au-delà des médias, le marché de la communication en général est évalué à 33 milliards d’euros en France avec les promotions, les foires commerciales, les relations publiques, les courriers publicitaires, le mécénat. Et les sites et les comptes des réseaux sociaux des marques qui ciblent de plus en plus directement « le consommateur« . Dans tous les cas, une marque recourt à une agence de relations publiques qui conseille ses clients dans leur stratégie, conçoit les campagnes ou achète des espaces. Elle joue les intermédiaires entre les annonceurs et les supports (presse, radio, télévision, affichage, Internet…). Six multinationales de la publicité et leurs filiales se partagent l’essentiel des profits de cette activité : deux américaines, Omnicom et Interpublic, une japonaise (Dentsu) une britannique (WPP) ainsi que les françaises Publicis et Havas. »

 Et comme toujours en France, Publicis et Havas se mêlent de politique ! Une agence de relations publiques achète et vend des sondages politiquement améliorés pour conforter l’image de ses clients.

Le Monde avec AFP : Philippe de Villiers dénonce le « système de corruption » des sondages ! « Avec leur argent, les candidats à l’élection présidentielle ont acheté des sondages avec toujours des redressements favorables, j’allais dire avec des blanchiments favorables« . Philippe de Villiers a dénoncé « le système pourri, le système de corruption » des sondages, comparable à de « la fraude électorale« . Il a accusé les partis de payer pour obtenir des résultats favorables. « Les médias croient payer les sondages » qu’ils publient, mais « en réalité ils n’en payent qu’une toute petite partie : la plus grande partie est payée par les partis directement ou via des intermédiaires« . « On reprochait aux communistes de bourrer les urnes, je reproche aujourd’hui aux sondeurs et à leurs acolytes des partis politiques de bourrer les crânes avec de fausses informations« .

Marie Bénilde, Acrimed : « Publicis a joué un rôle significatif dans l’ascension de Sarkozy, via sa branche conseil et l’influence de son ancien patron Maurice Lévy sur tous les médias. Publicis est toujours présent dans le monde politique, comme on a pu le voir lors de la désastreuse affaire Griveaux, dans laquelle l’agence a tenté de jouer les pompiers. Les publicités à la télévision vendent un univers ouaté, amorti, où l’on rebondit. Vous pouvez avoir les pires problèmes, la publicité vous offre la vision d’un monde rassurant, où tout est à sa place, depuis toujours (et pour toujours et surtout pour croire que rien ne change ni ne changera !).

« C’est cela l’idéologie publicitaire : faire croire que notre univers social n’est pas régi par des intérêts et des luttes, ou par la violence, pousser le consommateur à se sentir déterminé moins par l’appartenance à son groupe social que par les aspirations collectives véhiculées par les médias. Cette idéologie est coupable quand elle pousse à consommer des objets non essentiels. On a cherché depuis quarante ans à créer une économie sans usines où l’on ne fabrique plus que du désir d’acquérir des biens matériels. Cela favorise surtout la consommation de biens importés, donc des dépenses superflues de transport, d’énergie, etc.

« La publicité entretient la mondialisation des échanges par un déferlement publicitaire. Pourtant, si les techniques de captation de l’attention se diversifient, c’est en grande partie, en raison d’un rejet grandissant…

« Et les études d’opinion montrent qu’une grosse part des Français ne porte pas plus dans son cœur la publicité qu’elle n’apprécie les médias dominants dans leur ensemble ». (Marie Bénilde, Acrimed)

C’est dire si tout cela est fait par TF1 et Macron-le-petit, avec le plus grand sérieux !

Que peut-on attendre de ces gens-là, ces publicitaires nantis et ces repus bien souvent de la gauche caviar et Macron gay-friendly incompétent, mystificateur, lâche et manipulateur ?

La France soumises aux publicitaires et à TF1 brûle, et pas seulement avec ses églises.

Comme le dit si bien h16 : Ce pays est foutu !

Assurément, tout ça va mal finir !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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